A Jmaijmé au Liban-Sud, dans le caza de Bint Jbeil, un immeuble de trois étages a été réduit en cendres par un raid de l'aviation israélienne, le 18 juillet 2024. Photo d'illustration Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Alors que l'aviation israélienne bombardait la banlieue-sud de Beyrouth, des avions de chasse ont mené deux salves de frappes dans la nuit de jeudi à vendredi sur Aïn Cana, dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud, où un appel à évacuer les lieux avait été lancé par l’État hébreu.
Selon les informations de notre correspondant dans le Sud Mountasser Abdallah, deux frappes de drone « d'avertissement » ont d'abord touché le village, avant que l'aviation ne le bombarde vers minuit, faisant un blessé. Une heure plus tard, trois nouveaux raids ont atteint la localité. Des ambulances ont transporté trois blessés. Le ministère de la Santé a fait état de trois blessés à Aïn Cana.
Par ailleurs, vers 3h à l'aube, des drones israéliens ont survolé la région de Zahrani.
Les frappes israéliennes se poursuivent quotidiennement depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 27 novembre 2024. Elles ont fait plus de 170 morts selon notre décompte. Elles sont en outre rarement précédées d'un avertissement, une seule d'entre elle, sur Toul dans le caza de Nabatiyé ayant fait l'objet d'un avis d'évacuation. De tels avis ont été lancés par contre à trois reprises depuis le début de la trêve concernant la banlieue-sud de Beyrouth, dont hier. Après ces avis, visant plusieurs bâtiments de trois quartiers, au moins huit frappes différentes, certaines avec plusieurs missiles, avaient touché ce qu'Israël avait qualifié « d'infrastructures souterraines utilisées pour fabriquer des drones ». L'armée israélienne avait diffusé un ordre d'évacuation des lieux près d'une heure auparavant, semant la panique dans les rues des quartiers de Bourj el-Brajné, Haret Hreik et Hadath, en pleine soirée du début de la fête de l'Adha. Les bombardements ont fait un nombre indéterminé de blessés, plusieurs hôpitaux de la zone ayant affirmé à L'Orient-Le Jour avoir reçu des victimes.


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