Le mufti jaafarite libanais, cheikh Ahmad Kabalan. Photo ANI
Le mufti jaafarite libanais, cheikh Ahmad Kabalan, proche du tandem chiite (Amal-Hezbollah), a appelé dimanche les autorités libanaises à « surveiller de près le séisme géopolitique qui frappe la région », notamment les affrontements communautaires en Syrie de la fin de la semaine dernière, qui ont fait plus de 100 morts selon une ONG, afin d'éviter toute répercussion au Liban.
Dans un communiqué, le dignitaire religieux à estimé que « la région entière est secouée par un tremblement de terre qui n’épargnera personne » et des « menaces régionales existentielles », ajoutant que le gouvernement doit prendre ses responsabilités face à cette situation parce qu' « on ne peut improviser au bord du gouffre ». Surveiller le « séisme géopolitique » au Proche-Orient est crucial, selon lui, pour « éviter de nouvelles catastrophes structurelles touchant le Liban », qui est « composé de communautés vivant en coexistence » et doit être protégé de toute tension sur base confessionnelle. La solution à ces menaces se trouve, a-t-il dit, dans « la consolidation d’un discours national rassurant pour toutes les composantes, prenant en compte les inquiétudes et les sensibilités » de chacun.
Les « projets de chaos » d'Israël en Syrie et au Liban
Pour le cheikh Kabalan, le Liban est à risque parce qu'il se trouve « au cœur d'un projet des États-Unis et d'Israël qui veut exploiter les sensibilités confessionnelles ». « La sécurité nationale passe par la protection des communautés, leur coexistence, la garantie de leur sécurité sociale, le renforcement de la citoyenneté, l’ancrage du dialogue, la sauvegarde du pluralisme et de la diversité », a-t-il écrit. Il a fait aussi valoir que la Syrie est « un point d’équilibre régional crucial », qu'il faut protéger contre les « projets de chaos » d'Israël.
L'armée israélienne a annoncé samedi s'être « déployée » dans le sud de la Syrie afin, selon elle, de « protéger des villages druzes », après des heurts meurtriers dans le courant de la semaine entre des combattants liés au nouveau pouvoir et des membres de cette minorité religieuse. La gravité de la situation a suscité de nombreuses réactions de la part de leaders druzes et chrétiens au Liban, alors que Beyrouth veut éviter des répercussions des tensions en Syrie.



N’est ce pas ce même dignitaire qui, il n’y a pas longtemps faisait des discours, menaçant le peuple libanais de la pire guerre civile si la volonté de ses alliés de détruire notre pays n’est entendue et respectée? N’est ce pas ce parti vendu qui a divisé le pays parce que armé par un pays etranger pour nous détruire. Ilvient de se rappeler au bon souvenir de l’état qu’ils ont anéanti et de l’unité du peuple qu’ils ont massacré à coup de discours haineux et de sectarisme? Le Liban n’est pas responsable du sort des autres pays, il est enfin conscient que le Liban passe avant toute autre cause.
11 h 14, le 05 mai 2025