Panneau indiquant l'entrée du Conseil suprême islamique chiite à Beyrouth. Photo ANI
Le Conseil supérieur chiite (CSC) a dénoncé, samedi, le « silence national » face aux « mensonges et aux calomnies » dont il fait l'objet, après qu'une importante somme d'argent liquide de 2,5 millions de dollars, présumément destinée au Hezbollah, a été confisquée le 28 février par les douanes libanaises à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB).
Plusieurs accusations ont alors été lancées à l'encontre de l'institution religieuse, connue pour sa proximité avec le parti chiite, après que celle-ci a revendiqué être le destinataire de ce transfert d'argent, introduit au Liban par un homme en provenance de Turquie. « Le Conseil supérieur chiite déplore le silence national et juridique face à ces calomnies. Un silence qui donne à l’opinion publique l’impression que le Conseil est devenu une cible facile, que l’on peut impunément attaquer et salir », a déclaré la plus haute instance religieuse de la communauté chiite au Liban dans un communiqué publié par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Cette communication de l'institution religieuse, restée silencieuse sur l'affaire jusqu'à présent, survient alors qu'une conférence de presse serait prévue lundi prochain pour « lancer des poursuites » à son encontre. « Certaines organisations suspectes ont réclamé des poursuites contre le CSC pour des violations liées à l'abandon de ses fonctions de contrôle et financières, et à la participation au crime de blanchiment d'argent », indique le texte.
« La coupe est pleine »
Le CSC avait demandé fin février à la justice libanaise de récupérer cette somme qui lui serait destinée, indiquant qu'il s'agit de donations reçues d’organisations à l’étranger. « Le Conseil islamique chiite supérieur, qui a longtemps évité de réagir à ces calomnies, affirme qu’il est plus pur, plus intègre et plus honorable que ces individus déchus qui le prennent pour cible avec leurs mensonges », poursuit-il.
Le texte précise aussi que le CSC entend désormais saisir justice pour « poursuivre ces personnes qui insultent une communauté ayant offert au Liban ses meilleurs fils et payé un lourd tribut pour la patrie », en référence aux nombreux Libanais chiites tués lors de la récente guerre entre Israël et le Hezbollah, ayant fait plus de 4 000 morts au Liban. « Tous les moyens disponibles seront utilisés pour répondre à cette campagne empoisonnée, car la coupe est pleine », prévient-il.
« Drogues, blanchiment d'argent... »
Des attaques virulentes ont été lancées à l'encontre du CSC depuis cette saisie à l'AIB fin février. Trois sources concordantes avaient confirmé à l’agence Reuters que la somme saisie à l’AIB de 2,5 millions de dollars en liquide était bel et bien destinée au Hezbollah, ce que le voyageur interpelé a nié.
Certains se sont interrogés sur la provenance d'une telle somme, dont le député issu de la contestation Waddah Sadek sur le plateau de Voice of Lebanon : « Si cet argent est à eux (au CSC), il doit rentrer au Liban de façon légale, pas en liquide. Quelle est sa source ? Qui dit que cette somme ne provient pas du blanchiment d'argent, des drogues, du viol, de la vente d'enfants, de la vente d'organes humains ? », a-t-il lancé, provoquant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
La situation financière du Hezbollah s’est fortement détériorée après 13 mois de guerre contre Israël et la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie, coupant ainsi la ligne d’approvisionnement directe entre Téhéran et la banlieue sud de Beyrouth.
Israël avait, à plusieurs reprises, accusé le parti chiite d’utiliser le seul aéroport du Liban pour recevoir des armes et de l’argent en provenance d’Iran. Le 17 février, des avions de ligne en provenance de Téhéran avaient été interdits d'atterrir à Beyrouth, avant qu'une suspension des vols entre les deux pays soit prononcée pendant plusieurs jours. Ces interdictions avaient provoqué des manifestations de partisans du Hezbollah, qui ont bloqué la route menant à l’AIB, près de la banlieue sud de la capitale.




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08 h 21, le 13 avril 2025