Rechercher
Rechercher

Culture - Concert

Andrea, Massimo et Franck, un trio qui coula de source

Sous l’égide de l’ambassade d’Italie et de l’Institut culturel italien, le duo violon-piano Andrea Cicalese et Massimo Spada était un moment de grâce dans le cadre du Festival al-Bustan.


Andrea, Massimo et Franck, un trio qui coula de source

Le duo violon-piano Andrea Cicalese et Massimo Spada, Avec l'aimable autorisation du Festival al-Bustan

Quelle gentille et adorable Sonatine pour violon et piano n° 1 de Schubert, à peine âgé de 20 ans. La douceur, la délicatesse, la grâce et la tendresse du jeu des deux interprètes –- Andrea Cicalese au violon et Massimo Spada au piano – ont créé une atmosphère intime et veloutée tout à fait adéquate à cette sonatine dont l’Andante nous a émus. L’unité des deux solistes vient de la qualité musicale et de leur homogénéité. Cicalese sait donner ce qu’il faut de sentimentalité en évitant la guimauve, ce qui est un tour de force dans cette 3e sonate de Grieg dont la facture est un mélange de romantisme et de folklorisme.

Interprétation véhémente, violente, puisqu’un sentiment tragique la domine et parfois une extrême mélancolie. Nos deux musiciens ont su mettre l’accent sur ce côté tourmenté et sombre avec un violon sauvage et féroce, accompagnés admirablement par Massimo Spada au piano et quelle énergie dans l’Allegro animato, dernier mouvement de cette admirable sonate et qui ont parfaitement saisi le sens rythmique intense et surtout l’éclat de sa conclusion. Deux musiciens très tempéramentaux. Est-ce que la sonate de César Franck serait la sonate fictive de Vinteuil, dont parle Proust dans À la recherche du temps perdu ? Le mystère demeure.

Lire aussi

Immense Abdel-Rahman el-Bacha

Toute de grâce et de nuance, cette interprétation très moderne de la sonate raffinée de César Franck. Intelligence musicale, moyens phénoménaux, sensibilité à fleur de peau, on est surpris à chaque mouvement de cette œuvre que nos deux interprètes ont enchaîné sans interruption. Le public ne comprend pas qu’il ne faut pas applaudir entre les mouvements. Cela déconcentre les interprètes. Eux ont compris qu’il fallait que la sonate soit jouée entièrement, sans pause. Cicalese montre une exquise musicalité dans le phrasé et dans l’éventail des nuances soutenues par l’accompagnement ample et charnu de son pianiste.

Dès les premières mesures si imposantes, le pianiste se montre inquiet, il ne trouve le rythme de son débit que lorsque Cicalese impose le sien.

Passion, fougue, rêverie et le finale est d’une très belle envolée. En bis, une transcription du mouvement lent, l’Adagio du Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre de Joaquin Rodrigo.

Une question nous taraude cependant : pourquoi nous avoir imposé pour la deuxième année consécutive la Sonate de Franck et la 3e de Grieg ?


Quelle gentille et adorable Sonatine pour violon et piano n° 1 de Schubert, à peine âgé de 20 ans. La douceur, la délicatesse, la grâce et la tendresse du jeu des deux interprètes –- Andrea Cicalese au violon et Massimo Spada au piano – ont créé une atmosphère intime et veloutée tout à fait adéquate à cette sonatine dont l’Andante nous a émus. L’unité des deux solistes vient de la qualité musicale et de leur homogénéité. Cicalese sait donner ce qu’il faut de sentimentalité en évitant la guimauve, ce qui est un tour de force dans cette 3e sonate de Grieg dont la facture est un mélange de romantisme et de folklorisme.Interprétation véhémente, violente, puisqu’un sentiment tragique la domine et parfois une extrême mélancolie. Nos deux musiciens ont su mettre l’accent sur ce côté tourmenté et...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut