Des chasseurs présumés arrêtés par les FSI, ainsi que les armes saisies en leur possession. Montage provenant du site des FSI
Deux braconniers présumés ayant chassé des oiseaux migrateurs ont été arrêtés, jeudi, par la gendarmerie du Liban-Nord, a annoncé samedi sur X un communiqué des Forces de sécurité intérieure (FSI). Les deux individus, de nationalité libanaise, M.S. né en 1986, et W.B. né en 1987, ont été pris en flagrant délit, alors qu’ils chassaient illégalement des espèces protégées, selon la police.
« Les deux hommes ont été arrêtés pendant qu’ils chassaient des oiseaux rares. Les FSI ont saisi leurs fusils de chasse, deux carquois, 754 cartouches, ainsi que deux cigognes qu’ils avaient abattues, dont l’une était toujours en vie. Le véhicule de type Raid qu’ils utilisaient a également été saisi », souligne le communiqué, précisant que les affaires saisies ont été remises au commissariat de la localité de Arida. Des poursuites devraient être engagées à l’encontre des deux malfaiteurs, et les oiseaux ont été remis à une association de protection des animaux, sur indication de la justice, note le texte.
Chasse doublement illégale
Cette chasse est doublement illégale, d'une part parce que les oiseaux migrateurs ne font pas partie des listes de proies autorisées et qu’ils sont protégés par des conventions internationales, et d’autre part parce que chasser en cette saison est criminel, car c’est la période de nidification de ces volatiles.
L'opération policière se situe dans le cadre de l’engagement des FSI dans la lutte « contre la chasse sauvage, en particulier des oiseaux migrateurs, dans l’optique de protéger la nature et de préserver l’environnement », ajoute le communiqué des forces de l’ordre.
Une chasse illégale massive avait été constatée il y a quelques jours dans la région du Akkar (à l’extrême nord du Liban) par des activistes qui l'ont dénoncée sur les réseaux sociaux, photos et vidéos à l’appui. L’activiste pour la protection des animaux, Ghina Nahfawi Baltagi, avait posté mercredi une vidéo montrant des dizaines de chasseurs abattant des oiseaux migrateurs à Arida. Elle avait tagué les ministères concernés. Selon notre correspondant, Michel Hallak, cette activité s’est répandue dans plusieurs zones du gouvernorat du Liban-Nord. L’appel des activistes semble avoir été entendu par les ministres de l’Environnement et de l’Agriculture puisque le sujet de « la nécessité de protéger les oiseaux migrateurs » a été soulevé en Conseil des ministres et mentionné par le ministre de l’Information Paul Morcos. L’opération des FSI a suivi.
Le Liban est un des principaux couloirs de passage des oiseaux migrateurs entre l’Afrique et l’Europe, car il compte de nombreux points d’eau. Cependant, une loi réglementant la chasse n’a jamais été pleinement appliquée, et l’ancien ministre de l’Environnement Nasser Yassine, de facto président du Haut conseil de la chasse, avait préféré interdire la chasse, sans parvenir à interrompre le braconnage.


Vous faites confusion, au LIBAN, BRACONNIER = chasseur LIBANAIS (TOUS des « poseurs et prétentieux » : portant des fusils LÉGAUX ou ILLÉGAUX, avec ou sans PERMIS DE CHASSE) ILS abattent : moineaux, hirondelles, hiboux, aigles, merles, cigognes, chauves-souris, pélicans, cormorans, mouettes, martins-pêcheurs, etc. etc. TOUT CE QUI VOLE ; sans oublier les tortues de terre de mer et dauphins s’ILS peuvent.
14 h 00, le 09 mars 2025