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Société - Chute Du Régime Assad

Affrontements sur le littoral syrien : des dizaines de familles réfugiées au Liban-Nord

Des hébergements temporaires sont trouvés pour les familles réfugiées, dans la plaine du Akkar et à Jabal Mohsen, quartier alaouite de Tripoli.

Affrontements sur le littoral syrien : des dizaines de familles réfugiées au Liban-Nord

Des réfugiés syriens au Liban-Nord, le 8 mars 2025. Photo obtenue par Michel Hallak

Des dizaines de familles syriennes, principalement de la communauté alaouite, se sont réfugiées au Liban dans la nuit de vendredi à samedi, alors que des affrontements sanglants opposent les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés, à des fidèles de l'ex-président Bachar el-Assad dans les zones du littoral syrien, dans l'ouest du pays. 

Selon notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak, les villages libanais frontaliers de la plaine du Akkar, le long de la frontière avec la Syrie, ont vu affluer dans la nuit des dizaines de familles, qui fuyaient les violences sur la côte syrienne. Chargées de quelques affaires de première nécessité, elles ont traversé à pied le fleuve Nahr el-Kabir, qui sépare les deux pays dans certaines zones. 

Dansun décompte fourni dimanche, notre correspodnant a indiqué que 4 330 personnes issues de 1 146 familles différentes ont quitté la Syrie pour le Akkar de jeudi à samedi, en citant des maires, des mokhtars et des activistes de la région.

Parmi ces 1 146 familles, 1 106 sont syriennes et les autres sont libanaises. Ces chiffres restent sujets à révision, en fonction de l'évolution de la situation sécuritaire et du flux de déplacés, précise notre correspondant. 

Ces familles ont été temporairement hébergées dans des locaux de la communauté alaouite dans la plaine du Akkar, tandis que d'autres ont trouvé refuge chez des proches à Jabal Mohsen, quartier alaouite de Tripoli, la grande ville du Nord. 

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Hébergements temporaires

Samedi, le président de la municipalité de Tal Biré, Abdel Hamid Saqr, avait indiqué à notre correspondant que plus de 150 familles avaient déjà été accueillies dans sa seule localité et qu'elles subsistent pour le moment dans des conditions « extrêmement difficiles ». Elles sont hébergées dans la salle communale, la salle jouxtant la mosquée, ainsi que certaines habitations. M. Saqr a tenu le mohafez (gouverneur) du Akkar, Imad Labaki, au courant de la situation et un recensement est en cours pour identifier toutes les familles qui sont arrivées dans la nuit et leur trouver des hébergements temporaires dans le village et ceux des alentours. 

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L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état dimanche en fin de soirée de près de 1000 civils alaouites tués depuis jeudi par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés, dans les régions de la côte syrienne et des montagnes de Lattaquié.

Cela porte le bilan des violences à plus de 1450 morts, dont 481 membres des forces de sécurité et de combattants fidèles au clan Assad, selon l’ONG. 228 civils et 208 combattants ont donc été tués ce dimanche.

Aides de la communauté internationale

Les habitants du Akkar craignent, selon les informations de notre correspondant, une recrudescence d'un afflux de réfugiés syriens, dans une région qui a accueilli des milliers d'entre eux, souvent dans des campements de fortune, depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011. Les autorités locales ont appelé le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et les organisations internationales à fournir des aides aux nouveaux réfugiés, afin qu'ils prennent en compte ces nouveaux développements et leur apportent de l'aide. Les autorités libanaises ont également été exhortées à prendre les mesures appropriées. 

La guerre civile en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations anti-Assad, avait provoqué des vagues de tensions à Tripoli, entre les quartiers de Jabal Mohsen, fidèle au président déchu, et Bab el-Tebbané, habité majoritairement par des sunnites. 

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D'autres régions du Liban sont affectées par les tensions en Syrie, notamment le Hermel, dans le nord de la Békaa, proche de Homs, où des tensions dans la nuit de jeudi à vendredi avaient fait craindre le pire aux habitants. « La situation est mauvaise. On ne sait pas du tout ce qui nous attend », confiait vendredi à L’Orient-Le Jour Mohammad Zeaïter, président de la municipalité de Qasr. Des sources locales contactées par notre correspondante dans cette région, Sarah Abdallah, avaient affirmé, dans ce contexte, que ni le Hezbollah ni les clans de la région n’avaient l’intention de mener des représailles après des tirs, alors même que des affrontements avaient éclaté en février entre membres de ces « clans », principalement chiites et présumés proches du Hezbollah, et les forces de sécurité syriennes.

Des dizaines de familles syriennes, principalement de la communauté alaouite, se sont réfugiées au Liban dans la nuit de vendredi à samedi, alors que des affrontements sanglants opposent les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés, à des fidèles de l'ex-président Bachar el-Assad dans les zones du littoral syrien, dans l'ouest du pays. Selon notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak, les villages libanais frontaliers de la plaine du Akkar, le long de la frontière avec la Syrie, ont vu affluer dans la nuit des dizaines de familles, qui fuyaient les violences sur la côte syrienne. Chargées de quelques affaires de première nécessité, elles ont traversé à pied le fleuve Nahr el-Kabir, qui sépare les deux pays dans certaines zones. Dansun décompte fourni dimanche, notre correspodnant a indiqué...
commentaires (2)

Espérons que ces déplacés vers le nord de notre pays ne viendront pas faire la guerre de libération depuis notre territoire comme les palestiniens avant eux. Nous avons eu un mal fou à nous débarrasser du front du sud usurpé par le HB pour mener ses guerres pour les autres depuis notre sol, ça n’est pas pour en avoir un dans le nord. Avis à tous ceux qui veulent pacifier le Liban. Il faut arrêter la naïveté et refuser tous les réfugiés puisque le Liban a déjà eu sa part du lion de laquelle il peine à se dépêtrer.

Sissi zayyat

15 h 30, le 11 mars 2025

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Commentaires (2)

  • Espérons que ces déplacés vers le nord de notre pays ne viendront pas faire la guerre de libération depuis notre territoire comme les palestiniens avant eux. Nous avons eu un mal fou à nous débarrasser du front du sud usurpé par le HB pour mener ses guerres pour les autres depuis notre sol, ça n’est pas pour en avoir un dans le nord. Avis à tous ceux qui veulent pacifier le Liban. Il faut arrêter la naïveté et refuser tous les réfugiés puisque le Liban a déjà eu sa part du lion de laquelle il peine à se dépêtrer.

    Sissi zayyat

    15 h 30, le 11 mars 2025

  • Encore un coup des Mollahs qui n'acceptent pas leur defaite. Les Aaouites sont fou de les suivre alors que le nouveau pouvoir ne les a pas trop embete a part la racaille Assadienne bien sur.

    Liban Libre

    14 h 10, le 08 mars 2025

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