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Économie - Agriculture

Sécheresse et basses températures au Liban : les prix des légumes et des céréales en hausse

Alors que la demande sur le marché s’est accrue en raison du ramadan qui débute ce week-end, l’offre des produits agricoles risque d'être réduite. 

Sécheresse et basses températures au Liban : les prix des légumes et des céréales en hausse

Un agriculteur de la Békaa emballe des pommes de terre. João Sousa / « L'Orient Today »

« Les conditions météorologiques actuelles ont entraîné une baisse de la production, donc une réduction de l’offre sur le marché et une hausse des prix. » C’est ainsi qu’Ibrahim Tarchichi, président de la Fédération des syndicats d’agriculteurs de la Békaa, explique l’impact de la rareté des précipitations et de la dernière tempête de neige sur les prix des légumes et des céréales au Liban.

Seulement 25 à 30 % des précipitations annuelles ont été enregistrées jusqu’à présent cet hiver, selon Hassane Makhlouf, professeur à l’Université libanaise. Dans la Békaa, les précipitations n’ont atteint que 190 mm, alors que la moyenne annuelle s’élève à 470 mm, selon Ibrahim Tarchichi. À la même période en 2024, la Békaa avait déjà reçu 600 mm de pluie. Si des températures extrêmement basses ont été enregistrées lors de la récente tempête « Adam », atteignant même 6 degrés à Beyrouth, elle n’a apporté qu’une quantité très limitée de précipitations.

« Adam » entraîne une hausse des prix à court terme

« De nombreuses serres dans la Békaa et même le long de la côte ont été affectées par le gel (durant la tempête Adam) », souligne Ibrahim Tarchichi à L’Orient Today.

Pour rappel

Avec la tempête Adam, de la neige jusqu’à 300 mètres d’altitude

Selon lui, les pommes de terre ont particulièrement souffert car certaines n’en étaient encore qu’au stade de 30 à 40 jours de croissance lorsque la tempête a frappé le Liban, tandis que les basses températures ont également ralenti la croissance des plantes. « Par exemple, ce que vous récolteriez normalement aujourd’hui prendra dix jours de plus à mûrir par temps froid et le rendement sera bien inférieur à celui obtenu dans des conditions normales », a-t-il expliqué. Selon Hassane Makhlouf, la tempête a surtout impacté les cultures d’hiver qui ne peuvent pas résister aux températures froides, dont la laitue, les pommes de terre, les tomates sous serre, les concombres, etc.

Pour Antoine Hoyek, président de l’Association des agriculteurs, « l’arrivée du ramadan entraîne une demande accrue et une offre réduite, ce qui peut poser un problème pour les consommateurs ». Le mois de jeûne musulman débute ce samedi pour les sunnites et dimanche pour les chiites. « Je crains qu’au début du ramadan les gens ne se plaignent du manque de marchandises et de la forte demande. Malheureusement, ils ne pourront pas toujours trouver ce qu’ils veulent. Je présente par avance mes excuses à tous les consommateurs, car les circonstances exceptionnelles, la météo, les basses températures et l’augmentation de la demande due au jeûne contribuent toutes à cette situation », prévient Ibrahim Tarchichi.

Selon Hassane Makhlouf, l’achat de produits importés légalement durant le ramadan pourrait être une solution pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre d’acheter des produits locaux si les prix continuent d’augmenter. Ibrahim Tarchichi prévoit, lui, que les prix se stabiliseront quelque peu après la première semaine du ramadan, car les températures sont en hausse depuis la fin de la tempête, ce qui permet une récolte plus large et donc une meilleure réponse à la demande du marché. De plus, selon lui, la demande est beaucoup plus forte lors des premiers jours du ramadan que dans les semaines suivantes. Antoine Hoyek estime également que les prix devraient se stabiliser autour du 10 mars, bien qu’il estime qu’ils resteront supérieurs à la moyenne annuelle, même après cette phase. 

La sécheresse pourrait entraîner une hausse des prix à long terme

Cela étant, Ibrahim Tarchichi explique qu’en raison de la sécheresse, les agriculteurs ne sont pas en mesure de cultiver une grande partie des terres, ce qui entraîne une réduction de la production. « À long terme, dans deux, trois ou quatre mois, les prix seront sûrement plus élevés que sur la même période l’an dernier », explique-t-il. « La sécheresse est un problème très sérieux pour les réserves stratégiques », affirme Hassane Makhlouf. « Le manque de précipitations peut impacter la production car il affecte la quantité d’eau disponible pour l’irrigation. » Il précise également que le blé et l’orge sont dans une situation très difficile, ajoutant que la production de blé pourrait diminuer de plus de 50 %.

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De plus, Antoine Hoyek indique que, faute de pluie, les agriculteurs ont dû arroser leur blé dans la Békaa en plein hiver. Antoine Hoyek et Ibrahim Tarchichi espèrent tous deux des précipitations supplémentaires afin d’éviter une crise de rareté. « La saison des pluies n’est pas encore terminée, peut-être qu’une tempête apportera de grandes quantités de pluie pour compenser. Il est encore trop tôt pour conclure qu’il y aura un problème de rareté », déclare le premier. « Nous gardons espoir pour les prochains jours, nous avons encore jusqu’au 22 mars environ. Peut-être que la pluie viendra et changera la situation », conclut le second.

« Les conditions météorologiques actuelles ont entraîné une baisse de la production, donc une réduction de l’offre sur le marché et une hausse des prix. » C’est ainsi qu’Ibrahim Tarchichi, président de la Fédération des syndicats d’agriculteurs de la Békaa, explique l’impact de la rareté des précipitations et de la dernière tempête de neige sur les prix des légumes et des céréales au Liban.Seulement 25 à 30 % des précipitations annuelles ont été enregistrées jusqu’à présent cet hiver, selon Hassane Makhlouf, professeur à l’Université libanaise. Dans la Békaa, les précipitations n’ont atteint que 190 mm, alors que la moyenne annuelle s’élève à 470 mm, selon Ibrahim Tarchichi. À la même période en 2024, la Békaa avait déjà reçu 600 mm de pluie. Si des températures extrêmement...
commentaires (1)

comme cette coincidence est notable : secheresse etc.... MAIS SURTOUT DEUX GRANDES FETES !

L’acidulé

10 h 03, le 03 mars 2025

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Commentaires (1)

  • comme cette coincidence est notable : secheresse etc.... MAIS SURTOUT DEUX GRANDES FETES !

    L’acidulé

    10 h 03, le 03 mars 2025

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