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Environnement - Environnement Au Liban

Produits dangereux à Tripoli et Zahrani : Yassine « prêt à donner les autorisations nécessaires » pour leur expédition

Une fois conditionnés, les matériaux devront être envoyés vers un laboratoire spécialisé en Europe pour leur traitement et élimination.

Produits dangereux à Tripoli et Zahrani : Yassine « prêt à donner les autorisations nécessaires » pour leur expédition

La centrale de Zahrani (Liban-Sud). Photo d’archives Mahmoud Zayyat/AFP

Le ministre sortant de l'Environnement, Nasser Yassine, a indiqué vendredi dans un communiqué que son ministère « suit sérieusement le dossier des produits chimiques dans les installations pétrolières de Tripoli et Zahrani qui ont commencé à être conditionnés en vue d'être expédiés » par la compagnie concernée.

« Le dossier n'est pas encore arrivé au ministère de l'Environnement », qui est « prêt à donner les autorisations nécessaires pour expédier ces produits de manière sûre, conformément à la Convention de Bâle », qui assure le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux, a ajouté le ministre. 

« Nous avons reçu uniquement une note du ministre de l'Intérieur sur les installations pétrolières de Zahrani », a réagi vendredi Nasser Yassine. « Le ministère de l'Environnement assure qu'il prendra toutes les mesures écologiques nécessaires dès qu'il aura reçu le dossier complet du ministère de l'Énergie et de l'Eau », a-t-il dit.

Dans un communiqué publié samedi dernier, le ministère de l'Énergie et de l'Eau avait répondu aux rumeurs concernant son « prétendu manque de réactivité » dans le transfert de produits chimiques stockés dans les installations pétrolières de Tripoli, assurant que les travaux ont déjà d'ores et déjà commencé.

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Après avoir achevé le conditionnement des produits chimiques à Zahrani, la société AGROMEC, qui a remporté l’appel d’offres public dans ce dossier, progresse actuellement dans les installations de Tripoli et se prépare à transporter les matériaux vers un laboratoire spécialisé en Europe pour leur traitement et élimination, conformément aux normes internationales et aux autorisations environnementales, avait assuré le ministère de l’Énergie.

« Accusations infondées »

Réagissant vraisemblablement à un reportage de la chaîne MTV datant du 24 janvier, qui le met en cause et tire la sonnette d’alarme sur le lien possible entre la hausse des cancers dans la région et le stockage de ces produits, le ministère avait balayé des « accusations infondées », assurant qu’il s’est engagé « depuis plus de deux ans dans le conditionnement et le transfert des produits chimiques présents dans des installations de Tripoli et de Zahrani ».

Un document de la Direction du pétrole du ministère de l'Énergie daté du 15 janvier 2024 indiquait la présence de matières telles que de l'hydroxyde de sodium ou encore du bifluorure d'ammonium, des substances corrosives et «hautement toxiques». En mars de la même année, une centaine de manifestants répondant à l’appel de l’Union des municipalités d’al-Fayha et d’autres syndicats du Liban-Nord s'étaient rassemblés devant les installations pétrolières au sud de la ville de Tripoli pour dénoncer la présence de ces produits dangereux.

La présence de ces produits est devenue plus sensible après l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth le 4 août 2020, causée par du nitrate d'ammonium mal stocké. Si le début de la guerre à Gaza, puis au Liban-Sud, en octobre 2023, a détourné l'attention de la question des matières dangereuses au Liban, de nouvelles controverses l'ont fait resurgir.

En juin 2024, l’État avait été interpellé en raison de la présence de substances dangereuses dans la centrale électrique de Zouk. Le Premier ministre sortant Nagib Mikati avait alors balayé les craintes en affirmant que les produits chimiques étaient « dans un état stable », « stockés de manière appropriée et inspectés régulièrement ». Les produits dans la centrale de Zouk « ne constituent pas une menace pour la sécurité et la santé publique des environs de l'usine, contrairement à ce qui a été diffusé dans les médias », avait-il alors affirmé.

Le ministre sortant de l'Environnement, Nasser Yassine, a indiqué vendredi dans un communiqué que son ministère « suit sérieusement le dossier des produits chimiques dans les installations pétrolières de Tripoli et Zahrani qui ont commencé à être conditionnés en vue d'être expédiés » par la compagnie concernée.« Le dossier n'est pas encore arrivé au ministère de l'Environnement », qui est « prêt à donner les autorisations nécessaires pour expédier ces produits de manière sûre, conformément à la Convention de Bâle », qui assure le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux, a ajouté le ministre. « Nous avons reçu uniquement une note du ministre de l'Intérieur sur les installations pétrolières de Zahrani », a réagi vendredi Nasser Yassine. « Le...
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