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Politique - Liban

Joumblatt appelle le Hezbollah à « abandonner l'action militaire » et à se limiter à la politique

« Les responsables politiques et militaires du Hezbollah doivent comprendre que le passé est révolu et qu’il est temps pour eux de s’orienter vers l’action politique en abandonnant leur action militaire », a affirmé l'ancien chef du PSP.

Le leader druze Walid Joumblatt à Paris. Photo d’archives AFP

Le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a estimé que les cadres politiques et militaires du Hezbollah devraient réaliser que « le passé est révolu » et engager le parti dans une dynamique strictement politique, en renonçant à l’option militaire.

Dans un entretien publié mercredi par le quotidien saoudien Okaz, M. Joumblatt a abordé plusieurs dossiers d’actualité, revenant sur les derniers développements dans la région, entre autres la guerre entre le Hezbollah et Israël et ses répercussions sur le Liban, mais aussi la chute du régime Assad, la réintégration du Liban dans le giron arabe, ainsi que, sur le plan intérieur, la formation du prochain gouvernement par Nawaf Salam.

« Ni accord-ni conflit »

« Les responsables politiques et militaires du Hezbollah doivent comprendre que le passé est révolu et qu’il est temps pour eux de s’orienter vers l’action politique en abandonnant leur action militaire », a ainsi affirmé l'ancien chef du PSP. Il est également revenu sur le discours d’investiture du président de la République, Joseph Aoun, élu avec 99 voix le 9 janvier dernier, estimant que ce texte devrait « servir de ligne directrice pour le Liban ».

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« Le pays ne peut pas s'engager dans une guerre ouverte contre Israël », mais il ne peut pas non plus « conclure un arrangement » avec le pays voisin, a affirmé le leader druze, jugeant qu’une position de « ni accord-ni conflit » garantirait une certaine stabilité au Liban.

Au sujet de la paralysie de la formation du gouvernement par le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, Walid Joumblatt a mis en garde contre « l’exploitation de la vacance gouvernementale par Israël pour poursuivre la destruction des villages du Liban-Sud (...) Tant que cette impasse perdure, le pays demeure piégé dans un cycle sans fin », a-t-il souligné, ajoutant que l'État hébreu « tire parti de chaque faille au Liban, notamment l’absence d’un gouvernement de plein exercice ».

En pleine crise politique autour de l'attribution du ministère des Finances au tandem chiite Hezbollah-Amal dans la future équipe ministérielle, M. Joumblatt a plaidé en faveur du principe de rotation des portefeuilles, afin que « les différents postes ne soient pas l’apanage d’une seule communauté ». Il a précisé qu' « aucun poste ministériel n’est attribué à une confession spécifique » dans l’accord de Taëf, « à moins qu’un arrangement informel n’ait été conclu en coulisses », tout en soulignant qu’il serait « erroné » d’affirmer que la Constitution consacre un tel privilège, dans une réponse aux propos du président du Parlement Nabih Berry qui a réaffirmé que le ministère des Finances est considéré comme un droit accordé à la communauté chiite depuis l’adoption de la Constitution issue de l’accord de Taëf (1989).

Le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a estimé que les cadres politiques et militaires du Hezbollah devraient réaliser que « le passé est révolu » et engager le parti dans une dynamique strictement politique, en renonçant à l’option militaire.Dans un entretien publié mercredi par le quotidien saoudien Okaz, M. Joumblatt a abordé plusieurs dossiers d’actualité, revenant sur les derniers développements dans la région, entre autres la guerre entre le Hezbollah et Israël et ses répercussions sur le Liban, mais aussi la chute du régime Assad, la réintégration du Liban dans le giron arabe, ainsi que, sur le plan intérieur, la formation du prochain gouvernement par Nawaf Salam.« Ni accord-ni conflit »« Les responsables politiques et militaires du Hezbollah doivent...
commentaires (3)

Durant des décennies le hezbollah avait le contrôle de toutes les voies d’accès au Liban: port, aéroport et routes terrestres. Il s’est ainsi constitué un arsenal imposant de missiles et autres jouets de mort. Mais le résultat est éclatant, il a été battu en quelques jours et même humilié. Que serait-ce maintenant alors que toutes ces voies d’accès ne sont plus entre ses mains criminelles. Il doit comprendre que c’est fini les armes, et que sans ses armes il ne peut plus jouer qu’un rôle politique ni plus ni moins. Mais il n’y a pas de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Goraieb Nada

06 h 44, le 30 janvier 2025

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Commentaires (3)

  • Durant des décennies le hezbollah avait le contrôle de toutes les voies d’accès au Liban: port, aéroport et routes terrestres. Il s’est ainsi constitué un arsenal imposant de missiles et autres jouets de mort. Mais le résultat est éclatant, il a été battu en quelques jours et même humilié. Que serait-ce maintenant alors que toutes ces voies d’accès ne sont plus entre ses mains criminelles. Il doit comprendre que c’est fini les armes, et que sans ses armes il ne peut plus jouer qu’un rôle politique ni plus ni moins. Mais il n’y a pas de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

    Goraieb Nada

    06 h 44, le 30 janvier 2025

  • Faut qu'ils l'écoutent. lui aussi "sahyouni"?? Les libanais leur demandent d'arrêter de jouer avec leur vie.Les armes et la guerre ne sont pas un joujou entre les mains de milices.Il y a des professionnels pour ceci. Professionnels reconnus,légaux et ACCEPTÉS par les libanais:ca s'appelle "les forces de l'ordre" "l'armée" "la police"..Et non à des enturbannés religieux dont la plupart sont iraniens qui vont diriger et décider de la vie des libanais de déclarer la guerre comme le lendemain du 07 Octobre sous pretexte de soutien à GAZA qui n'existe plus sur la carte.Idem pour nos villages LIB

    LE FRANCOPHONE

    14 h 08, le 29 janvier 2025

  • M. Jumblatt, il se trouve que ce parti ne reçoit d’ordre que de ceux les a asservis. Ils sont fiers de servir de vassaux à un pays qui veut détruire le nôtre en leur promettant le pouvoir et l’argent et tant qu’on les laisse faire. Une seule solution à ce cancer, l’amputation. On ne demande pas leur avis ni leur accord pour sauver notre pays, on impose nos conditions, et tant pis pour le coût que ça engendrait. Nous sommes déjà a l’agonie et peut que qu’une belle mort nous fera ressusciter

    Sissi zayyat

    14 h 03, le 29 janvier 2025

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