Rechercher
Rechercher

Politique - Analyse

Négociation ou confrontation : quelle stratégie à adopter face au tandem chiite ?

Jusqu'où est prêt à aller le Hezbollah pour empêcher l’accouchement d’une nouvelle ère dont il ne serait pas – au moins partiellement – le géniteur ?

Négociation ou confrontation : quelle stratégie à adopter face au tandem chiite ?

Le nouveau président Joseph Aoun (à gauche) avec le Premier ministre désigné Nawaf Salam au palais de Baabda, le 17 janvier 2025. Photo AFP

Pour qu’un nouveau monde apparaisse, faut-il faire nécessairement disparaître – et à tout prix – l’ordre ancien ? Voilà la question à laquelle sont confrontés tous les pouvoirs en place durant les périodes de grande transition, et le Liban actuel ne fait pas figure d’exception. Joseph Aoun et Nawaf Salam ont la délicate mission d’incarner ce qui a été présenté comme une « nouvelle ère ». Mais ils doivent le faire dans un contexte où le Parlement est encore le reflet des anciens rapports de force et où le Hezbollah demeure une milice armée avant d’être un parti politique. Partant de cette réalité, quelle stratégie adopter ? Celle de la négociation ou celle de la confrontation avec l’ancien monde ? Les deux ont leurs avantages et leurs limites. Et les deux sont basées sur des paris assez incertains qui dépassent, dans le contexte libanais,...
Pour qu’un nouveau monde apparaisse, faut-il faire nécessairement disparaître – et à tout prix – l’ordre ancien ? Voilà la question à laquelle sont confrontés tous les pouvoirs en place durant les périodes de grande transition, et le Liban actuel ne fait pas figure d’exception. Joseph Aoun et Nawaf Salam ont la délicate mission d’incarner ce qui a été présenté comme une « nouvelle ère ». Mais ils doivent le faire dans un contexte où le Parlement est encore le reflet des anciens rapports de force et où le Hezbollah demeure une milice armée avant d’être un parti politique. Partant de cette réalité, quelle stratégie adopter ? Celle de la négociation ou celle de la confrontation avec l’ancien monde ? Les deux ont leurs avantages et leurs limites. Et les deux sont basées sur des paris assez incertains...
commentaires (28)

"Nawaf Salam aurait pu annoncer son gouvernement dans les jours qui ont suivi sa nomination". Il disposait d’un "état de grâce dont il n’a pas profité. C;est là sa grosse erreur. Il a accepté de "dialoguer" avec le tandem chiite, et il est tombé dans un bourbier dont il ne sait plus sortir. On ne "dialogue" pas avec ces gens-là, et cela pour deux raisons. La première est que leurs buts n’ayant pas le moindre rapport avec le salut du pays que tout accord de fond est totalement impossible. La deuxième est qu’il n’y a pas d’exemple connu d’engagement qu’ils aient respecté.

Yves Prevost

08 h 54, le 30 janvier 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (28)

  • "Nawaf Salam aurait pu annoncer son gouvernement dans les jours qui ont suivi sa nomination". Il disposait d’un "état de grâce dont il n’a pas profité. C;est là sa grosse erreur. Il a accepté de "dialoguer" avec le tandem chiite, et il est tombé dans un bourbier dont il ne sait plus sortir. On ne "dialogue" pas avec ces gens-là, et cela pour deux raisons. La première est que leurs buts n’ayant pas le moindre rapport avec le salut du pays que tout accord de fond est totalement impossible. La deuxième est qu’il n’y a pas d’exemple connu d’engagement qu’ils aient respecté.

    Yves Prevost

    08 h 54, le 30 janvier 2025

  • Le monde entier nous a toujours reproché de ne pas agir et nous libérer du Hezbollah et de son créateur l’Iran. Notre réponse était: ils sont armés, ils sont forts, le monde entier ne s’intéresse pas à nous… blablabla… aujourd’hui les terroristes mercenaires sont affaiblis, leur soutien logistique est en fuite en Russie, l’Iran est en train de pisser sur elle-même craignant Trump… le monde entier nous soutient, l’arabie est là pour investir… QUEL EST DONC LE PRÉTEXTE POUR NE PAS IMPOSER LA LOI AU HEZBOLLAH ET LE METTRE AU PAS pour qu’il cesse de jouer au fanfaron et cesse d’imposer SES RÈGLES

    LE FRANCOPHONE

    21 h 53, le 29 janvier 2025

  • Il ne faut que le Hezbollah rentre dans le gouvernement avant de rendre les armes

    Amal E Sayegh

    18 h 34, le 29 janvier 2025

  • Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres...

    Lecure serj

    17 h 07, le 29 janvier 2025

  • Quelle stratégie à adopter ? Celle qu'il craint le plus, bien sûr !

    Remy Martin

    15 h 21, le 29 janvier 2025

  • Très belle analyse, claire, complète et pertinente. Eh oui, malheureusement !

    Abichaker Toufic

    14 h 35, le 29 janvier 2025

  • Comme c’est triste et frustrant de voir que dans notre pays il n’y a pas d’hommes et de femmes qui puissent prendre une décision sans équivoque qui sauverait le peuple et la nation de cette tyrannie. De quoi a t-on peur alors que nos ennemis sont à terre? Qu’attendons- nous pour les achever et sortir ce pays de son agonie? Nous ne faisons que les ressusciter en cédant à leurs menaces systématiques de peur de les voir vaincus à jamais et hors d’état de nuire. Il faut utiliser tous les moyens pour en finir avec cette force nuisible qui gangrène notre pays et déstabilise la région entière.

    Sissi zayyat

    14 h 20, le 29 janvier 2025

  • Pour Salam et Aoun le choix est clair. Soit ils font le gouvernement à leurs conditions avec une main tendue mis pas soumise et ils risquent d’encourir la rage et de nombreux actes stupides mais qui au final ne vont rien changer sur le fond car le projet Iranien est gravement touché et bientôt coulé soit ils s’inclinent et perdent leur crédibilité dès le départ. Ce gouvernement sera encore vu comme celui du Hezb il faudra alors que tous les autres partis ne lui accordent pas la confiance au parlement et désignent Achraf Rifi qui lui ne sera pas intimidé par ces voyous.

    Liban Libre

    14 h 09, le 29 janvier 2025

  • Confrontation civilisée: les garder hors du pouvoir, rester ferme et ne penser que le bien du Liban et de Libanais.

    Wlek Sanferlou

    14 h 06, le 29 janvier 2025

  • Et hop, on prend les mêmes et on recommence...

    Alexandra

    14 h 01, le 29 janvier 2025

  • Il n’y a plus de stratégie qui compte. Il faut prendre des décisions fermes sans trembler, pour sauver ce qui reste de notre pays et de notre dignité. Ces gens cherchent leur limites et à un moment il faut savoir les leur montrer sans calculs ni naïveté.

    Sissi zayyat

    13 h 56, le 29 janvier 2025

  • Après la joie de voir enfin élu au Liban un président digne de ce nom et la nomination d'un premier ministre qui ne soit plus dans le peloton des mafieux ... j'avais cette crainte viscérale de voir les barbus mafieux faire le nécessaire pour nous traîner dans leurs abîmes. Je l'ai dit et je le redis, le Hezbollah est un cancer incurable.

    Zeidan

    11 h 35, le 29 janvier 2025

  • Jusqu’à quand ce peuple doit il vivre dans la peur d’une hypothétique guerre civile qui n’a plus aucune raison d’avoir lieu, vu l’état de délabrement dans lequel se trouve notre nation à cause d’un parti vendu qui n’a jamais eu honte de déclarer son allégeance à un autre pays en ayant son propre drapeau pour supplanter celui du pays qui l’a vu naître et ses lois d’un âge qu’il veut imposer à une population libanaise réputée pour son ouverture au monde et son émancipation et sa démocratie et de son émancipation précoce qui servaient de modèle à tous les pays de la région. Il veut remplacer ce

    Sissi zayyat

    10 h 50, le 29 janvier 2025

  • La situation actuelle n’est comparable à aucune autre des années passées. Avant, le HB tenait le pays de l’intérieur avec tous ces pions placés et surtout avec ses menaces d’attenter à la vie de n’importe quel patriote qui se mettait en travers de son chemin quelque soit sa position politique ou son grade militaire. Ce temps est révolu et ce parti est on ne peut plus faible suite à ses erreurs monumentales qui ont détruit notre pays. Ils sont observés par tous les pays aidants dont ils ont besoin et des patriotes qui leur en veulent, alors pourquoi leur redonner une chance de nous achever?

    Sissi zayyat

    10 h 25, le 29 janvier 2025

  • un gouvernement d'union nationale est plausible. acceptable seulement dans un pays evolue, ou les politiques sont honorables dans leur majorite

    L’acidulé

    09 h 39, le 29 janvier 2025

  • -PLIER AU CHANTAGE ET AUX MENACES,-ET NOUS AURONS UN PRESIDENT FAIBLE,-ET UN PREMIER MINISTRE DE MEME,-EN PLUS UN GOUVERNEMENT FANTOCHE,-AU GRE DU BLOCKAGE ET DU BOYCOTT,-AVEC CHEF D,ORCHESTRE LE PERCHE.=AUCUN NE VEUT MARGINALISER,-NULLE COMMUNAUTE DU PAYS.-*UN GOUVERNEMENT DE TECHNOCRATES*,-NI MEMBRES, PARTISANS OU NOMMES,-PAR QUELLE FORMATION QUE CE SOIT.-CHAQUE COMMUNAUTE EN POSSEDE.-GOUVERNEMENT D,UNION NATIONALE,-DANS LE RESPECT ENTIER DE TAEF.-APPLIQUER LA MILLE SEPT CENTS UN,-ET TOUT ENGAGEMENT ONUSIEN,-AUTREMENT ET PUISQU,ON NOUS MENACE,-*VIEUX CHANTS* *ON EN A MARRE* QU,IL EN SOIT !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 59, le 29 janvier 2025

  • Une bonne dose des deux, mais il faut surtout etre ferme: Le tandem digere sa defaite et doit comprendre qu'il n'existe plus dans le contexte d'une republique bananiere qu'il controle! Le duo baltaji et mercenaire n'a plus beaucoup de choix: il est temps de revenir a l'etat! Les regimes moyen ageux Assadique et Persique vous ont laches: vous n'avez que vos compatriotes!

    Cadmos

    07 h 33, le 29 janvier 2025

  • Nous faisons confiance au président J. Aoun. Il saura faire les bonnes décisions dans ce contexte difficile pour intégrer tous les composantes libanaises et désarmer tous les milices. Il est l'homme de la situation.

    Joseph ibin Helo

    06 h 36, le 29 janvier 2025

  • "Négociation ou confrontation"? Ni l'une ni l'autre: indifférence. Les chiens aboient, la caravane passe!

    Yves Prevost

    06 h 26, le 29 janvier 2025

  • "Nawaf Salam aurait pu annoncer son gouvernement dans les jours qui ont suivi sa nomination. Profitant de l’élan populaire et du soutien des Occidentaux et des pays arabes, il aurait pu former un cabinet uniquement composé de personnalités indépendantes". Exactement! C’est ce qu’on attendait de lui. Pour la première fois, le Liban pouvait sedouer le joug iranien. Au lieu de cela, il va incorporer à son équipe les bloqueurs patentés que sont les membres du tandem chiite. Quelles réformes pourra-t-on en attendre ?

    Yves Prevost

    06 h 23, le 29 janvier 2025

  • De très bonnes questions, mais pas de réponses, et pour cause. Effectivement toutes les options comportent des risques, mais le duo Aoun-Salam, a un très large appui local et international, ce qui le pousse naturellement à choisir la solution la plus proche de attentes de ceux qui l’ont soutenu. Céder les Finances au duo chiite reviendrait à tuer dans l’oeuf la résurrection de l’Etat de Droit et consacrer à jamais la mainmise sur le coffre des Libanais…avec les résultats déplorables que l’on connaît. On ne voudrait pas être à la place de N. Salam. Son choix va déterminer l’avenir du pays.

    Goraieb Nada

    05 h 30, le 29 janvier 2025

  • Former un mini gouvernement provisoire loin des partis pour forcer des élections anticipées qui font disparaître complètement les milices iraniennes du visage politique. Si non démissionner messieurs.

    Gebran Eid

    02 h 12, le 29 janvier 2025

  • SUITE le rapport de force est largement en la défaveur des Iraniens avec aussi Israël qui guette le moindre faux pas avec les armes désormais interdites par l'accord, pour les annihiler avec cette fois la bénédiction des US, de la France et des Arabes. Si le mandat débute sur des compromissions on reviendra a la case départ.

    Liban Libre

    02 h 06, le 29 janvier 2025

  • C’est maintenant ou jamais vraiment. Si l’État se laisse encore faire on va répéter les erreurs du passé. Il faut agir vite et de manière décisive. Aoun et Salam ont l’appui du peuple, de la chambre, de la communauté internationale et des bailleurs de fond et la milice est brisée aussi bien moralement que physiquement avec en plus l’étau qui se resserre avec les évènements en Syrie et la perte d’influence de l’Iran. Ils montrent les dents mais il n’y a rien derrière, il faut se préparer à des grabuges mais ça sera à mon avis plus des nuisances qu'un vrai danger. A SUIVRE

    Liban Libre

    02 h 04, le 29 janvier 2025

  • Y a pas de marginalisation. Le duo ne représente PAS tous les chiites. Apparement même les journalistes ont subi un lavage de cerveau opéré par le sinistre duo chiite. Quelle guerre,? Dans tous pays y a le pouvoir et alliés. ET L.OPPOSITION !!! Ils seront opposants c’est tout…l’opposition doit TOUJOURS être le même camp? Bah cette fois-ci ce sera le duo chiite s’ils ne veulent pas respecter les règles que la majorité des libanais et du pouvoir ont envie d’appliquer cad. UNE VRAIE DÉMOCRATIE SANS MAGOUILLES. J AOUN et SALAM sont en train de nous décevoir et c’est ce que souhaite le duo chiite

    LE FRANCOPHONE

    01 h 39, le 29 janvier 2025

  • Y a pas de marginalisation. Le duo ne représente PAS tous les chiites. Apparement même les journalistes ont subi un lavage de cerveau opéré par le sinistre duo chiite. Quelle guerre,? Dans tous pays y a le pouvoir et alliés. ET L.OPPOSITION !!! Ils seront opposants c’est tout…l’opposition doit TOUJOURS être le même camp? Bah cette fois-ci ce sera le duo chiite s’ils ne veulent pas respecter les règles que la majorité des libanais et du pouvoir ont envie d’appliquer cad. UNE VRAIE DÉMOCRATIE SANS MAGOUILLES. J AOUN et SALAM sont en train de nous décevoir et c’est ce que souhaite le duo chiite

    LE FRANCOPHONE

    01 h 38, le 29 janvier 2025

  • Rien que de lire l'article je déprime et tout d'un coup je deviens pessimiste quant à l'avenir du Liban tellement les partis impliqués sont égoïstes et égocentriques. Tous sans exception. On les entend dans une émission réclamer "logiquement" 2,3 ou 4 ministères, et dans une autre dire qu'ils n'ont aucune demande autre qu'aider le pouvoir à faire les réformes nécessaires. On revient au bal des hypocrites où chaque parti essaye de tirer un profit aujourd'hui pour le monnayer lors des prochaines élections. Des arrivistes où seul le pouvoir, et durer, compte. Lamentable classe politique. Indigne.

    Citoyen

    01 h 18, le 29 janvier 2025

  • Marginaliser, décréter hors la loi ceux qui, non contents de faire détruire des pans entiers du pays pendant 41 ans, de faire assassiner ceux qui s'y opposent, de les menacer ou de les accuser d'être aux ordres des "ambassades", d'empoisonner toute possibilité de réforme, signent leur foutraquerie en donnant au boulevard de l'aéroport le nom de cette fripouille de Khomeiny et en en parsemant le trajet des portraits de leurs terroristes principaux, ce n'est pas une option, c'est une nécessité.

    M.E

    00 h 50, le 29 janvier 2025

Retour en haut