Une affiche avec le logo des Forces libanaises à Jbeil, le 8 avril 2024. Photo Mohammad Azakir/Reuters
Le département des médias des Forces libanaises (FL) a critiqué lundi le discours prononcé samedi par le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, le qualifiant de « coup d'Etat » contre l'accord de cessez-le-feu conclu en novembre dernier.
« Le Hezbollah continue de nier avoir donné son accord pour la signature de ce cessez-le-feu, qui prévoit le désarmement et le démantèlement de sa structure militaire dans tout le Liban. Dans son récent discours, (...) Naïm Kassem a assuré que la résistance au Liban tiendra le coup face au projet américano-israélien et qu'elle est inébranlable, forte, prête et loyale au sang des martyrs. Ce discours s'inscrit dans le contexte (...) d'un coup d'État contre les arrangements conclus le 27 novembre », peut-on lire dans la déclaration des FL relayée par l'Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Le 27 novembre, un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël est entré en vigueur après plus de 13 mois de conflit qui ont coûté la vie à plus de 4 000 personnes au Liban, selon le bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. Les principaux dirigeants de ce parti ont été assassinés durant cette période.
Plus tôt dans la journée de lundi, un député du Hezbollah, Ali Fayad, avait prévenu que le parti ne resterait pas passif si Israël ne se retirait pas du Liban-Sud avant le 26 janvier, date limite pour la mise en application des termes de la trêve négociée entre les deux parties.
Les FL, un parti fortement critique à l'égard du Hezbollah, ont ajouté que les remarques de cheikh Kassem « bloquent le soutien arabe et international au Liban à un moment critique où la communauté arabe et internationale reviennent à Beyrouth sur la base du nouveau climat politique, porteur des principes politiques souverains et réformistes, dont l'accord de cessez-le-feu est l'un des principaux piliers ».
« Au mépris total de ce qui est indiqué dans l'introduction de l'accord de cessez-le-feu, M. Kassem a fait sa déclaration erronée selon laquelle l'accord concerne exclusivement le sud du fleuve Litani », s’insurge le parti, soulignant que l'accord stipule clairement le « désarmement de toutes les organisations armées au Liban à l'exception des forces armées légitimes et le démantèlement de toutes les structures militaires du Hezbollah, en commençant par le sud du Litani jusqu'à l'ensemble du Liban ».
Les FL ajoutent que les remarques de Kassem contredisent le discours d’investiture du président Joseph Aoun dans lequel ce dernier a parlé du « monopole des armes aux mains de l'État » ainsi que le discours du Premier ministre désigné Nawaf Salam concernant « l'extension de la souveraineté de l'État sur tout le territoire libanais, conformément à l'accord de Taëf ».
« En un sens, les paroles de Kassem appartiennent à un passé révolu », conclut le communiqué des FL.




Suite… pour l’instant, ce qui importe les islamistes du liban ( Hezbollah) et ceux de Syrie : c’est l’argent des saoudiens et occidentaux pour la reconstruction. Ensuite? Ce sera sans doute, un autre visage désagréable que nous verrons.
08 h 19, le 21 janvier 2025