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Amnistie générale : les familles des soldats tués à Abra en 2013 demandent à Aoun d’exclure les « assassins de l'armée »


Amnistie générale : les familles des soldats tués à Abra en 2013 demandent à Aoun d’exclure les « assassins de l'armée »

La cour de la prison de Roumieh. Photo d’archive Ramzi Haidar / AFP

Les familles des soldats de l’armée libanaise tués lors des affrontements de Abra en 2013 ont adressé dimanche une lettre ouverte au chef de l’État Joseph Aoun, l’appelant à ne pas inclure les auteurs de ces crimes dans la loi d’amnistie générale actuellement à l’étude par les autorités, rapportent plusieurs médias locaux.

Les affrontements, survenus en juin 2013 entre l’armée et un groupe salafiste dirigé par le cheikh Ahmad el-Assir à Abra, près de Saïda, avaient fait 29 morts, dont 18 soldats.

« Toute loi d’amnistie dans sa forme actuelle, incluant des individus condamnés pour des crimes contre l’armée libanaise et le meurtre de ses soldats, conduirait en pratique à la libération des assassins des martyrs de l’armée », souligne le communiqué. Les familles ont appelé le président Aoun à utiliser ses pouvoirs constitutionnels pour « rejeter toute loi portant atteinte aux droits des martyrs de l’institution militaire ou conduisant à la libération de leurs assassins ».

Les familles affirment avoir tenté à plus de trois reprises au cours des trois derniers mois d’obtenir un rendez-vous officiel au palais de Baabda afin de présenter leurs préoccupations, sans succès, ce qui les a poussées à s’adresser directement au président par lettre ouverte.

Elles rappellent aussi que les personnes condamnées après ces affrontements ont été jugées selon les procédures légales, estimant que « les décisions de justice ne sont pas un jeu entre les mains des populistes et des promoteurs du sectarisme et du partage du pouvoir ». « Ces vies ne sont pas un détail politique, ni une carte négociable ou monnayable dans quelque contexte interne ou régional que ce soit », ajoutent-elles.

Les familles estiment enfin que toute solution au détriment du sang des martyrs constituerait « un précédent dangereux » portant atteinte à la justice et à la confiance dans l’État, tout en saluant néanmoins toute approche juridique ou humanitaire visant à améliorer les conditions carcérales et accélérer les procès, dans le respect de la justice et de la responsabilité.

Le débat sur la loi d’amnistie générale au Liban reste fortement marqué par des clivages confessionnels, chaque camp ayant des positions différentes sur les catégories de détenus et les crimes concernés, ce qui alimente les tensions politiques autour du projet.


Les familles des soldats de l’armée libanaise tués lors des affrontements de Abra en 2013 ont adressé dimanche une lettre ouverte au chef de l’État Joseph Aoun, l’appelant à ne pas inclure les auteurs de ces crimes dans la loi d’amnistie générale actuellement à l’étude par les autorités, rapportent plusieurs médias locaux.Les affrontements, survenus en juin 2013 entre l’armée et un groupe salafiste dirigé par le cheikh Ahmad el-Assir à Abra, près de Saïda, avaient fait 29 morts, dont 18 soldats.« Toute loi d’amnistie dans sa forme actuelle, incluant des individus condamnés pour des crimes contre l’armée libanaise et le meurtre de ses soldats, conduirait en pratique à la libération des assassins des martyrs de l’armée », souligne le communiqué. Les familles ont appelé le président Aoun à...