Le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui. Photo ANI
Le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a révélé qu'une réunion a eu lieu mercredi dernier à Masnaa (Békaa) entre des officiers libanais et une délégation de Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), lors d'une interview lundi sur la chaîne saoudienne al-Hadath. Il s'est par ailleurs penché sur la situation sécuritaire du Liban, assurant que l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) est soumis à des « mesures exceptionnelles » dernièrement.
« Une délégation du HTC a visité les locaux de la Sûreté générale à Masnaa. Elle a fait connaissance avec les officiers et a appris comment la SG procède avec les Syriens », a expliqué le ministre. La réunion avec les rebelles syriens également porté sur la situation sécuritaire à la frontière et la lutte contre toute activité terroriste, rapportent des médias libanais. Concernant l'AIB, le ministre a expliqué que « l'aéroport est soumis à une surveillance stricte et des mesures exceptionnelles », au vu des événements qui secouent la région.
Responsables syriens
Interrogé sur le transit de certaines figures du régime syrien par la capitale libanaise après la chute de Bachar el-Assad, Bassam Maoulaoui a indiqué que les services de sécurité enquêtent « sur de possibles entrées de responsables syriens au Liban effectuées de manière illégale ». Il a par ailleurs démenti la présence d'Ali Mamlouk, responsable sécuritaire proche d'Assad, au Liban. « Nous avons distribué sa photo pour l'arrêter au cas où. Nous avons également distribué la demande d'Interpol d'arrêter Jamil Hassan », ancien chef des renseignements de l'armée de l'air syrienne, a-t-il encore dit.
Concernant le dossier des déplacés syriens au Liban, M. Maoulaoui a indiqué que le pays est déterminé à leur offrir une protection humanitaire mais qu'il traite avec sérieux toute violation juridique ou sécuritaire.
Le ministre de l'Intérieur s'est également penché la situation politique interne, estimant que les divisions entre « opposition » et « moumanaa », le nom donné aux alliés du Hezbollah, « ne sont d'aucune utilité pour le Liban aujourd'hui ». « Nous voulons un Etat avec une armée et des lois appliquées à tout le monde. Nous sommes capables de faire en sorte que les armes soient uniquement détenues par les autorités », a-t-il assuré.



Ils sont déjà entrés au Liban. Certains se cachent dans les zones de non droit et les autres ont repris l’avion sous de fausses identités. Notre ministre du dedans se réveille un peu en retard de sa sieste
09 h 31, le 24 décembre 2024