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Économie - Restauration

Good Thing : un nouveau bar à Gemmayzé

Le bar a rouvert ses portes le 21 novembre dernier, quelques jours avant le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.

Good Thing : un nouveau bar à Gemmayzé

La devanture du bar Good Thing. Photo fournie par Good Thing

Avec Good Thing, le quartier animé de Gemmayzé à Beyrouth accueille un nouveau bar. Si cet établissement avait officiellement ouvert ses portes pour la première fois le 23 septembre, il a dû fermer avec l’intensification du conflit avec Israël, avant de finalement rouvrir le 21 novembre dernier, quelques jours avant le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.

À la fois moderne et convivial, ce lieu se démarque par son ambiance chaleureuse et son concept qui tourne autour du partage. Avec 40 places, dont 10 en terrasse, le bar propose à ses clients de s’immerger dans une expérience culinaire internationale dans un cadre élégant. Omar Jheir, son fondateur, n’en est pas à son premier coup d’essai, puisqu’il est déjà à la tête de deux autres établissements à Gemmayzé : Mondays Off et Sip.

Un investissement réfléchi et un changement stratégique

Le lancement de Good Thing marque un tournant pour Omar Jheir. Il a investi 100 000 dollars pour transformer cet espace qui accueillait autrefois Peck, un restaurant qu’il avait ouvert après l’explosion au port de Beyrouth en 2020. Face aux changements du marché, il s’adapte et ferme Peck pour lancer Good Thing. « Nous avons décidé de réinvestir dans cet espace en l’adaptant aux nouvelles attentes du marché », confie Omar Jheir, qui se dit satisfait du nombre de clients, « surtout en cette période très difficile ».

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« Les gens ne sortent plus autant pour dîner, ils préfèrent des petites bouchées accompagnées d’un verre », explique-t-il. Cette tendance est reflétée dans le menu, avec des plats internationaux en format tapas, créés par le chef Hadi Hazim. On y trouve des champignons sautés, une planche de fromage et des viandes séchées, mais aussi de la viande Angus, ou des salades. La carte de cocktails a été élaborée par le mixologue Alexay Haïdar et offre des mélanges tels qu’un spritz à la vodka ou un cocktail à base de gin au concombre et à la noix de coco. Le ticket moyen est de 40 dollars.

En plus de cette transformation, Omar Jheir a su tirer parti des réalités économiques locales en renégociant un nouveau bail, un point crucial pour assurer la pérennité de son établissement. « Beaucoup de lieux ont perdu leur emplacement en essayant de rester sur les anciens prix libanais. Nous avons décidé de nous adapter pour rester justes et réalistes », affirme-t-il.

De Sydney à Beyrouth

Né au Liban et ayant grandi en Australie, Omar Jheir n’a pas toujours travaillé dans le secteur de la restauration. C’est pendant ses études à l’Université de Sydney qu’il a découvert sa passion pour l’hôtellerie-restauration en travaillant dans des restaurants comme job d’étudiant. Diplômé en 2000, il a ensuite passé 15 ans en Arabie saoudite dans l’entreprise familiale, dans le secteur du pétrole et du gaz, tout en dirigeant sa propre entreprise de branding et publicité, Oxygen. Son intérêt pour la restauration ne l’a cependant jamais quitté, et après son retour au Liban en 2016, il a lancé son premier projet dans la restauration avec Sip, un café avec terrasse, situé à quelques mètres à peine de Good Thing.

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« Revenir au Liban était un rêve. J’ai voulu redécouvrir mon pays d’origine », raconte-t-il. L’époque était prospère, avec une montée du tourisme et un véritable engouement pour Beyrouth. Mais les dernières années ont été difficiles. « Entre l’explosion de Beyrouth, le Covid, et maintenant la guerre, c’est un défi constant d’ouvrir un nouveau lieu », admet-il. Pourtant, malgré ces obstacles, Omar Jheir reste passionné et optimiste. « C’est parfois douloureux de lancer un nouveau projet alors que des tragédies se produisent, mais on continue d’avancer », conclut-il.

Avec Good Thing, le quartier animé de Gemmayzé à Beyrouth accueille un nouveau bar. Si cet établissement avait officiellement ouvert ses portes pour la première fois le 23 septembre, il a dû fermer avec l’intensification du conflit avec Israël, avant de finalement rouvrir le 21 novembre dernier, quelques jours avant le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.À la fois moderne et convivial, ce lieu se démarque par son ambiance chaleureuse et son concept qui tourne autour du partage. Avec 40 places, dont 10 en terrasse, le bar propose à ses clients de s’immerger dans une expérience culinaire internationale dans un cadre élégant. Omar Jheir, son fondateur, n’en est pas à son premier coup d’essai, puisqu’il est déjà à la tête de deux autres établissements à Gemmayzé : Mondays Off et Sip.Un investissement...
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