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Un transfert d'armes russes de Syrie en Libye serait "inacceptable", avertit Tripoli.
Barbara Leaf, secrétaire d'État adjointe américaine pour les Affaires du Proche-Orient, se rendra à Damas dans les prochains jours, ont déclaré deux responsables américains à Axios. Le site d'information américain rappelle qu'il "s'agira de la première visite d'un responsable du Département d'État en Syrie depuis de nombreuses années".
Le Secrétaire général des Nations unies a également estimé qu'il y avait une "lueur d'espoir" en Syrie après la chute du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition conduite par des islamistes radicaux.
"Le Moyen-Orient est ravagé par de nombreux feux, mais aujourd'hui, il y a une lueur d'espoir en Syrie, et cette lueur ne doit pas s'éteindre", a-t-il déclaré avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU présidée par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré jeudi que les frappes israéliennes sur les infrastructures militaires syriennes constituaient des " violations" de la souveraineté du pays.
"Les frappes aériennes israéliennes de grande ampleur se poursuivent. Ce sont des violations de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie, et elles doivent cesser", a-t-il déclaré avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU présidée par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.
Des femmes célébrant la chute du régime syrien de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, sur la place des Omeyyades, dans la capitale Damas. Photo Louai Beshara/AFP
Alors qu'un porte-parole de HTC a affirmé que « l'essence des femmes et leur nature biologique et psychologique ne correspondent pas à tous les postes », les inquiétudes montent quant à leurs droits et leurs libertés dans la Syrie du futur.
Et ce malgré les efforts des rebelles pour renvoyer une image d'inclusivité. À lire ici.
Des centaines de personnes ont manifesté ce jeudi dans le centre de Damas pour la démocratie et les droits des femmes, plus de dix jours après la chute de la capitale aux mains d'une coalition conduite par des islamistes radicaux.
"Nous voulons la démocratie, pas un Etat religieux", "La Syrie, Etat libre et séculier", scandaient les manifestants, hommes et femmes, rassemblés sur l'emblématique place des Omeyyades, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Pas de nation libre sans femmes libres", affirmait une pancarte.
Des milliers de personnes ont manifesté dans la ville de Qamichli dans le nord-est de la Syrie en soutien aux forces kurdes qui tentent de repousser des offensives des combattants soutenus par la Turquie, selon des correspondants de l'AFP.
Fait inédit, les manifestants ont brandi le drapeau de l'indépendance syrienne à trois étoiles, symbole du soulèvement de 2011 adopté par les nouvelles autorités à Damas, aux côtés des drapeaux de l'Administration autonome kurde et de son armée de facto, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).
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Deux femmes se tiennent devant des portraits du président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, et du fondateur de la Turquie moderne Mustafa Kemal Atatürk, à gauche, dans le quartier d'Eminonu à Istanbul, le 11 mai 2018. Ozan Kose/AFP
Alors que l’histoire s’est accélérée dans la région, semblant d’abord mettre Ankara de côté après le 7-Octobre, la prise spectaculaire de Damas par les rebelles de HTC et des combattants de factions étroitement liées à la Turquie, place ce pays en position de vainqueur et lui donne l’occasion de réactiver ses ambitions de grandeur. À lire ici.
Le président russe Vladimir Poutine a également appelé jeudi Israël à retirer ses troupes du "territoire syrien", celles-ci ayant été déployées dans une zone tampon contrôlée par l'ONU séparant les deux pays sur le plateau du Golan.
"Nous espérons qu'Israël se retirera du territoire syrien à un moment donné", a dit le dirigeant russe, dont le pays sert de refuge à Bachar al-Assad. "Le principal bénéficiaire des événements en Syrie est Israël. La Russie condamne la saisie de tout territoire syrien", a-t-il ajouté, lors de sa grande conférence de presse annuelle.
La chute de Bachar al-Assad, allié proche de Moscou, n'est pas une "défaite" pour la Russie, a assuré jeudi Vladimir Poutine, tout en estimant que l'armée russe, mobilisée en Syrie depuis 2015, y avait "atteint (son) objectif".
"On essaie de présenter ce qui s'est passé en Syrie comme une défaite pour la Russie. Je vous assure que ce n'est pas le cas", a-t-il déclaré lors de sa grande conférence de presse annuelle. "Nous sommes venus en Syrie il y a dix ans pour éviter qu'une enclave terroriste y soit créée, comme en Afghanistan. Dans l'ensemble, nous avons atteint notre objectif", a-t-il encore affirmé.
L'Irak a annoncé le début du rapatriement des soldats syriens qui ont fui l'offensive menée par des islamistes radicaux ayant provoqué la chute du président Bachar el-Assad.
« Aujourd'hui, les autorités irakiennes vont commencer à faire rentrer les soldats syriens dans leur pays en coordination avec les autorités syriennes responsables en ce domaine », a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Miqdad Miri.
Vladimir Poutine a assuré ne pas avoir vu Bachar el-Assad, le président syrien renversé début décembre et qui a trouvé refuge avec sa famille en Russie, mais a dit avoir "l'intention de le faire".
"Je n'ai pas encore vu le président Assad depuis son arrivée à Moscou, mais j'ai l'intention de le faire. Je lui parlerai certainement", a-t-il déclaré lors de sa grande conférence de presse annuelle, en réponse à une question d'un journaliste américain.
L'armée turque "poursuivra" ses préparatifs à la frontière turco-syrienne jusqu'à ce que les combattants kurdes du Nord syrien "déposent les armes", a affirmé le ministère turc de la Défense.
"La menace contre nos frontières (...) persiste. Nos préparatifs et nos mesures dans le cadre de notre lutte contre le terrorisme se poursuivront jusqu'à ce que l'organisation terroriste PKK/YPG dépose les armes et que ses combattants étrangers quittent la Syrie", a déclaré à la presse turque un porte-parole du ministère, Zeki Akturk.
Les ministres et responsables américains, européens, arabes et turcs, qui ont tenu le 14 décembre une réunion à Aqaba (Jordanie) sur la Syrie, se retrouveront en janvier à Paris pour continuer à « harmoniser leurs messages », a annoncé le ministre français démissionnaire des Affaires étrangères. Depuis la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre, les Occidentaux soulignent la nécessité d'une transition politique inclusive en Syrie.
« Avec nos partenaires arabes, la Turquie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union Européenne, nous nous sommes réunis samedi dernier, le 14 décembre à Aqaba en Jordanie, pour coordonner notre appui collectif et conditionnel à une transition en Syrie », a souligné mercredi Jean-Noël Barrot.
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Hier soir, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a encore rapporté que 21 combattants proturcs avaient été tués après avoir attaqué un site tenu par les Kurdes dans le nord de la Syrie, malgré l'annonce la veille par les Etats-Unis de l'extension d'une trêve entre les deux camps.
« Au moins 21 membres de factions proturques ont été tués et d'autres blessés par des tirs du Conseil militaire de Manbij. Ces tirs sont survenus après une attaque des factions proturques dans le secteur du barrage de Tishreen, situé à environ 25 kilomètres de Manbij », a indiqué l'ONG. Le Conseil militaire de Manbij est affilié aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes.
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Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a pour sa part estimé que les puissances mondiales devraient retirer Hay'at Tahrir el-Cham de leur liste des organisations terroristes.
"Je pense qu'il est temps que la communauté internationale, à commencer par l'ONU (...), retire leur nom de la liste du terrorisme", a déclaré M. Fidan à la chaîne de télévision Al Jazeera.
La Turquie a rejeté de son côté les propos du président américain élu Donald Trump, qui a qualifié la victoire des rebelles en Syrie de "prise de pouvoir inamicale" par Ankara. "Ce serait une grave erreur de qualifier ce qui se passe en Syrie de prise de pouvoir", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, dans une interview à Al Jazeera. "Pour le peuple syrien, ce n'est pas une prise de pouvoir. C'est la volonté du peuple syrien qui prend le dessus aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Depuis le début du soulèvement anti-Assad qui a éclaté en 2011, la Turquie est considérée comme un soutien clef de l'opposition à son régime. Elle a accueilli l'opposition politique, des millions de réfugiés et a également soutenu des groupes armés rebelles.
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Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a appelé hier les islamistes radicaux du groupe Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) menant la coalition qui s'est emparée du pouvoir en Syrie à tenir leurs promesses de modération s'ils veulent éviter l'isolement imposé aux talibans afghans.
"Les talibans ont montré un visage plus modéré, ou du moins ont tenté de le faire, lorsqu'ils ont pris le contrôle de l'Afghanistan, puis leur vrai visage est apparu. Le résultat est qu'ils restent largement isolés dans le monde", a déclaré M. Blinken lors d'une intervention devant le prestigieux centre de réflexion Council on Foreign Relations à New York. "Si vous êtes le groupe émergent en Syrie, si vous ne voulez pas de cet isolement, il y a certaines choses que vous devez faire pour faire avancer le pays", a-t-il ajouté.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct des événements en Syrie, après la chute, le 8 décembre, du régime de Bachar el-Assad.
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