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⚡ L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté que 21 combattants proturcs avaient été tués mercredi après avoir attaqué un site tenu par les Kurdes dans le nord de la Syrie, malgré l'annonce la veille par les Etats-Unis de l'extension d'une trêve entre les deux camps.
"Au moins 21 membres de factions proturques ont été tués et d'autres blessés par des tirs du Conseil militaire de Manbij. Ces tirs sont survenus après une attaque des factions proturques dans le secteur du barrage de Tishreen, situé à environ 25 kilomètres de Manbij", a indiqué l'ONG. Le Conseil militaire de Manbij est affilié aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes.
Le responsable de l'aide humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher, a appelé mercredi à une augmentation "massive" de l'aide à la Syrie et a demandé à la communauté internationale de saisir "ce moment d'espoir", après l'éviction de Bachar al-Assad.
"Je veux augmenter massivement l'aide internationale, mais cela dépend maintenant des donateurs. Le fonds pour la Syrie a été historiquement, honteusement sous-financé, et maintenant il y a cette opportunité", a déclaré M. Fletcher dans un entretien avec l'AFP. "Nous devons soutenir (le peuple syrien) et saisir ce moment d'espoir. Et si nous ne le faisons pas rapidement, je crains que cette fenêtre ne se referme", a-t-il ajouté.
Il est important que l'intégrité territoriale de la Syrie soit respectée, a déclaré le premier ministre belge Alexander De Croo aux journalistes avant de rencontrer d'autres dirigeants de l'UE à Bruxelles, selon Reuters.
"Tout doit être fait pour apaiser la situation afin que les personnes qui souhaitent rentrer puissent le faire. Nous devons éviter que la Syrie ne devienne le lieu de conflits régionaux impliquant plusieurs pays", a-t-il déclaré.
Le Premier ministre irakien, Mohammed Chia al-Soudani, a discuté des développements en Syrie lors d'une réunion avec le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salman, pendant une visite en Arabie saoudite mercredi, a déclaré le bureau du chef du gouvernement irakien, cité par Reuters.
M. Soudani a souligné « "l'attachement de l'Irak à l'unité de la Syrie, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect du libre arbitre des Syriens" », a précisé son bureau, toujours selon Reuters.
⚡ "L'occupation israélienne du plateau du Golan est une violation du droit international", a déclaré le ministère allemand des affaires étrangères, selon Reuters.
⚡ Les Casques blancs, une organisation de secouristes syriens, ont annoncé la découverte de corps et ossements dans un entrepôt en banlieue de Damas, où de telles découvertes se multiplient après la chute de Bachar el-Assad.
Situé à une cinquantaine de mètres du mausolée de Sayyeda Zeinab, un site révéré par les chiites au sud de la capitale syrienne, l'entrepôt était plein de boîtes de médicaments éventrées par terre, a constaté un journaliste de l'AFP.
Hadi el-Bahra, président de la Coalition nationale syrienne, qui regroupait les opposants à Bachar el-Assad pendant la guerre civile, a déclaré que le gouvernement de transition en Syrie devait être crédible, inclusif et ne pas être fondé sur des bases confessionnelles.
Les représentants de la Coalition n'ont pas rencontré Ahmad el-Chareh, chef des rebelles syriens, mais ont communiqué avec le gouvernement intérimaire et des partis qui lui sont proches, a précisé M. Bahra lors d'une conférence de presse à Istanbul.
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L'envoyé spécial de l'ONU en Syrie, Geir Pedersen, a appelé depuis Damas à des "élection libres et justes" après la période de transition, insistant sur le besoin d'une "aide humanitaire immédiate" dans ce pays exsangue après des années de guerre.
Dans une déclaration aux journalistes, M. Pedersen a par ailleurs dit espérer une "solution politique" dans le nord-est de la Syrie concernant les zones autonomes kurdes, qui constituent l'un "des plus grands défis" du nouveau pouvoir en place après la chute de Bachar el-Assad.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, soutien du nouveau pouvoir syrien, a salué l'envoi d'une mission diplomatique française à Damas lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, a annoncé Ankara.
"Au cours de l'entretien, le président Erdogan a déclaré (...) qu'il était satisfait de la décision de la France de rouvrir son ambassade en Syrie", a indiqué la présidence turque dans un message publié sur X. La Turquie a rouvert samedi son ambassade à Damas, qui était fermée depuis 2012.
Un premier avion depuis la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre a décollé de l'aéroport de Damas, en direction d'Alep, dans le nord de la Syrie, d'où est partie l'offensive de la coalition qui a pris les rênes du pays.
A son bord étaient présentes 32 personnes, dont des journalistes et du personnel administratif, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'ancienne armée syrienne et les forces de sécurité avaient déserté l'aéroport de Damas à la prise de la ville par les forces antigouvernementales le 8 décembre.
Et le chef militaire du groupe radical Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), menant la coalition qui a pris le pouvoir en Syrie, a annoncé hier que "la prochaine étape" serait la dissolution des factions armées, à commencer par la sienne, pour les fondre au sein de la future institution militaire.
"Dans tout État, il faut que les unités militaires soient intégrées au sein de l'institution" militaire, a affirmé dans une interview accordée dans la ville côtière de Lattaquié, Mourhaf Abou Qasra, connu sous son nom de guerre d'Abou Hassan al-Hamwi. Il a ajouté que HTC serait "le premier à prendre l'initiative" de se dissoudre, "dans l'intérêt général du pays".
Mazloum Abdi, chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes et appuyées par les États-Unis, a, lui, proposé la création d'une « zone démilitarisée » à Kobané, une ville du nord de la Syrie, sur fond de combats avec des groupes soutenus par Ankara.
« Réaffirmant notre engagement ferme à parvenir à un cessez-le-feu complet dans l'ensemble de la Syrie, nous annonçons notre disponibilité à proposer l'établissement d'une zone démilitarisée dans la ville de Kobané, avec le redéploiement des forces de sécurité sous la supervision et la présence américaine », a écrit M. Abdi sur X.
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Les États-Unis ont annoncé dans la soirée de hier la prolongation de la trêve, sous l'égide de Washington, entre les forces dominées par les Kurdes qui contrôlent de vastes régions du nord-est de la Syrie, et les groupes proturcs à Manbij, zone à majorité arabe.
La trêve, qui avait expiré, "est prolongée jusqu'à la fin de la semaine et nous chercherons à obtenir que ce cessez-le-feu dure le plus longtemps possible", a dit à la presse Matthew Miller, porte-parole du département d'Etat américain.
Des secouristes turcs ont mis fin hier soir à des recherches infructueuses entamées la veille pour retrouver d'éventuelles personnes détenues dans des cachots souterrains à la prison de Saydnaya, a annoncé leur responsable. "L'ensemble du bâtiment a été fouillé et passé au scanner et aucune personne vivante n'a été trouvée", a déclaré sur place à la presse Okay Memis, le directeur de l'Agence turque de gestion des catastrophes (Afad), qui avait dépêché 120 secouristes.
La prison de Saydnaya, située au nord de Damas, est devenue le symbole de la répression exercée par le clan Assad sur la population syrienne, en particulier depuis de la guerre civile en 2011.
Se son côté, la directrice générale de l'agence de l'ONU pour les migrations, Amy Pope, a "déconseillé" un retour massif des réfugiés syriens dans leur pays tant que la situation n'y est pas stabilisée.
"Les gens ont le droit de rentrer chez eux (..) mais nous déconseillons des retours à grande échelle", les infrastructures "ne pourraient pas supporter un tel afflux", a déclaré à l'AFP Amy Pope, qui dirige l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), lors d'une visite au Liban.
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Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé hier soir dans un communiqué à ce que le processus politique en Syrie soit "inclusif" et "mené par les Syriens", près de dix jours après la chute du pouvoir de Bachar el-Assad.
Les membres du Conseil — dont la Russie, soutien historique d'Assad, et les États-Unis — "ont aussi souligné le besoin que la Syrie et ses voisins s'abstiennent chacun de toute action ou interférence qui pourrait mettre à mal la sécurité de l'autre", relève également le communiqué. Ils "réaffirment également leur fort engagement pour la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie et appellent tous les États à respecter ces principes", note encore le texte.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct des événements en Syrie, après la chute il y a dix jours du régime de Bachar el-Assad.
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Tfeeh sur le Hezbollah !, et c'etait eux qui se pavanaient dans cette region ! Ils ont meme pas honte d'entasser ces cadavres a proximité de ce site religieux !
17 h 26, le 18 décembre 2024