Une scène de liesse à Damas, après l’entrée dans la capitale syrienne des rebelles opposés au régime Assad, le 8 décembre. Louai Beshara/AFP
Si le groupe s’est adouci en vue de poursuivre sa quête de légitimité internationale, plusieurs défis se posent à lui.
OLJ / Par Noura DOUKHI, le 11 décembre 2024 à 00h00
Une scène de liesse à Damas, après l’entrée dans la capitale syrienne des rebelles opposés au régime Assad, le 8 décembre. Louai Beshara/AFP
Est-ce encore de la naïveté à ce stade?
Les Libanais ont la memoire courte. Il y a quelques annees, sous la direction du meme Abou Mohamad al Joulani, des Islamistes prenaient en otages 40 soldats Libanais dans le Jurd de Ersal. Et en executaient plusieurs de sang-froid. M. Ahmad al Chareh devrait etre recherche par la justice Libanaise pour assassinat.
Il y a deux problématiques qui se présentent au nouveau gouvernement en Syrie s’il veut assoir sa légitimité 1) renoncer à son djihadisme et tenter de renouer avec la politique de protection des minorités afin d’assurer l’unité nationale 2) renoncer à sa soumission envers la Turquie, les États-Unis et Israël afin de freiner l’invasion israélienne en cours renouer avec un souverainisme. Si al Chaara y parvient, il sera le Nasrallah du djihad sunnite - celui qui aura réussi à transformer une organisation djihadiste séditieuse en formation patriote et protectrice du multiconfessionalisme
"Si le groupe s’est adouci en vue de poursuivre sa quête de légitimité internationale". L’explication de l’attitude modérée actuelle de HTC est là. Mais, comme l faisait remarquer Gaby Nasr vendredi dernier, l’expression "islamiste medéré" est un oxymore.
Est-ce encore de la naïveté à ce stade?
16 h 26, le 11 décembre 2024