Le secrétaire d'État américain Antony Blinken donne une conférence de presse lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique nord) au siège à Bruxelles, le 4 décembre 2024. Photo AFP / JOHN THYS
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a assuré mercredi que le cessez-le-feu au Liban « tenait bon », malgré plusieurs incidents récents, et a ajouté que le mécanisme de surveillance fonctionnait comme prévu.
« Le cessez-le-feu tient bon et nous utilisons le mécanisme qui a été mis en place lorsque des préoccupations ont été exprimées au sujet de violations présumées ou alléguées », a déclaré le secrétaire d'Etat américain, interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse en marge de l'Otan à Bruxelles.
La trêve, entrée en vigueur le 27 novembre, a mis fin à une guerre ouverte de plus de deux mois entre le Hezbollah et Israël, qui a fait près de 4.000 morts au Liban et dévasté des bastions de la formation pro-iranienne. Mais plusieurs violations du cessez-le-feu ont eu lieu depuis. Un homme a ainsi été tué mardi dans une frappe israélienne sur un village frontalier dans le sud du Liban.
Neuf personnes avaient été tuées lundi dans des frappes israéliennes sur des villages du sud du Liban, après qu'Israël a annoncé frapper des dizaines de cibles du Hezbollah en représailles à une attaque revendiquée pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. « Je pense fondamentalement que les deux parties, c'est-à-dire Israël et le Hezbollah, par l'intermédiaire du gouvernement libanais, voulaient et continuent de vouloir le cessez-le-feu », a estimé Antony Blinken.
Un comité présidé par les Etats-Unis, comprenant la France, les Casques bleus de l'ONU, Israël et le Liban est chargé de maintenir la communication entre les différentes parties et de veiller à ce que les violations soient identifiées et traitées afin d'éviter toute escalade. « Tout cessez-le-feu, s'il doit être respecté, nécessite un dispositif permettant de le vérifier, de traiter toute préoccupation ou allégation de violations », a encore souligné le chef de la diplomatie américaine.
« Nous avons un mécanisme de surveillance. Si une des parties ou l'autre enfreint le cessez-le-feu, cela nous est rapporté, et d'une manière ou d'une autre, nous engageons un dialogue avec les parties. C'est exactement ce qui s'est passé », a-t-il expliqué. « Le mécanisme que nous avons mis en place avec la France pour garantir que le cessez-le-feu soit effectivement surveillé et appliqué fonctionne, et nous voulons nous assurer qu'il continue de fonctionner », a martelé Antony Blinken.


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