Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Repère

Plus de 80 morts dans des frappes israéliennes sur Palmyre : ce que l’on sait

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a qualifié cette attaque comme « la plus meurtrière d’Israël contre des milices iraniennes » depuis 2011.

Plus de 80 morts dans des frappes israéliennes sur Palmyre : ce que l’on sait

Une vue des ruines de Palmyre, en Syrie. Joseph Eid/AFP

L’armée israélienne a effectué plusieurs frappes mercredi 20 novembre sur la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie, contre des groupes pro-iraniens, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Depuis, le bilan humain provisoire n’a de cesse de grimper, s’élevant jeudi soir à 82 morts et des dizaines de blessés. Pour le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahman, il s’agit de « l’attaque la plus meurtrière d’Israël contre des milices iraniennes » depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011.

Depuis l’escalade du conflit entre le Hezbollah et Israël au Liban le 23 septembre dernier, l’État hébreu a intensifié ses frappes contre le parti chiite tant au Liban que sur le territoire syrien, où le Hezbollah soutient le régime de Damas, en visant tout autant l’armée syrienne que des groupes appuyés par l’Iran.

Trois sites ciblés

Des avions israéliens ont ainsi effectué plusieurs frappes aériennes en trois endroits différents de Palmyre. L’une des frappes visait une réunion de commandants de groupes pro-iraniens basés dans la ville et dans le désert environnant, en présence de responsables du mouvement irakien pro-iranien al-Noujaba ainsi que du Hezbollah, toujours selon des informations rapportées par l’OSDH. Deux autres sites ont également été ciblés, dont un dépôt d’armes à proximité d’une zone industrielle et de l’aéroport militaire de Palmyre, où vivaient des familles de combattants pro-iraniens, irakiens et étrangers.

Lire aussi

Le silence d’Assad face à l’affaiblissement du Hezbollah

L’observatoire basé au Royaume-Uni décompte les victimes de ces frappes comme suit : 53 miliciens pro-iraniens de nationalité syrienne, dont 8 membres du Hezbollah, et 22 miliciens étrangers, dont 4 membres du parti chiite, le reste appartenant au groupe irakien al-Noujaba, proche idéologiquement du Hezbollah et soutenu militairement par la Force al-Qods, unité spéciale des gardiens de la révolution islamique iraniens. La plupart des victimes auraient trouvé la mort lors de la première frappe, ayant ciblé une réunion.

Retrait du Hezbollah

Depuis le 23 septembre, la milice chiite retire ses combattants de certaines parties de la Syrie pour notamment les placer vers la région frontalière syro-libanaise, rapporte le quotidien syrien en ligne The Syrian Observer citant l’agence de presse allemande Deutsche Presse Agentur (DPA). En parallèle, l’OSDH notait auprès de la publication que le parti chiite avait « évacué son quartier général à Palmyre » et s’était retiré des zones environnantes, remettant le quartier général à des membres de la brigade afghane Fatemiyoun, combattant aux côtés du régime syrien depuis 2014. D’autres milices auraient repris le contrôle de plusieurs dépôts d’armes dans la région, poursuit l’organisation.

Lire aussi

Qousseir, cette ville syrienne aux mains du Hezbollah, cible d’Israël

Conséquence de ce retrait progressif du Hezbollah à Palmyre et ses environs, l’OSDH affirme que les milices soutenant l’Iran affluent vers l’ancienne cité gréco-romaine classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que les zones désertiques environnantes, pour remplacer les combattants du parti chiite quittant le pays. Depuis le début de l’année 2024, l’OSDH a dénombré 152 frappes israéliennes sur le territoire syrien, ciblant des dépôts d’armes et de munitions, des quartiers généraux ou encore des véhicules. L’armée israélienne ne revendique que très rarement ces frappes.

L’armée israélienne a effectué plusieurs frappes mercredi 20 novembre sur la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie, contre des groupes pro-iraniens, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Depuis, le bilan humain provisoire n’a de cesse de grimper, s’élevant jeudi soir à 82 morts et des dizaines de blessés. Pour le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahman, il s’agit de « l’attaque la plus meurtrière d’Israël contre des milices iraniennes » depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011. Depuis l’escalade du conflit entre le Hezbollah et Israël au Liban le 23 septembre dernier, l’État hébreu a intensifié ses frappes contre le parti chiite tant au Liban que sur le territoire syrien, où le Hezbollah soutient le régime de Damas, en visant tout autant l’armée syrienne que...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut