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Société - Retour Volontaire

Hajjar indique que 650 000 réfugiés syriens ont été retirés de la base de données du HCR

Le ministre libanais de l'Intérieur a ajouté que la période de facilitation des retours volontaires, initialement prévue jusqu'au 31 juillet, avait été prolongée jusqu'au 30 septembre.

Hajjar indique que 650 000 réfugiés syriens ont été retirés de la base de données du HCR

Départ d'un convoi de réfugiés syriens sous l'égide du HCR et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le 2 octobre 2025, depuis le quartier de la Quarantaine, à l'est de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Dans un entretien accordé à Télé Liban et relayé jeudi par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), M. Hajjar a indiqué qu'environ 650 000 réfugiés avaient été retirés de la base de données du HCR sur un total de 1,4 million, ajoutant qu'un grand nombre d'entre eux étaient déjà rentrés en Syrie.

Il a précisé que l'objectif du gouvernement était de « régulariser la présence syrienne au Liban par des moyens légaux et de faire en sorte qu'il n'y ait plus de personnes bénéficiant du statut de réfugié ». M. Hajjar a ajouté qu'un comité présidé par le vice-Premier ministre Tarek Mitri supervisait ce plan de retour.

Selon le ministre, la période de facilitation des retours volontaires, initialement prévue jusqu'au 31 juillet, a été prolongée jusqu'au 30 septembre afin de permettre à davantage de Syriens souhaitant rentrer chez eux d'accomplir les démarches nécessaires. « S'ils souhaitent ensuite revenir au Liban, cela devra se faire par les voies légales et officielles », a-t-il déclaré, ajoutant que cette mesure visait à encourager un plus grand nombre de Syriens à rentrer dans leur pays.

Le programme de « retour volontaire » organisé par le Liban, mis en œuvre par la Sûreté générale en coordination avec le HCR, continue d'accompagner les Syriens déplacés souhaitant regagner leur pays. Si des dizaines de milliers de réfugiés sont rentrés spontanément ou dans le cadre de convois organisés par les Nations unies, beaucoup demeurent prudents, invoquant notamment des inquiétudes liées à la sécurité, à la perte de documents officiels et à la disponibilité des logements.

Évoquant les détenus syriens au Liban, M. Hajjar a indiqué qu'environ 90 Syriens restaient incarcérés dans le pays et rejeté les affirmations selon lesquelles les condamnés syriens remis aux autorités de Damas seraient immédiatement libérés, assurant qu'ils poursuivaient au contraire l'exécution de leur peine dans les prisons syriennes.

Situation sécuritaire « bonne »

Le ministre est également revenu sur les efforts visant à obtenir le retrait israélien du Liban-Sud. Il a déclaré que la visite du président Joseph Aoun à Washington s'inscrivait dans le cadre d'une coordination avec le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berry afin d'aider le Liban à se relever de la guerre. Il s'est dit confiant que les réunions à Washington « déboucheront sur de véritables pressions américaines sur Israël afin d'atteindre cet objectif », ajoutant que « les positions positives du président américain Donald Trump à l'égard du Liban et du président Aoun sont encourageantes ».

M. Hajjar a affirmé que le gouvernement n'avait reçu aucune injonction étrangère concernant le monopole de l'État sur les armes, précisant que cet engagement découlait de la déclaration ministérielle et des décisions prises depuis l'entrée en fonction du gouvernement en février 2025. Il a ajouté que Nabih Berry soutenait les efforts visant à obtenir le retrait israélien et le déploiement de l'armée dans le Sud, estimant que sa position était en phase avec celle du président Aoun. Selon le ministre, le président syrien Ahmad el-Chareh et le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad el-Chaibani ont tous deux assuré que Damas n'avait aucune intention d'intervenir militairement au Liban, mais qu'elle était prête à aider Beyrouth en coordination avec l'État libanais.

Abordant la situation sécuritaire intérieure, M. Hajjar a indiqué que le ministère de l'Intérieur avait activé sa cellule centrale de crise dès le début de la guerre afin de coordonner son action avec le Grand Sérail, les mohafez, les municipalités et les services de sécurité face à la crise des déplacés. Le ministère a également autorisé les déplacés à obtenir leurs documents officiels auprès de n'importe quel bureau de l'état-civil et mis en place des centres de services alternatifs au sein du ministère.

« La situation sécuritaire au Liban est très bonne malgré la poursuite des attaques israéliennes dans le Sud », a déclaré le ministre, ajoutant que les taux de criminalité étaient restés comparables à ceux de l'an dernier, tout en étant en baisse dans certaines régions. Enfin, M. Hajjar a réitéré son soutien à un projet de loi d'amnistie générale destiné à réduire la surpopulation carcérale et à améliorer les conditions humanitaires dans les prisons.

Dans un entretien accordé à Télé Liban et relayé jeudi par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), M. Hajjar a indiqué qu'environ 650 000 réfugiés avaient été retirés de la base de données du HCR sur un total de 1,4 million, ajoutant qu'un grand nombre d'entre eux étaient déjà rentrés en Syrie.Il a précisé que l'objectif du gouvernement était de « régulariser la présence syrienne au Liban par des moyens légaux et de faire en sorte qu'il n'y ait plus de personnes bénéficiant du statut de réfugié ». M. Hajjar a ajouté qu'un comité présidé par le vice-Premier ministre Tarek Mitri supervisait ce plan de retour.Selon le ministre, la période de facilitation des retours volontaires, initialement prévue jusqu'au 31 juillet, a été prolongée jusqu'au 30...
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