Une frappe israélienne sur Jabal el-Botm, dans la périphérie de Tyr au Liban-Sud, le 19 novembre 2024. Photo AFP / Kawnat Haju
Un soldat libanais a été tué, mercredi matin, dans une frappe sur un véhicule militaire sur la route reliant Bourj el-Moulouk à Qlayaa, dans le caza de Marjeyoun, au Liban-Sud, a annoncé l'armée libanaise dans un bref communiqué. Dans un précédent communiqué, la troupe avait fait état de deux blessés.
L'armée a identifié le soldat tué près de Bourj el-Moulouk comme étant Abbas Ali Nahlé, qui était âgé de 26 ans et avait rejoint les rangs de la troupe en 2022. Originaire de Marjeyoun, il était célibataire, selon la biographie publiée par l'armée. Selon des informations de notre correspondant Mountasser Abdallah, le véhicule touché par une frappe israélienne était un « Humvee » dans lequel se trouvaient un officier et deux soldats. La victime était mobilisée dans la caserne de Marjeyoun. Les deux blessés ont été hospitalisés à Hasbaya.
La zone dans laquelle se trouvait le véhicule est située à quatre kilomètres à l'ouest de Khiam, où des combats violents opposent le Hezbollah à l'armée israélienne qui tente d'avancer sur la localité.
Frappe sur Sarafand
Mardi soir, trois soldats avaient déjà été tués dans un bombardement israélien sur un poste de contrôle de la troupe à Sarafand, au Liban-Sud. Ce raid avait également fait 17 blessés, selon le ministère libanais de la Santé.
Les trois victimes de la frappe sur Sarafand étaient l'adjudant-chef Ayman Abdellatif Rahal et les sergents Adam Jerji Aoun et Ali Mohammad Harb. L'adjudant-chef Rahal, originaire de Tyr, avait 42 ans, et avait intégré l'armée en 2008. Il était père de deux enfants. Le sergent Aoun, né en 1997, était originaire de Ghaziyé, dans le caza de Saïda. Leur collègue Ali Harb, âgé de 30 ans, était originaire de Zaoutar el-Charkiyé, dans le caza de Nabatiyé.
Reçu à Yarzé mercredi, le ministre libanais sortant de la Défense, Maurice Slim, a présenté ses condoléances au commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun, pour les soldats tués dans des frappes israéliennes.
Après ces annonces, l'armée israélienne a affirmé mercredi qu'elle se battait contre le Hezbollah au Liban et non « pas contre les Forces armées libanaises ». « Nous insistons sur le fait que [l'armée israélienne] mène [au Liban] des opérations précises contre l'organisation terroriste Hezbollah et qu'elle n'agit pas contre les Forces armées libanaises », indique un communiqué militaire israélien transmis à l'AFP.
Des frappes israéliennes ont tué, depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël, plus d'une vingtaine de soldats et membres des Forces de sécurité intérieure (FSI), au Liban-Sud et dans la Békaa, notamment dans des tirs sur des installations de l'armée libanaise, qui n'est pas impliquée dans les combats.


