Le logo de la radio al-Rissala. Photo tirée de Facebook
Le Hezbollah a « fermement condamné » vendredi l'attaque par Israël du bâtiment abritant les locaux de la radio al-Rissala, fondée par le parti Amal, et décrite sur son site web comme « un média politique libanais engagé, visant à sensibiliser les masses libanaises aux enjeux de l’intérêt national ».
Situé dans la banlieue-sud de Beyrouth, l’immeuble se trouvait en face du complexe « Rawdat al-Chahidayn », le cimetière militaire des « martyrs » de la résistance islamique à Ghobeyri, à proximité duquel deux frappes israéliennes ont été menées jeudi vers 9h30.
Dans son communiqué, le parti chiite a appelé les institutions médiatiques internationales et arabes à condamner cette frappe contre al-Rissala, dénonçant « les pratiques criminelles exercées par l'ennemi sioniste contre les acteurs de la presse et les professionnels des médias ». Le Hezbollah a dénoncé la « stratégie terroriste systématique visant à réduire au silence la voix de la résistance » et les tentatives israéliennes « d'éradiquer les médias libres, de la Palestine au Liban ».
Cette attaque s’inscrit dans une série de frappes visant des journalistes et des médias souvent affiliés au tandem chiite. Jeudi, les locaux de Taha TV, une chaîne diffusant du contenu religieux et s’adressant aux enfants de 2 à 14 ans, avaient été touchés par des frappes israéliennes. Mardi, la journaliste libanaise Soukaïna Mansour Kaoutharani avait été tuée dans un raid israélien ayant frappé un immeuble résidentiel à Joun, dans le Chouf. Elle était correspondante de la Radio al-Nour, affiliée au Hezbollah. Le 23 octobre, une frappe avait également endommagé des locaux de la chaîne al-Mayadeen à Jnah. Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, les locaux de la télévision al-Sirat, une chaîne religieuse pro-Hezbollah, avaient été rasés par l’aviation israélienne.



Il fut une époque où les enfants écoutaient des comptines, autres temps autres mœurs..
22 h 50, le 15 novembre 2024