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Politique - Justice

Stock d'armes du Hezbollah à Ras el-Nabeh : le procureur émet un mandat d'amener à l'encontre de trois suspects


Stock d'armes du Hezbollah à Ras el-Nabeh : le procureur émet un mandat d'amener à l'encontre de trois suspects

Les armes saisies à Ras el-Nabeh, le 29 juillet 2026. Photo fournie par une source locale

Le procureur général près la Cour de cassation, Rami el-Hajj, a émis lundi un mandat d'amener à l'encontre de trois suspects, dans l'affaire du stock d'armes du Hezbollah saisi dans le quartier résidentiel beyrouthin de Ras el-Nabeh la semaine dernière, a confirmé mardi une haute judiciaire à L'Orient-Le Jour. Ce mandat fait suite à leur convocation, à laquelle les suspects ne s'étaient pas rendus. La source judiciaire précise qu'un mandat de recherche sera émis, dans le cas où les trois individus ne seraient pas retrouvés.

H.J, chez qui le stock d'armes se trouvait, est toujours en état d'arrestation, précise la source. Il aurait révélé l'identité des trois suspects, qui seraient liés à la présence d'armes dans son domicile, lors de son interrogatoire, selon des médias locaux. Les forces de sécurité avaient retrouvé l'arsenal à la suite d'une perquisition, effectuée après une altercation familiale dans l'appartement. L'arsenal retrouvé comportait quinze fusils d'assaut de type Kalachnikov, des roquettes B7, des munitions de différents calibres ainsi que d'autres équipements.

Une source locale avait précisé à notre rédaction la semaine dernière que H.J n’avait « jamais porté d’arme de sa vie », et que s'il « soutenait le Hezbollah, il n'était ni formé ni expérimenté. » Selon cette même source, le mouvement chiite aurait pu entreposer des armes chez lui précisément parce qu’il ne suscitait aucun soupçon. En plus des armes, des enquêteurs avaient par ailleurs retrouvé un plan du quartier de Ras el-Nabeh, ainsi que du matériel de communication.

Du fait de la nature des armes et des équipements retrouvés lors de cette perquisition, certains observateurs ont estimé qu'il s'agit d'un indicateur que le Hezbollah n'exclut pas de mener un coup de force à Beyrouth. Cette affaire intervient alors que les critiques du Hezbollah contre le président Joseph Aoun et le gouvernement de Nawaf Salam se sont intensifiées depuis la signature, le mois dernier, d’un accord-cadre entre le Liban et Israël. Certains redoutent un scénario similaire à celui du 7 mai 2008, lorsque le parti avait pris les armes à Beyrouth après une décision gouvernementale visant son réseau de télécommunications. Jusqu’à présent, toutefois, le Hezbollah s’est abstenu de mobilisations d’ampleur et n’a pas quitté le gouvernement. Les sources contactées par L'OLJ n’ont pas été en mesure de confirmer l'hypothèse d'un coup de force, soulignant que l’enquête est toujours en cours.

Le procureur général près la Cour de cassation, Rami el-Hajj, a émis lundi un mandat d'amener à l'encontre de trois suspects, dans l'affaire du stock d'armes du Hezbollah saisi dans le quartier résidentiel beyrouthin de Ras el-Nabeh la semaine dernière, a confirmé mardi une haute judiciaire à L'Orient-Le Jour. Ce mandat fait suite à leur convocation, à laquelle les suspects ne s'étaient pas rendus. La source judiciaire précise qu'un mandat de recherche sera émis, dans le cas où les trois individus ne seraient pas retrouvés. H.J, chez qui le stock d'armes se trouvait, est toujours en état d'arrestation, précise la source. Il aurait révélé l'identité des trois suspects, qui seraient liés à la présence d'armes dans son domicile, lors de son interrogatoire, selon des...
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