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Société - Guerre Au Liban

À Dhaïra, plus de nouvelles de la seule résidente restée au village

Selon le maire du village, la septuagénaire a été soignée par l'armée israélienne avant d'être ramenée au Liban-Sud.

À Dhaïra, plus de nouvelles de la seule résidente restée au village

Image satellite de Planet Labs PBC du 5 octobre 2024 montrant le village frontalier de Yaroun dans le sud du Liban, où le Hezbollah a affirmé viser une force israélienne le 4 octobre / AFP / Thierno Toure

Le cheikh Abdallah al-Gharib, maire de Dhaïra (caza de Tyr, au Liban-Sud), a rapporté vendredi à notre correspondant Mountasser Abdallah qu'il ne restait plus qu'une seule personne dans ce village de 2 500 habitants, une femme de 79 ans, Ghadia al-Soueid, qui a refusé de partir. « Malgré le fait qu'elle a été blessée il y a deux mois, elle est retournée au village après avoir été soignée dans un hôpital de la ville de Tyr », a-t-il dit.

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Il a précisé qu'elle avait également été blessée la semaine dernière, et que, en raison de l'absence de population, de défense civile et de Croix-Rouge, l'armée israélienne l'a soignée dans un hôpital en Israël avant de la ramener au village. Cependant, le maire a indiqué n'avoir « aucune nouvelle d'elle depuis une semaine. » Alors que le responsable local a accusé la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) de ne pas sortir de sa base située proche du village, une porte-parole de la force onusienne a affirmé que les Casques bleus « soutiennent les communautés locales du mieux qu'ils peuvent, y compris en facilitant l'accès d'aides humanitaires ».

Le cheikh Gharib a ajouté que le village a été complètement détruit : « Trois mosquées ont été démolies par les forces israéliennes, ainsi que toutes les maisons, écoles et infrastructures. »

29 villages détruits 

Dhaïra, voisine de Yaroun, fait en effet partie de ces localités frontalières avec Israël complètement détruites par l'offensive israélienne terrestre au Liban-Sud, annoncée le 30 septembre et débutée effectivement le 3 octobre, selon les communiqués du Hezbollah annonçant des affrontements. Ce sont pas moins de 29 villages, sur une bande de 120 km allant de la région de Naqoura (caza de Tyr) jusqu'à Chebaa (caza de Hasbaya), qui auraient été détruits par l'armée israélienne, selon des chiffres annoncés le 5 novembre par Mohammad Chamseddine, directeur des recherches à l'institut de sondage libanais Information International. L'objectif affiché de cette offensive est de ramener les quelque 60 000 habitants du nord d'Israël, déplacés depuis octobre 2023, à leurs foyers, selon l'armée et les autorités israéliennes. 

Depuis le début de l'offensive terrestre, au moins deux cas ont été documentés de personnes conduites en Israël puis ramenées au Liban, un habitant de Kfar Kila qui avait été libéré le 20 octobre après avoir été capturé par l'armée israélienne dans ce village, et la fondatrice d’un ermitage à Qaouzah, un village chrétien de Bint Jbeil, Soeur Béatrice Mauger. Celle-ci avait été relâchée le 17 octobre par des soldats de l’armée israélienne infiltrés en territoire libanais qui l’avaient emmenée en Israël, deux jours plus tôt. 

Le cheikh Abdallah al-Gharib, maire de Dhaïra (caza de Tyr, au Liban-Sud), a rapporté vendredi à notre correspondant Mountasser Abdallah qu'il ne restait plus qu'une seule personne dans ce village de 2 500 habitants, une femme de 79 ans, Ghadia al-Soueid, qui a refusé de partir. « Malgré le fait qu'elle a été blessée il y a deux mois, elle est retournée au village après avoir été soignée dans un hôpital de la ville de Tyr », a-t-il dit. À lire aussi Appel à l’aide à Meis el-Jabal : quatre personnes âgées portées disparues au milieu des violences Il a précisé qu'elle avait également été blessée la semaine dernière, et que, en raison de l'absence de population, de défense civile et de Croix-Rouge, l'armée israélienne l'a soignée dans un hôpital en Israël avant de la ramener au village. Cependant,...
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