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Environnement - Focus

Pourquoi y a-t-il plus d’incendies au Liban cette année ?

« Volontaires ou involontaires, 99 % de ces feux sont d’origine humaine », affirme un responsable de la Défense civile à « L’Orient-Le Jour ».

Pourquoi y a-t-il plus d’incendies au Liban cette année ?

Un secouriste de l’association « Darb Akkar » éteignant un incendie à Raboué, dans le Metn, le 23 octobre 2023. Photo tirée de la page Facebook « Akkar Trail »

Raboué (Metn), Jezzine (Sud), Hrar (Nord), Biré (Chouf), Ehden (Zghorta), Jeïta (Kesrouan)… Toutes ces localités et des dizaines d’autres ont été ravagées par les flammes ces dernières semaines. « Nous sommes actuellement dans la saison des incendies la plus dangereuse de l’année avant les pluies automnales », confirme à L’Orient-Le Jour Nabil Salhani, directeur de la formation à la Défense civile. « La sécheresse de la terre et la vitesse élevée du vent entraînent une propagation rapide des flammes qui deviennent difficiles à maîtriser, tout comme c’était le cas dernièrement à Raboué », explique-t-il.

Cela étant, cette succession rapide et éparse des incendies, plus nombreux que l’an dernier, sème le doute quant à leurs origines. Si beaucoup estiment que ces départs de feu en série sont simplement dus à la sécheresse et l’humidité, d’autres envisagent plutôt la piste « criminelle », à l’instar de Nabil Salhani. « Volontaires ou involontaires, 99 % de ces incendies sont d’origine humaine », affirme-t-il.

Un constat établi également par Georges Mitri, directeur du programme sur les terres et les ressources naturelles à l’Université de Balamand. Pour lui, ces récents incendies sont « d’origine humaine » : « Certains agriculteurs mettent le feu à leurs déchets agricoles ou à des herbes sèches pour s’en débarrasser au lieu d’avoir recours à des ouvriers. D’autres incendies sont d’origine criminelle. » Le directeur souligne aussi que l’indice du risque d’incendie est élevé en ce moment en raison de la sécheresse avant les averses automnales.

Pour mémoire

« Il faut qu’ils éteignent l'incendie rapidement, sinon il ne restera plus rien de cette vallée »

Khaled Taleb, chef de l’association de protection de l’environnement « Darb Akkar », envisage également la piste des incendies déclenchés (volontairement, involontairement ou avec une intention criminelle), mais avance, lui, un autre facteur : « Les pluies éphémères que le Liban a connues le mois dernier ont accéléré la fermentation des déchets dans la terre, ce qui accélère la propagation des flammes. »

Plus de mille hectares brûlés en 2024

Concernant le nombre d’hectares brûlés, Georges Mitri nuance : « Si l’on compare le nombre d’hectares brûlés cette année à ceux de 2023, nous constatons que les chiffres ont presque doublé. Mais sur une échelle plus large, nous conservons la même moyenne au cours des dernières années », affirme-t-il.

Dans le détail, environ 1 500 hectares de terres agricoles et d’espaces forestiers ont pris feu en 2024, contre 774 hectares en 2023, 350 hectares en 2022 (une baisse due au lancement d’un programme national par le ministère de l’Environnement pour lutter contre les incendies, précise Georges Mitri), 2 838 hectares en 2021, 7 000 hectares en 2020 et 2 700 en 2019. Ces chiffres excluent les incendies provoqués par la guerre entre le Hezbollah et Israël depuis octobre 2023, qui ont brûlé des espaces d’environ 4 500 hectares en 2024, contre 2 200 hectares fin 2023, ajoute Georges Mitri.

Enfin, il affirme que le Liban a effectivement connu plus d’incendies qu’en 2023 en raison d’un climat plus humide et plus chaud, notant que « la saison des incendies, qui débute après les dernières pluies hivernales et s’étend jusqu’au début des pluies automnales, a commencé cette année en avril, soit plus tôt que d’habitude ». 

Raboué (Metn), Jezzine (Sud), Hrar (Nord), Biré (Chouf), Ehden (Zghorta), Jeïta (Kesrouan)… Toutes ces localités et des dizaines d’autres ont été ravagées par les flammes ces dernières semaines. « Nous sommes actuellement dans la saison des incendies la plus dangereuse de l’année avant les pluies automnales », confirme à L’Orient-Le Jour Nabil Salhani, directeur de la formation à la Défense civile. « La sécheresse de la terre et la vitesse élevée du vent entraînent une propagation rapide des flammes qui deviennent difficiles à maîtriser, tout comme c’était le cas dernièrement à Raboué », explique-t-il. Cela étant, cette succession rapide et éparse des incendies, plus nombreux que l’an dernier, sème le doute quant à leurs origines. Si beaucoup estiment que ces départs de feu en série sont...
commentaires (2)

GRACE A BIBI, QUI EN RASANT LES FORETS PEUT MIEUX IDENTIFIER LES CACHES DU HEZBOLLAH. SI SIMPLE QUE CA.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 07, le 30 octobre 2024

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Commentaires (2)

  • GRACE A BIBI, QUI EN RASANT LES FORETS PEUT MIEUX IDENTIFIER LES CACHES DU HEZBOLLAH. SI SIMPLE QUE CA.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 07, le 30 octobre 2024

  • OMG...why??

    Marie Claude

    07 h 31, le 30 octobre 2024

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