Un tank israélien près d'une position à la frontière entre Israël et le Liban, le 1er octobre 2024. Photo Ahmad Gharabli/AFP
Un signe d’ouverture ? Jeudi, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré qu’Israël pouvait potentiellement parvenir à une fin décisive au conflit avec le Hezbollah. « Dans le nord, il existe une possibilité d’aboutir à une fin. Nous avons mis fin à la chaîne de commandement supérieure du Hezbollah de manière très approfondie », a déclaré Halevi lors d’une évaluation dans le nord de la bande de Gaza mercredi, dans une vidéo distribuée par l’armée israélienne.
Une déclaration cryptique, que certains ont analysé comme indiquant que la guerre pourrait bientôt se terminer. Du moins aux yeux de l’armée israélienne, le gouvernement de Benjamin Netanyahu pouvant avoir des calculs différents. Côté libanais, le président du Parlement (avec lequel la communauté internationale négocie), Nabih Berry, a lui aussi envoyé des signaux pareils. « Ce qui est discuté actuellement, c’est un accord pour un cessez-le-feu définitif, a-t-il affirmé dans un entretien à Sky News Arabia. L’armée libanaise prendra en charge les mécanismes d’exécution de la résolution 1701 pour maintenir la stabilité. Nous restons attachés au rôle de la Force intérimaire de l’ONU (Finul) en tant que garante de l’application de cette résolution 1701 ». Et d’ajouter : « Nous commencerons à travailler à l’élection d’un président consensuel pour le Liban après le cessez-le-feu. Je me suis mis d’accord avec l’envoyé américain Amos Hochstein (au Liban mardi) sur l’application de la résolution 1701 sans aucune modification ».
De son côté, le Hezbollah a lui aussi publié une vidéo dans laquelle il remercie ses partisans pour ce qu’ils ont enduré depuis le début des combats et assure que la « victoire » des combattants du parti conter Israël était proche. « Endurez encore un peu, et si Dieu le veut, nous nous réunirons bientôt sur les places », pouvait-on notamment entendre. Tout cela intervient à l’heure où Israël prévoit d’envoyer une délégation à Doha dimanche, qui comptera dans ses rangs le chef du renseignement extérieur israélien, David Barnea. Le dirigeant du Mossad se rendra au Qatar « pour une rencontre avec le chef de la CIA Bill Burns et le Premier ministre du Qatar », a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué. « Les parties discuteront des différentes options pour reprendre les négociations sur la libération des otages captifs du Hamas, à la suite des évènements récents », a-t-on ajouté de même source. Le bureau du Premier ministre israélien s’est d’ailleurs félicité du fait que l’Égypte s’apprête à proposer un projet d’accord de cessez-le-feu à Gaza.
Combats violents
Sur le terrain, les affrontements continuent au Liban. Le Hezbollah a affirmé que ses combattants « sont engagés dans des combats violents » avec des soldats israéliens à Aïta el-Chaab, dans le caza de Bint Jbeil, précisant que ces affrontements se déroulent « à bout portant ». Divers types d’armes sont utilisés, notamment des fusils-mitrailleurs et des roquettes. Dans un communiqué, le parti chiite a indiqué avoir détruit un char Merkava qui « tentait de venir en renfort » aux soldats. Le véhicule a pris feu, et la frappe a causé des victimes, selon le Hezbollah, qui affirme que les affrontements « se poursuivent ».
Le village d’Aïta el-Chaab, dominant les environs du caza de Bint Jbeil, a déjà été le théâtre de plusieurs combats entre le Hezbollah et l’armée israélienne. Le 17 octobre, des médias israéliens avaient diffusé des images d’un drapeau israélien hissé sur une tour de cette localité. L'armée israélienne a, en outre, annoncé la mort de 4 de ses soldats au Liban-Sud. Le Hezbollah a également affirmé avoir pris pour cible des soldats israéliens à l’est de Aïtaroun (Bint Jbeil), sur le territoire libanais, avec des roquettes et des tirs d’artillerie. Il s’agit d’un nouveau front ouvert par l’armée israélienne mercredi. Il ajoute avoir attaqué des unités de l’armée israélienne avançant entre les localités de Adaïssé, Rab el-Thalathine et Taybé avec « des tirs de fusils-mitrailleurs et de roquettes », obligeant les soldats israéliens à « se replier ».
Les combattants du parti chiite ont également visé un char Merkava, d’abord au nord-ouest du village de Adaïssé (Marjeyoun), puis au sud de ce même village. Il a également revendiqué des tirs de roquettes sur trois grandes villes du nord d’Israël : Haïfa, Safed et Nahariya. De son côté, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes. Un raid de drone a ciblé une voiture sur la route de Kahalé-Dahr el-Wahch, à Aley, tandis qu’une frappe a visé les hauteurs de Jbeil, au nord de Beyrouth, dans la région du village chiite d’Aalmat. Le missile s’est abattu dans une zone boisée et inhabitée, provoquant un incendie. Une frappe de drone israélien a également ciblé Bourj Qalaway, dans le caza de Bint Jbeil. Ce tir, qui a touché une moto, a coûté la vie à Hassan Mreyti, le moukhtar du village, selon des habitants, qui ont précisé que le moukhtar se rendait, accompagné d’une autre personne, sur les lieux d’une précédente frappe pour porter secours à des riverains. En outre, une personne a été tuée et une autre blessée par une frappe de drone sur une mobylette, près d’un site archéologique de Tyr, et une frappe à Jouwaya a fait deux morts.
Nuit difficile à Beyrouth
Tout au long de la journée, de nombreux villages du Liban-Sud ont été sous le feu de l’artillerie ou de l’aviation israéliennes, notamment Kfar Kila, Khiam, Majdel Selm, Houla (Marjeyoun), Aïtaroun, Tebnine, Marwahine, Kfar Dounine, Ramiyé (Bint Jbeil) et Kfar Tibnit (caza de Nabatiyé). D’autres localités comme Chéhabiyé, Deir Kanoun el-Nahr, Majdel Zoun, Jibbein, Tayr Harfa, Jouwaya et Mansouri (Tyr), ainsi que Kfarchouba (Hasbaya), ont également été touchées. Dans le caza de Saïda, les villages de Ansariyé, Anqoun et Bnaafoul ont subi des frappes, et un centre commercial situé sur la route principale au centre de Baysariyé a été détruit. Des tirs d’obus au phosphore blanc ont été signalés à la périphérie de Taybé. Dans la Békaa, une frappe israélienne sur Khodor, une bourgade près de Baalbeck, a tué sept personnes , dont trois soeurs, et fait 14 blessés. Cinq personnes ont été tuées et deux ont été blessées lors d’une frappe aérienne sur Hellaniyé, à l’est de Baalbeck.
De violents bombardements aériens israéliens ont touché dans la nuit de mercredi à jeudi la banlieue sud de Beyrouth, visée par dix-sept frappes qui ont détruit plusieurs immeubles, selon l’agence libanaise, et provoqué une énorme explosion. Selon l’agence de presse libanaise Ani, il s’agit des bombardements les plus importants dans ce secteur depuis l’escalade de la guerre entre Israël et le Hezbollah il y a un mois. La chaîne pro-iranienne Al-Mayadeen a affirmé qu’un de ses bureaux dans un quartier du sud de Beyrouth avait été touché. Une frappe à Jnah a également tué une personne et en a blessé cinq autres, selon le ministère libanais de la Santé. Après ces frappes, l’armée israélienne a dit avoir visé « des sites de production et de stockage » d’armes du Hezbollah.
La chaîne al-Manar, affiliée au Hezbollah, a de son côté annoncé la mort d’un de ses caméramans, Ali el-Hadi Yassine, dans une frappe israélienne. Selon les informations à notre disposition, Ali Yassine a été tué dans une des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth. Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd J. Austin, a affirmé lui que Washington n’avait pas vu d’informations étayant les allégations israéliennes selon lesquelles le Hezbollah aurait installé un complexe de bunkers sous l’hôpital Sahel, dans la banlieue sud, a rapporté le journal américain New York Times.Dans le dernier bilan en date des victimes de la guerre, publié un mois et un jour après le début de l’escalade militaire israélienne au Liban, le ministère de la Santé a annoncé jeudi que le nombre de tués s’élève dorénavant à 2.593 (soit 19 de plus en 24 heures), pour plus de 12 000 blessés.asbaya, de Marjeyoun, ou encore de Tyr.




Même si nous sommes sceptiques, nous préférons croire à une paix durable et que cette milice se rende compte que le seul pays qui vaille qu’on défende est leur pays, leur refuge et leur fierté, et aucun autre. Les mollahs peuvent aller vendre leur jihad ailleurs, parce que les guerres ne mènent qu’à la mort et aux destructions et qu’au XXI e siècle on peut arriver à négocier ce que l’on veut autour d’une table sans effusion de sang. Les partisans du HB ont dans leur majorité compris que le but de la division était dans le seul but de les éloigner de leurs compatriotes qui veulent la même chos
11 h 52, le 25 octobre 2024