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Société - Guerre Au Liban

Le ministère de l'Éducation « n'a pas l'intention d'évacuer les déplacés » des écoles publiques

Parmi les solutions du ministère de l'Éducation : l'ouverture de certaines écoles avec deux horaires consécutifs ou la scolarisation d'élèves du public, selon des créneaux spécifiques, dans des établissements privés.

Le ministère de l'Éducation « n'a pas l'intention d'évacuer les déplacés » des écoles publiques

Le ministre libanais sortant de l'Éducation Abbas Halabi (g.), lors d'une réunion avec Nagib Mikati, le 21 octobre 2024. Photo ANI

Le ministre libanais sortant de l'Éducation, Abbas Halabi, a affirmé lundi que son ministère n'a « aucune intention » d'évacuer les personnes déplacées des régions frappées intensément par Israël, et qui ont depuis trouvé refuge dans des écoles publiques dans des zones considérées comme plus sûres. Il a toutefois appelé à des « alternatives » pour assurer un bon démarrage de l'année scolaire dans le secteur public, le 4 novembre.

Plus d'1,2 million de personnes ont été déplacées au Liban au cours du mois dernier après le début d'une offensive israélienne de grande envergure, le 23 septembre. Ces déplacés viennent du Liban-Sud, de la Békaa et de la banlieue sud de Beyrouth et sont notamment abrités, selon le plan de la cellule de crise gouvernementale, dans des écoles publiques. 

Créneau spécial dans les écoles privées

Lors d'une réunion avec le Premier ministre sortant Nagib Mikati, M. Halabi a expliqué le plan du ministère de l'Éducation pour faire face à la crise des déplacements et garantir un bon déroulement de l'année scolaire, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a expliqué que le plan comprend l'ouverture de certaines écoles qui n'hébergent pas de personnes déplacées aux élèves, selon deux horaires consécutifs sur une même journée, ainsi que l'utilisation de certaines écoles privées avec un créneau spécial permettant l'accueil d'élèves du public. Le plan prévoit également des options d'enseignement à distance.

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Depuis le Grand Sérail, Abbas Halabi a confirmé que l'année scolaire débutera le 4 novembre dans les écoles publiques, les écoles professionnelles et les lycées techniques, tandis que l'Université libanaise, seule publique du pays, lancera son année académique dans cinq facultés le 28 octobre.

Alternatives demandées

« Les circonstances difficiles » ne doivent pas affecter l'éducation publique et universitaire, a lancé M. Halabi, qui a appelé à « déployer tous les efforts possibles pour sauver l'année scolaire et minimiser les pertes ».  « Il n'est pas du tout dans notre intention, contrairement à ce qui circule, que le ministère de l'Éducation évacue des personnes déplacées des écoles publiques. L'évacuation des écoles utilisées comme refuges ne relève pas de la responsabilité du ministère de l'Éducation », a-t-il ajouté. Il a toutefois appelé à ce que soient mises en place des « alternatives », soulignant que certains établissements devraient pouvoir être rouverts aux élèves dans certaines régions, notamment pour les jeunes eux-mêmes déplacés. Cela concerne environ 500.000 personnes selon lui. 

Enfin, M. Halabi a rappelé que le rôle du ministère est d'assurer l'éducation, tandis que les questions de déplacement et autres problèmes connexes relèvent du comité d'urgence. 

Le ministre libanais sortant de l'Éducation, Abbas Halabi, a affirmé lundi que son ministère n'a « aucune intention » d'évacuer les personnes déplacées des régions frappées intensément par Israël, et qui ont depuis trouvé refuge dans des écoles publiques dans des zones considérées comme plus sûres. Il a toutefois appelé à des « alternatives » pour assurer un bon démarrage de l'année scolaire dans le secteur public, le 4 novembre.Plus d'1,2 million de personnes ont été déplacées au Liban au cours du mois dernier après le début d'une offensive israélienne de grande envergure, le 23 septembre. Ces déplacés viennent du Liban-Sud, de la Békaa et de la banlieue sud de Beyrouth et sont notamment abrités, selon le plan de la cellule de crise gouvernementale, dans des écoles publiques. Créneau spécial...
commentaires (1)

Le contraire nous aurait étonné. C’est un ministre comme tous les autres qui occupent leurs postes usurpés et est tenu de servir ceux qui l’ont placés. Pas pour longtemps heureusement pour notre pays.

Sissi zayyat

16 h 14, le 22 octobre 2024

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Commentaires (1)

  • Le contraire nous aurait étonné. C’est un ministre comme tous les autres qui occupent leurs postes usurpés et est tenu de servir ceux qui l’ont placés. Pas pour longtemps heureusement pour notre pays.

    Sissi zayyat

    16 h 14, le 22 octobre 2024

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