Des manifestants à Téhéran brandissent des photos du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, après la frappe israélienne contre la banlieue sud, le vendredi 27 septembre 2024. ATTA KENARE / AFP
L'armée israélienne a annoncé, samedi, avoir réussi à assassiner, dans une frappe mortelle contre la banlieue sud de Beyrouth la veille, le tout-puissant secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Un évènement dont les ondes de choc risquent de se faire ressentir à travers la région, Nasrallah ayant été une figure essentielle de l'axe pro-iranien. Il est parfois même décrit comme le numéro deux de ce camp, derrière le Guide suprême Ali Khamenei. Durant la nuit de vendredi à samedi, la banlieue sud, fief du Hezbollah et région densément peuplée, a été pilonnée toute la nuit. Mais du côté du Hezbollah, c'est silence radio.
Les médias du parti, telle que sa chaîne al-Manar ou le site al-Ahed, ne mentionnent pas les allégations israéliennes sur cet assassinat, ni l'incertitude concernant le sort de Hassan Nasrallah. Au contraire, ces deux médias continuent leur couverture de la guerre, comme si de rien n'était. De même, les canaux de communication officiels du parti se contentent d'annoncer les différentes opérations qu'il mène contre Israël. Un silence retentissant, qui pose beaucoup de questions.
Ce que l'on sait
Après la violente frappe israélienne vendredi contre la banlieue sud de Beyrouth, qui aurait visé selon Tel-Aviv le quartier général du parti, des sources proches du Hezbollah ont indiqué à l'agence Reuters que la formation aurait perdu le contact avec son chef. En parallèle, d'autres proches du parti, comme le journaliste Fayçal Abdel Sater, affirmaient que Hassan Nasrallah était encore en vie. Le lendemain, les Israéliens ont annoncé disposer de preuves de la « réussite » de leur opération, ce que le Hezbollah n'a pas commenté.
Les hypothèses
Le silence du Hezbollah concernant le sort de son secrétaire général pourrait simplement être dû au fait que le parti lui-même ignore si Hassan Nasrallah a survécu ou non à la frappe. Cela rappelle notamment l'assassinat par Israël du chef d'État major de la formation, Fouad Chokor, en août dernier. Il a fallu attendre un jour pour que son corps soit retrouvé et sa mort confirmée. En attendant, des informations contradictoires circulaient sans cesse.
Le Hezbollah a d'autant plus intérêt à s'abstenir de faire des déclarations sur le sujet que Nasrallah a développé, au fil de ses années à la tête de la puissante formation chiite, une image quasiment divine aux yeux de ses supporters les plus fidèles. L'annonce d'incertitude concernant son sort, voire sa mort, pourrait provoquer un vent de panique et une mobilisation dans la rue, notamment dans les régions chiites, bombardées sans cesse par l'armée israélienne depuis vendredi soir.
Une autre hypothèse qui circule, notamment dans les milieux proches de la formation, serait que Hassan Nasrallah est encore en vie, et son silence serait donc un outil de « guerre psychologique » contre Israël. Ces milieux rappellent notamment la guerre de juillet 2006, lors de laquelle Hassan Nasrallah avait rompu un silence de trois jours via un discours. Il y annonçait, en direct, un tir de missile contre un navire de guerre israélien déployé dans les eaux libanaises. « Regardez-le brûler », avait-il scandé, dans un discours entré à jamais dans l'histoire.
On peut formuler une troisième hypothèse : celle selon laquelle le parti est complètement dépassé par les évènements. Si la mort de son chef est confirmée, tout le commandement aurait été décapité. Le Hezbollah attend probablement les instructions de son parrain iranien pour agir. Mais du côté de Téhéran aussi, c'est silence radio.



Pendant qu’ils se gargarisaient de leur victoire divine et se croyaient des Dieux, Israël surtout le Mossad préparait une véritable stratégie depuis 18 ans en apprenant de ce qui n’a pas marché en 2006 . Ils ont gagné la bataille e l’information et de la technologie. Tout comme le chêne qui se croyait au-delà des cimes il a été abattu lorsque la bise fut venue et mis KO dès le premier round. Par contre le roseau Hamas a été sous-estimé par Israël et il a pu plier sans rompre jusque-là.
18 h 57, le 28 septembre 2024