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Politique - Guerre

Violente frappe israélienne sur la banlieue sud, le sort de Nasrallah demeure incertain

Citant une source au sein du ministère israélien de la Défense, le « Haaretz » estime que le bilan de l’attaque pourrait monter à 300 tués.

Violente frappe israélienne sur la banlieue sud, le sort de Nasrallah demeure incertain

Des voitures endommagées par la frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2024. Photo AFP

C’est une frappe sans précédent et la plus violente depuis le début de cette guerre. Vendredi, l’armée israélienne a mené un raid destructeur contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion densément peuplé du Hezbollah. L’attaque, qui visait selon Israël « le quartier général du commandement » de la formation et qui a détruit six immeubles, a tué au moins 8 personnes et fait des dizaines de blessés, selon un bilan préliminaire publié par le ministère de la Santé. Le quotidien israélien Haaretz indique lui, citant une source au sein du ministère israélien de la Défense, que le bilan devrait avoisiner les 300 morts. Cette frappe visait à assassiner le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont le sort est encore entouré d’incertitude au moment de passer sous presse. Des informations contradictoires ont également circulé concernant le sort de deux autres cadres du Hezbollah : Hachem Safieddine, le chef du conseil exécutif du parti (et successeur désigné de Nasrallah) et Ali Ammar, député. Dans ce contexte, le Premier ministre Nagib Mikati, qui se trouve à New York pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU, a affirmé dans un communiqué « suivre de près les informations concernant les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth ». Il a contacté le commandant de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, et le coordinateur du Comité national d’urgence libanais, le ministre sortant de l’Environnement, Nasser Yassine. Selon le communiqué, M. Mikati a demandé à ce dernier « de mobiliser tous les dispositifs concernés, surtout à la lumière des informations faisant état d’un grand nombre de victimes ». « Cette nouvelle agression prouve que l’ennemi israélien se moque de tous les efforts et appels internationaux en faveur d’un cessez-le-feu, ce qui place la communauté internationale devant ses responsabilités pour dissuader cet ennemi et mettre un terme à sa tyrannie et à la guerre d’extermination qu’il mène contre le Liban », dénonce M. Mikati.« Une façon de neutraliser la menace du Hezbollah est d’éliminer Hassan Nasrallah, son leader », a, en outre, affirmé un haut responsable israélien cité par Reuters. Il ajoute toutefois qu’il est « trop tôt pour dire » si la frappe israélienne a touché le chef du Hezbollah. Il déclare en outre ne pas pouvoir « prédire l’évolution de la situation », mais que cela pourrait « représenter un tournant ». « Israël ne cherche pas une guerre plus large », assure-t-il, ajoutant que son pays « espère ne pas avoir à procéder à une invasion terrestre au Liban », tout en n’écartant pas cette option. Le haut responsable affirme que son pays « a décidé d’agir contre le Hezbollah », même si « c’est une décision très difficile ». « Israël vise à éliminer environ la moitié des capacités de missiles et de roquettes du Hezbollah, et nous l’avons fait », ajoute-t-il, affirmant que son pays est « la seule force à lutter activement contre l’Iran et ses proxies ». Les frappes israéliennes ont visé une réunion de « personnes malveillantes » planifiant une attaque contre Israël, a déclaré, de son côté, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, cité par Reuters. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dans ce cadre écourté sa visite aux États-Unis, prévoyant de rentrer en Israël samedi (contrairement à la tradition juive).

D’autres frappes ?

« L’onde de choc émanant des morts et des destructions sans précédent à Gaza menace désormais de pousser toute la région dans l’abîme : une conflagration à large échelle avec des conséquences inimaginables », a déclaré Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation à Gaza. La coordonnatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine

Hennis-Plasschaert, est, elle aussi, monté au créneau sur son compte X. « La ville tremble encore de peur et la panique est généralisée. Il est urgent de cesser le feu », déclare-t-elle. Elle se dit aussi « profondément alarmée et inquiète de l’impact civil potentiel des frappes massives sur la banlieue sud de Beyrouth ».En parallèle, Sabrina Singh, porte-parole du Pentagone, a affirmé que les États-Unis « n’ont pas été impliqués » et « n’ont pas été prévenus à l’avance » de la frappe. Elle a toutefois indiqué que le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, s’est entretenu avec son homologue israélien alors que l’opération était en cours. Mme

Singh a refusé de dire ce que le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, avait dit à Austin au sujet de l’opération et si celle-ci visait effectivement le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Le Pentagone a également refusé de se prononcer sur la question de savoir si le chef du Hezbollah était encore en vie. La frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth est un « crime » qui mérite une « punition appropriée », indique l’ambassade d’Iran à Beyrouth citée par Reuters. Il ajoute que l’attaque représente une « escalade dangereuse qui change les règles du jeu ». Le Hamas, lui, a condamné « l’agression sioniste contre le peuple libanais frère par le biais de raids barbares » et dénonce également « la prétention de l’occupation (Israël) de prendre pour cible Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah ». Le mouvement palestinien réaffirme sa « solidarité absolue avec le peuple libanais et le Hezbollah ». « Nous apprécions et saluons leurs sacrifices en soutien à notre peuple et à notre résistance », a-t-il ajouté. Dans la soirée, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee a émis sur X de nouveaux ordres d’évacuation aux habitants de la banlieue sud de Beyrouth se trouvant, selon lui, à proximité d’immeubles où le Hezbollah serait déployé. Il a notamment évoqué l’immeuble « Mounir Chedid » et ceux qui l’entourent dans le secteur de Lailaki, le bâtiment « Chit » et ses environs à Hadeth, ainsi que le « complexe al-Salam » et ses environs, également à Hadeth. « Vous vous trouvez à proximité d’installations appartenant au Hezbollah. Pour votre sécurité et celle de vos proches, vous êtes tenus d’évacuer immédiatement ces bâtiments et de vous en éloigner d’au moins 500 mètres », a indiqué Avichay Adraee. L’armée israélienne a également mené des frappes mortelles dans le Liban-Sud et la Békaa, mais aussi dans le Chouf, dans le village druze de Baadarane. Peu après, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Daniel Hagari, a annoncé que « l’armée israélienne allait mener des frappes dans les prochaines heures dans le fief du Hezbollah à Beyrouth ». Il a ajouté que l’armée israélienne « est en train d’évaluer » son attaque sur le quartier général du parti chiite. De l’autre côté de la frontière, les habitants de Safed, dans le nord d’Israël, et Katsrin, dans le Golan syrien occupé, ont été appelés à rester près des abris. Ces deux localités sont situées à une dizaine de kilomètres de la frontière avec le Liban-Sud, à vol d’oiseau.

Netanyahu devant l’ONU : La guerre se poursuivra jusqu’à atteindre tous ses buts
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a assuré vendredi que la guerre en cours entre son pays et le Hezbollah se poursuivra, jusqu’à ce qu’elle puisse atteindre tous ses buts, quelques heures avant la frappe israélienne ayant ciblé le quartier général du parti chiite, dans la banlieue sud de Beyrouth. Une frappe décrite comme « la plus forte » depuis le début des combats entre les deux parties, le 8 octobre dernier. « L’État hébreu continuera jusqu’à ce que tous les buts de la guerre soient remplis », a affirmé le dirigeant israélien lors de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York. « Tant que le Hezbollah choisit la voie de la guerre, Israël n’a pas d’autre choix, et il a le droit de mettre fin à cette menace et de faire revenir ses citoyens chez eux en sécurité », a-t-il déclaré, en référence aux habitants du nord d’Israël qui ont quitté la région après le début des combats. Tout au long de son intervention qui a duré plus d’une demi-heure, le haut dirigeant israélien n’a pas fait mention de la proposition franco-américaine axée sur une trêve de 21 jours entre le Hezbollah et Israël. Elle faisait l’objet de tractations politiques et diplomatiques en marge de la session de l’Assemblée générale des Nations unies. Le Premier ministre israélien s’est par ailleurs adressé à l’Iran, grand sponsor du Hezbollah et du Hamas palestinien, en ces termes : « J’ai un message pour les tyrans de Téhéran : si vous nous frappez, nous vous frapperons. » « Il n’y a aucun endroit en Iran que le long bras d’Israël ne peut atteindre », a-t-il ajouté.
C’est une frappe sans précédent et la plus violente depuis le début de cette guerre. Vendredi, l’armée israélienne a mené un raid destructeur contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion densément peuplé du Hezbollah. L’attaque, qui visait selon Israël « le quartier général du commandement » de la formation et qui a détruit six immeubles, a tué au moins 8 personnes et fait des dizaines de blessés, selon un bilan préliminaire publié par le ministère de la Santé. Le quotidien israélien Haaretz indique lui, citant une source au sein du ministère israélien de la Défense, que le bilan devrait avoisiner les 300 morts. Cette frappe visait à assassiner le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont le sort est encore entouré d’incertitude au moment de passer sous presse. Des informations...
commentaires (2)

Toutes ces destructions nous rappellent toutes les autres causées pendant des décennies par des voitures piégées et des attentats dans nos quartiers. La paix est proche et on espère de tout cœur que les libanais seraient à la hauteur de la tâche qui les attend qui main dans la main et sans rancune aucune rebâtiraient leur pays, pierre après pierre et dans la souveraineté , leur pays pour les générations à venir.

Sissi zayyat

10 h 03, le 28 septembre 2024

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Commentaires (2)

  • Toutes ces destructions nous rappellent toutes les autres causées pendant des décennies par des voitures piégées et des attentats dans nos quartiers. La paix est proche et on espère de tout cœur que les libanais seraient à la hauteur de la tâche qui les attend qui main dans la main et sans rancune aucune rebâtiraient leur pays, pierre après pierre et dans la souveraineté , leur pays pour les générations à venir.

    Sissi zayyat

    10 h 03, le 28 septembre 2024

  • Ça n’est pas faute de conseils que tous les libanais lui avaient prodigués. Il s’est toujours comporté comme un enfant gâté à qui on ne pouvait rien lui refuser. Il s’entête depuis longtemps à permettre à un président d’être démocratiquement élu et depuis plus de quarante ans à ce que les libanais soient libres et souverains en les tuant pour les faire taire et les asservir. Le jour du jugement est arrivé et que ses alliés de toujours se préparent ils ne seraient pas oubliés. Ils ont massacré notre pays pour rien, ou juste par cupidité

    Sissi zayyat

    09 h 30, le 28 septembre 2024

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