Les houthis ont récemment intensifié leurs opérations contre l'Arabie saoudite en tentant de s'emparer de Marib, le dernier bastion du gouvernement yéménite dans le nord du pays Photo Mohammed Huwais/AFP
Les rebelles houthis du Yémen sont passés « d'un groupe armé localisé aux capacités limitées à une puissante organisation militaire » avec l'aide du corps d'élite des gardiens de la révolution iranienne, du Hezbollah libanais et de spécialistes irakiens, selon un rapport confidentiel des observateurs des sanctions de l'ONU.
Le groupe d'experts indépendants, qui rend compte chaque année au Conseil de sécurité des Nations unies, a déclaré que les combattants houthis avaient reçu une formation tactique et technique en dehors du Yémen et qu'ils s'étaient rendus en Iran, au Liban et en Irak munis de faux passeports.
Au cours de l'année écoulée, les houthis ont lancé des attaques répétées de drones et de missiles sur des navires empruntant les canaux de navigation cruciaux de la mer Rouge afin de manifester leur soutien aux Palestiniens dans la guerre de Gaza contre Israël, perturbant ainsi le commerce maritime mondial en obligeant les sociétés de transport maritime à détourner les cargaisons.
« Les multiples témoignages recueillis par le groupe d'experts militaires, de responsables yéménites et même d'individus proches des houthis indiquent que ces derniers n'ont pas la capacité de développer et de produire, sans soutien étranger, des systèmes d'armes complexes », écrivent les experts de l'ONU dans leur dernier rapport. « L'ampleur, la nature et l'étendue des transferts de divers matériels et technologies militaires fournis aux houthis par des sources extérieures, y compris le soutien financier et la formation de ses combattants, sont sans précédent », ont-ils ajouté.
Similitudes au niveau de l'armement
Les houthis n'ont pas répondu immédiatement à une demande de commentaire sur le rapport de l'ONU. Les observateurs des sanctions ont déclaré que les systèmes d'armes utilisés par les houthis étaient similaires à ceux produits et utilisés par l'Iran ou par des groupes armés de l'« axe de la résistance » soutenu par Téhéran et opposé à Israël et à l'influence des États-Unis au Moyen-Orient. « Cette transformation a été possible grâce au transfert de matériel, à l'assistance et à l'entraînement fournis aux houthis par le CGRI-FQ, le Hezbollah et des spécialistes et techniciens irakiens », ont indiqué les experts de l'ONU au comité des sanctions contre le Yémen, composé de 15 membres du Conseil de sécurité.
Le terme « CGRI-FQ » fait référence à la force al-Qods, la branche des Gardiens de la révolution qui se trouve à l'étranger. Constitué au fil des années, voire des décennies, de soutien iranien, l'« axe de la résistance » comprend les houthis, les militants palestiniens du Hamas, le Hezbollah et divers groupes armés en Irak et en Syrie. Les houthis sont soumis à un embargo sur les armes décrété par l'ONU depuis 2015. L'Iran a démenti à plusieurs reprises avoir fourni des armes au groupe. La mission de l'Iran auprès de l'ONU n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur le rapport des observateurs des sanctions de l'ONU.
Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré mercredi aux journalistes à l'ONU, avant une réunion du Conseil de sécurité, que son pays soutenait le Hezbollah et ne resterait pas indifférent si le conflit entre le Liban et Israël s'envenimait. Les observateurs des sanctions de l'ONU ont également exprimé leur inquiétude quant à la collaboration croissante entre les Houthis et el-Qaëda dans la péninsule arabique. « Les deux groupes ont accepté de cesser les conflits internes, de transférer des armes et de coordonner les attaques contre les forces du gouvernement du Yémen », ont-ils déclaré. « En outre, on observe une augmentation des activités de contrebande, impliquant des armes légères et de petit calibre (ALPC), entre les houthis et al-Shabab, avec des indications de partage de fournitures militaires ou d'un fournisseur commun. En ce qui concerne les faux passeports, les observateurs des sanctions de l'ONU ont déclaré que les houthis délivrent les documents contrefaits à des personnes qui « agissent en leur nom, avec leur soutien ou sous leur contrôle ». « Ces personnes sont chargées de l'acquisition et/ou du transfert de biens illicites ou d'armes, ou se rendent à l'étranger pour participer à des entraînements militaires », ont-ils écrit dans ce rapport de 38 pages qui comprend des centaines de pages d'annexes.



L’ONU a inventé la poudre avec ces déclarations qui nous laissent sans voix. Pourquoi aucun pays meme de n’a jamais réagi avant que ces poxy ne deviennent a ce point dangereux par ce que lourdement armés? Ils se réveillent toujours tard, trop tard pour constater les dégâts de leur laxisme. Peut être reste Ty-il une chance pour rectifier le tir. Encore faut-il avoir la volonté de le faire.
16 h 03, le 27 septembre 2024