Des secouristes déployés sur le site de la frappe israélienne qui a visé la banlieue sud de Beyrouth, le 20 septembre 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le ministre sortant de la Santé, Firas Abiad, a déclaré samedi que 31 personnes ont été tuées et 68 autres blessées dans la frappe israélienne qui a visé un bâtiment dans la banlieue sud de Beyrouth, vendredi. Parmi les tués figurent « trois enfants, sept femmes et trois Syriens », a-t-il ajouté, précisant que deux blessés sont dans un état grave et 53 des 68 blessés avaient quitté les hôpitaux.
Femmes et enfants portés disparus
Pour sa part, le ministre sortant des Travaux publics, Ali Hamiyé, a effectué samedi matin une tournée sur le site de la frappe israélienne, au cours de laquelle il a déclaré que 23 civils, dont des enfants et des femmes, étaient toujours portés disparus, rapportent des médias locaux.
De son côté, le Hezbollah a annoncé que la frappe avait tué deux des commandants de sa force d'élite al-Radwane, Ibrahim Akil et Ahmad Mahmoud Wehbé, ainsi que 14 combattants.
Avant ce bombardement, les tensions entre le parti-milice et Israël s'étaient déjà intensifiées à la suite de l'explosion d'appareils de télécommunications à travers le Liban mardi et mercredi.
Les événements sanglants de cette semaine mettent en évidence une escalade significative des tensions, alors que le Hezbollah et Israël sont engagés dans des affrontements le long de la frontière libano-israélienne depuis le mois d’octobre 2023, dans le cadre de la guerre entre le mouvement palestinien Hamas et Israël dans la bande de Gaza. Cette situation suscite des inquiétudes quant à la possibilité d'un conflit plus large et à ses implications pour la stabilité au Moyen-Orient.

