Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, s’entretenant avec des représentants de l’opposition au Sérail, le 1er août 2024. Photo fournie par la présidence du Conseil
L’opposition n’en démord pas. Depuis le début des affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne, le 8 octobre dernier, les détracteurs du parti chiite pressent pour la mise en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité (qui avait mis fin à la guerre de 2006 entre les deux parties), une fois pour toutes. Et si après la frappe israélienne mardi soir contre la banlieue sud l’opposition juge plus que jamais urgent le besoin de respecter cette résolution, elle semble aussi consciente que son forcing ne suffira pas à lui seul. Il faut également faire pression sur les autorités politiques et diplomatiques en vue d’épargner au pays « le lourd tribut d’une guerre qui ne le concerne pas », pour reprendre les termes d’un député anti-Hezbollah.
C’est dans ce cadre qu’il convient de placer l’entretien tenu jeudi au Sérail entre le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, et des députés relevant de l’opposition : Georges Okaïs (Forces libanaises), Michel Moawad (bloc du Renouveau), Mark Daou et Michel Doueihy (contestation), Adib Abdel Massih (indépendant). Il y avait aussi Alain Hakim, ancien ministre de l’Économie, délégué par les Kataëb. Selon les informations de L’Orient-Le Jour, plusieurs parlementaires anti-Hezbollah ont demandé ce rendez-vous quelques heures après la frappe contre Haret Hreik. « Notre priorité est d’éviter la guerre totale, et d’assurer la mise en application de la 1701 dans les plus brefs délais, notamment après une telle attaque qui pourrait mener le pays vers une escalade dévastatrice », déclare à L’OLJ Michel Moawad, après la réunion avec le Premier ministre. « Tout le monde sait que le conflit actuel ne prendra fin que lorsque la 1701 sera appliquée à la lettre. Et c’est ce que nous voulons », ajoute-t-il. Un point de vue que le chef du gouvernement dit partager. « Il nous a assuré qu’il lancera prochainement une initiative afin d’augmenter les effectifs de l’armée, dont 8 000 soldats devraient être déployés au Liban-Sud », confie, sous le couvert de l’anonymat, un député présent au Sérail jeudi. Selon lui, Nagib Mikati devrait dans ce cadre s’entretenir, dans un avenir proche, avec les ambassadeurs accrédités à Beyrouth des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne).
Sans dévoiler plus de détails, Mark Daou a de son côté déclaré à sa sortie du Sérail que son camp « n’accepte pas que le Liban soit un terrain de règlements de comptes, exposé à des dangers pour des objectifs d’ordre régional ». « Ce qui nous importe le plus, c’est le peuple libanais qui a aujourd’hui besoin de s’unir derrière son gouvernement, son Parlement et son armée », a ajouté le député. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à un autre participant à la réunion du Sérail que l’objectif de la démarche était surtout de « mettre le cabinet face à ses responsabilités ».
Des ministres au service de la « résistance »
Aux yeux des députés anti-Hezbollah, cela commence par l’unification de la vision officielle quant au conflit en cours. Car à l’heure où le gouvernement presse, dans les milieux diplomatiques, pour une sortie de crise grâce à la 1701, certaines figures ministérielles gravitant dans l’orbite de la formation de Hassan Nasrallah expriment un autre point de vue. Tel est notamment le cas du ministre du Travail, Moustapha Bayram, représentant du Hezb au sein du cabinet. « C’est la résistance qui décidera de la prochaine phase », avait-il lancé en réponse à la question d’une journaliste à l’issue de la séance du Conseil des ministres tenue mercredi au Sérail, au lendemain de la frappe ayant secoué la banlieue sud.
M. Bayram n’est pas le seul membre du cabinet se trouvant aujourd’hui dans le collimateur de l’opposition. Il y a aussi le chef de la diplomatie, Abdallah Bou Habib. Ce dernier avait créé la surprise en déclarant dimanche soir à la chaîne locale al-Jadeed qu’« il est normal de discuter avec le Hezbollah et de prendre son approbation pour tout ce qui a trait au conflit ». « Ce genre de déclaration est inacceptable », martèle Michel Moawad. « Il n’est pas normal qu’un ministre tienne des propos à même d’impliquer l’État libanais encore davantage » dans le conflit en cours, abonde Adib Abdel Massih. Il qualifie toutefois de « bon » le bilan de la séance ministérielle à l’issue de laquelle le cabinet s’est contenté, pragmatisme oblige, de « dénoncer avec force » l’attaque contre la banlieue sud et de se dire logistiquement prêt à faire face à une éventuelle escalade . « Rassurer que les médicaments et les carburants suffisent pour la prochaine phase est une bonne chose. Mais le plus important, c’est l’application de la 1701 dans les plus brefs délais », souligne M. Abdel Massih.
L’opposition semble avoir un œil sur l’exécutif, un autre sur le législatif. Les composantes de ce camp attendent en effet toujours la réponse du président de la Chambre, Nabih Berry, à la pétition qu’elles lui avaient adressée il y a une dizaine de jours pour tenir une séance plénière en vue d’adopter des recommandations résumant la position officielle quant à la guerre en cours. Mais aucune d’elles ne se fait d’illusions. « Il ne va pas répondre à cette requête. Déjà son bloc parlementaire ne nous a même pas reçus pour une réunion axée sur le déblocage de la présidentielle. Mais nous poursuivrons nos efforts », assure Adib Abdel Massih, faisant valoir que des représentants de l’opposition devraient s’entretenir prochainement avec la représentante de l’ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, sans exclure une éventuelle réunion avec les ambassadeurs des pays membres du Quintette impliqué dans le dossier libanais (États-Unis, France, Arabie saoudite, Égypte, Qatar).



-O PEUPLE LIBANAIS, -QUI SOUFFRES ET TE TAIS, -TU NE SUIS PAS LES VOEUX, -DE TES VAILLANTS AIEUX. -QUI BRAVAIENT L,OTTOMAN, -AVEC LEURS MAINS ET DENTS. =AUJOURD,HUI TOUT EST FLOU. -CHAQUE ETAT A SON FOU. -POINT DE SAUF A L,ECHELLE. -ON EN A A LA PELLE. -AVANT TOUT LA TRIADE, -BALLET ET MASCARADE, -PRODUIT DU FANATISME, -DU PERSIQUE ARCHAISME. -BARBU, BERRY, MIKO, -QUI MENENT LE BATEAU. -SUR L,OCEAN TROUBLE, -DE L,ILLEGALITE. -QUAND A L,OPPOSITION, -C,EST UNE ANIMATION, -MORTE NEE DES NAISSANCE, -MALHEUREUSE ET SANS SCIENCE. -POINT DE MOTS SONT REQUIS. -FAUT DES BRAS AU PAYS !
11 h 16, le 02 août 2024