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Moyen-Orient - Guerre

Des Israéliens inquiets pour les otages après l'élimination du chef du Hamas


Des personnes se rassemblent près de la maison du Premier ministre israélien lors d'une manifestation anti-gouvernementale demandant le retour des otages détenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, à Jérusalem le 27 juillet 2024. Photo HAZEM BADER / AFP

Des Israéliens ont exprimé mercredi leurs inquiétudes sur le sort des otages retenus en captivité dans le territoire palestinien de la bande de Gaza, après la mort du chef du Hamas, Ismaïl Haniyé, tué à Téhéran par une frappe imputée à Israël.

"C'était une erreur car cela met en péril la possibilité d'un accord sur les otages", estime Anat Noy, une habitante de Haïfa, ville du nord d'Israël.

"Nous nous sommes réveillés aujourd'hui avec un sentiment de peur dans nos cœurs, car la situation pourrait encore s'aggraver. Il n'y a pas de calme (...), nous avons peur", ajoute la cinquantenaire.

Mercredi, le Hamas et les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont annoncé que M. Haniyé avait été tué par une frappe aérienne israélienne à Téhéran où il était venu assister à l'investiture du nouveau président iranien.

Le Hamas a juré de riposter à cet "assassinat". Israël répète qu'il veut détruire le mouvement islamiste palestinien depuis son attaque sans précédent le 7 octobre. Des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur 251 personnes alors enlevées, 111 sont toujours retenues à Gaza, dont 39 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, Israël a lancé une offensive d'envergure qui a fait plus de 39.400 morts dans la bande de Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, qui ne donne pas d'indications sur le nombre de civils et de combattants morts.

Avi Ben-Ishaï, un autre habitant de Haïfa, espère que "toute la direction du Hamas" subira le même sort que celui du chef du Hamas. Mais la poursuite de la guerre et le sort des otages l'inquiètent.

"Je ne peux pas dire que je suis heureux, nous ne pouvons pas être heureux. Nous serons heureux lorsque les otages reviendront chez nous et que ce sera fini et que nous reviendrons à la normale, mais cela prendra du temps", lâche-t-il.

"En alerte"

Le Forum des familles d'otages, qui représente une partie des familles des captifs israéliens à Gaza, estime que "c'est le moment de conclure un accord" pour la libération des otages.

"Nous implorons le gouvernement israélien et les dirigeants mondiaux de faire avancer les négociations de manière décisive. C'est le moment de conclure un accord", a-t-il indiqué dans un communiqué qui ne fait aucune référence à l'élimination du chef du Hamas. 

A Tel-Aviv aussi des habitants s'inquiètent pour le sort des otages et pour l'avenir.

"Notre objectif est avant tout la libération des otages, la guerre du 7 octobre n'aurait pas dû avoir lieu", estime Yaakov, un retraité qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Shahar Binyamini, elle, est partagée: "D'un côté, je veux être heureuse parce que Haniyé est un personnage qu'ils voulaient déjà éliminer, et d'un autre côté, j'ai complètement annulé mes projets ce matin. Je voulais aller à la plage, mais je ne me sens pas en sécurité et c'est un peu effrayant de se promener dans la rue", affirme cette habitante de 25 ans.

Mardi soir, l'armée israélienne a affirmé que ses forces aériennes avaient "éliminé le plus haut responsable militaire de l'organisation terroriste Hezbollah et le chef de son unité stratégique, Fouad Chokor, dans la région de Beyrouth", au Liban.

Depuis le début de la guerre contre le Hamas à Gaza, Israël échange des tirs quasi quotidiennement avec le mouvement islamiste libanais Hezbollah, qui affirme soutenir ainsi son allié du Hamas est les Palestiniens.

"Ce qui me stresse maintenant, c'est la réaction du Hamas et du Hezbollah. Mon compagnon est réserviste et mobilisé dans le nord depuis septembre, et on lui a dit d'être en alerte", raconte Shahar Binyamini.


Des Israéliens ont exprimé mercredi leurs inquiétudes sur le sort des otages retenus en captivité dans le territoire palestinien de la bande de Gaza, après la mort du chef du Hamas, Ismaïl Haniyé, tué à Téhéran par une frappe imputée à Israël.

"C'était une erreur car cela met en péril la possibilité d'un accord sur les otages", estime Anat Noy, une habitante de Haïfa, ville du nord d'Israël.

"Nous nous sommes réveillés aujourd'hui avec un sentiment de peur dans nos cœurs, car la situation pourrait encore s'aggraver. Il n'y a pas de calme (...), nous avons peur", ajoute la cinquantenaire.

Mercredi, le Hamas et les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont annoncé que M. Haniyé...
commentaires (2)

Netanyahu n’a rien compris que celui qui prendra la place Haniye sera plus dure

Eleni Caridopoulou

20 h 39, le 31 juillet 2024

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Commentaires (2)

  • Netanyahu n’a rien compris que celui qui prendra la place Haniye sera plus dure

    Eleni Caridopoulou

    20 h 39, le 31 juillet 2024

  • Pauvre petite Israélienne qui a dû renoncer à aller à la plage!

    Politiquement incorrect(e)

    18 h 15, le 31 juillet 2024

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