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Politique - Corruption

Bagdad souhaite l’extradition par Beyrouth de deux Irakiens accusés de fraude fiscale

Le préjudice causé au fisc irakien est évalué à 2,5 milliards de dollars.

Bagdad souhaite l’extradition par Beyrouth de deux Irakiens accusés de fraude fiscale

Le ministre libanais sortant de la Justice, Henri Khoury, discute avec des responsables irakiens de la lutte contre la corruption, à Beyrouth, le 11 juillet 2024. Photo ANI

Des responsables irakiens ont rappelé jeudi au ministre libanais sortant de la Justice, Henri Khoury, que Bagdad tente de rapatrier deux ressortissants irakiens détenus au Liban et accusés d’avoir participé au « braquage du siècle » dans leur pays, soit un vol d’environ 2,5 milliards de dollars au fisc irakien. Une délégation de responsables irakiens membres de réseaux de lutte contre la corruption, dont le juge Haydar Hanoun et le chargé de mission de l’Irak au Liban Amine Nasraoui, a ainsi été reçue jeudi par Henri Khoury, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Côté libanais, Ali Badran, membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption, était également présent.

La réunion a globalement porté sur « la coopération dans la lutte contre la corruption via les comités de surveillance au Liban et en Irak », indique l’ANI. Henri Khoury a rappelé « la relation fraternelle » entre le Liban et l’Irak – qui a donné son feu vert mercredi soir pour approvisionner le fournisseur public Électricité du Liban en carburant – et a indiqué avoir discuté de « la réception de fonds de l’étranger, ainsi que de la restitution de certains détenus ». « Au Liban, il y a actuellement deux détenus irakiens dangereux accusés d’un vol des administrations fiscales appelé “vol du siècle”. Nous tentons de les rapatrier », a ainsi affirmé le juge irakien Haydar Hanoun au ministre de la Justice.

« Le braquage du siècle »

Paru en novembre 2022 et intitulé « Le braquage du siècle : comment 2,5 milliards de dollars ont été volés aux fonds publics irakiens », un article du Guardian résume l’affaire : ce montant aurait été volé avec l’aide de bureaucrates irakiens, selon des sources et une série de lettres gouvernementales publiées à l’été 2021. Ces documents, signés par diverses institutions gouvernementales et consultés par le Guardian, « annulaient l’audit des retraits des comptes de la commission fiscale irakienne », détaille le journal.

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Il s’agit du « plus grand scandale de corruption sous le gouvernement du Premier ministre irakien de l’époque, Moustafa al-Kazimi », ajoute le journal. Les 2,5 milliards de dollars d’argent des impôts ont été retirés par des sociétés écrans presque sans trace écrite « avec l’aide de fonctionnaires corrompus », selon un rapport d’enquête interne de 41 pages consulté par le Guardian, et blanchis par le biais d’achats immobiliers dans le quartier le plus riche de Bagdad, selon plusieurs sources.

Bagdad et Beyrouth vs la corruption

Le juge irakien a également abordé avec Henri Khoury la question de la coopération entre Bagdad et Beyrouth sur les affaires de corruption de manière plus globale. « Cette question n’est pas seulement liée aux différentes commissions de lutte contre la corruption, mais requiert aussi la participation d’autres autorités, comme le gouvernement et les institutions législatives », a-t-il affirmé. Cette coopération entre les deux pays « doit permettre de réduire la portée de la corruption et donner une nouvelle impression aux corrompus, sur le fait que la main de la justice les atteindra », a poursuivi Haydar Hanoun.

Des responsables irakiens ont rappelé jeudi au ministre libanais sortant de la Justice, Henri Khoury, que Bagdad tente de rapatrier deux ressortissants irakiens détenus au Liban et accusés d’avoir participé au « braquage du siècle » dans leur pays, soit un vol d’environ 2,5 milliards de dollars au fisc irakien. Une délégation de responsables irakiens membres de réseaux de lutte contre la corruption, dont le juge Haydar Hanoun et le chargé de mission de l’Irak au Liban Amine Nasraoui, a ainsi été reçue jeudi par Henri Khoury, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Côté libanais, Ali Badran, membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption, était également présent.La réunion a globalement porté sur « la coopération dans la lutte contre la corruption via...
commentaires (3)

Ils protègent leurs semblables. Pour eux une fraude fiscale reste un détail par rapport au pillage de tout un état et de ses citoyens par des personnalités qui se veulent respectables et qui continuent de gouverner ce pays qu’ils ont allègrement pillé. Donc circulerez il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Sissi zayyat

15 h 18, le 12 juillet 2024

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Commentaires (3)

  • Ils protègent leurs semblables. Pour eux une fraude fiscale reste un détail par rapport au pillage de tout un état et de ses citoyens par des personnalités qui se veulent respectables et qui continuent de gouverner ce pays qu’ils ont allègrement pillé. Donc circulerez il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.

    Sissi zayyat

    15 h 18, le 12 juillet 2024

  • ils revent. un fonctionnaire libanais est achetable a $50, un directeur a $100, un ministre $500....

    Karim Ghantous

    20 h 27, le 11 juillet 2024

  • Quand il s'agit d'étranger ça va , s'il s'agit d'un libanais ça ne va pas.

    DRAGHI Umberto

    19 h 52, le 11 juillet 2024

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