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Moyen-Orient - Mer Rouge

Évacuation de l'équipage d'un navire en détresse après une attaque des houthis

Une frégate danoise dans la base navale de Korsoer, au Danemark, avant son départ pour la Mer Rouge, afin de renforcer la coalition menée par les Etats-Unis contre les attaques de rebelles houthis, le 29 janvier 2024. Photo Ritzau Scanpix/Mads Claus Rasmussen via REUTERS

L'équipage d'un navire endommagé après une attaque en mer Rouge par les rebelles houthis au large du Yémen « a été évacué par des militaires », a annoncé vendredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Le MV Tutor, touché par un drone mercredi, « a été abandonné et dérive » à l'est de Hodeida, ville portuaire tenue par les rebelles yéménites dans l'ouest du pays, a ajouté l'agence britannique, sans préciser à quelle armée appartenaient les militaires ayant évacué l'équipage ni s'ils faisaient partie de la coalition mise en place par les États-Unis pour sécuriser la mer Rouge.

Le président philippin Ferdinand Marcos s'était engagé à aider les marins philippins à bord et à les transférer à Djibouti avec l'aide de l'UKMTO, agence contrôlée par la marine britannique. « Aux marins philippins à bord du MV Tutor qui a été bombardé et qui ne savent pas quoi faire en ce moment, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir », avait-il déclaré dans un communiqué.

Le navire marchand battant pavillon libérien, appartenant à une compagnie grecque, a été touché par un drone et une seconde fois par « projectile aérien non identifié », a affirmé mercredi le commandement central de l'armée américaine.

L'incident survient dans un contexte marqué par des attaques à répétition menées depuis novembre par les houthis contre des navires marchands en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, perturbant le trafic dans cette zone maritime essentielle pour le commerce mondial. Au pouvoir dans une bonne partie du Yémen en guerre depuis leur prise de la capitale Sanaa en 2014, ces alliés de l'Iran disent agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où Israël mène une guerre contre le Hamas après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien.

Les insurgés yéménites ont revendiqué l'attaque de mercredi, affirmant avoir utilisé « un drone naval, des drones aériens et des missiles balistiques ».

« Réseau d'espionnage » 
Jeudi, l'envoyé spécial des Nations unies, Hans Grundberg, a mis en garde contre une reprise des hostilités après une accalmie dans la guerre civile qui ravage le Yémen. « Si les parties continuent sur la voie de l'escalade, la question n'est pas de savoir si elles reviendront à l'escalade sur le champ de bataille, mais quand elles le feront », a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Outre les attaques contre des navires, les houthis ont arrêté cette semaine plus d'une douzaine de travailleurs humanitaires, dont des employés de l'ONU, les accusant de faire partie d'un « réseau d'espionnage américano-israélien ».

Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a rejeté ces « allégations scandaleuses » et a exigé leur libération immédiate. Condamnant ces détentions « dans les termes les plus forts », l'Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont appelé vendredi à la « libération immédiate et sans condition » de ces travailleurs humanitaires, dans un communiqué commun.

La semaine dernière, au moins 18 combattants ont été tués dans des affrontements entre houthis et forces gouvernementales yéménites dans le sud-ouest du pays, ont déclaré deux responsables militaires à l'AFP.

Pendant ce temps, un différend entre les autorités monétaires rivales dans les zones contrôlées par les rebelles et celles sous contrôle gouvernemental menace de couper les banques de Sanaa des transactions internationales, ce qui aggraverait encore davantage une économie en lambeaux. Parmi leurs attaques les plus notables, les houthis ont pris d'assaut et détourné en novembre un transporteur de véhicules, le Galaxy Leader, et l'ont transformé en attraction touristique à des fins de propagande.

En mars, le vraquier Rubymar, qui transportait des milliers de tonnes d'engrais, a coulé en mer Rouge après que sa coque a été endommagée par un tir de missile des houthis.

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Depuis son déclenchement en 2014, la guerre au Yémen a fait des centaines de milliers de morts et provoqué l'une des pires crises humanitaires au monde, selon l'ONU.

Le conflit s'est internationalisé en 2015 avec l'entrée sur le front d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, en soutien au gouvernement du pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

L'équipage d'un navire endommagé après une attaque en mer Rouge par les rebelles houthis au large du Yémen « a été évacué par des militaires », a annoncé vendredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.Le MV Tutor, touché par un drone mercredi, « a été abandonné et dérive » à l'est de Hodeida, ville portuaire tenue par les rebelles yéménites...
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