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Politique - Frontière

« Il faut frapper la capitale du terrorisme, Beyrouth », lance un ministre israélien

Le Hezbollah a perdu trois de ses membres lundi dans des frappes au Liban-Sud.

« Il faut frapper la capitale du terrorisme, Beyrouth », lance un ministre israélien

Un bâtiment détruit par les bombardements israéliens, le 3 juin 2024, à Houla, au Liban-Sud. Aziz Taher/Reuters

Les Israéliens ont lancé de nouvelles menaces envers le Liban, à l’heure où la confrontation entre l’État hébreu et le Hezbollah gagne en intensité. « Il faut frapper la capitale du terrorisme, Beyrouth, pour qu’elle soit occupée à se reconstruire après nos frappes », a ainsi déclaré le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich. « J’ai dit à Netanyahu que nous le soutenons pour obtenir la victoire et que nous serons contre lui s’il choisissait de se rendre », a-t-il ajouté. Le Premier ministre israélien doit répondre au plan proposé par le président américain Joe Biden pour l’arrêt de la guerre à Gaza.Sur le terrain, la situation était explosive lundi. Le Hezbollah a perdu trois de ses combattants dans des attaques israéliennes au Liban-Sud : Ali Hussein Sabra, né en 1975 à Beyrouth, tué par une frappe de drone sur sa voiture et décrit par l’armée israélienne comme « participant aux efforts visant à améliorer l’unité de défense aérienne » du Hezbollah ; Hussein Nassereddine, né en 1980 à Abassiyé, et Mohammad Choucair, né en 1996 à Ghaziyé, tous deux tués dans une frappe visant leur moto à Naqoura. Selon notre décompte, cela porte à 329 le nombre total de membres du parti chiite tués depuis le 8 octobre au Liban et en Syrie.Outre ces attaques, l’aviation israélienne a bombardé Jabal Rihane et Aaichiyé, dans le caza de Jezzine. Dans une école proche de la zone bombardée, les écoliers ont été « pris de panique », selon la directrice de l’établissement, Amal Wahab. « Malheureusement, cela fait désormais partie de notre vie quotidienne et les enfants doivent vivre dans la peur. » Le 25 janvier, cette même école avait dû être évacuée après des frappes israéliennes proches.

Missiles téléguidés et drones-suicides

En riposte, le Hezbollah a revendiqué pas moins de huit attaques contre le nord d’Israël. Ainsi, des drones-suicides ont déferlé sur un siège du commandement israélien de Galilée à Dishon. Dans un communiqué, le parti a indiqué avoir ciblé le bâtiment principal de ce siège ainsi que « des positions d’officiers et de soldats israéliens », affirmant avoir fait des morts et des blessés parmi eux et avoir causé un incendie. Une attaque similaire a visé la localité israélienne de Metoula.Le parti chiite a également revendiqué plusieurs autres attaques, dont une sur des positions d’artillerie israéliennes à Za’oura par des dizaines de missiles Katioucha, mais aussi contre des soldats israéliens déployés sur le site de « Khallet Warda », situé face au village libanais de Aïta el-Chaab. Du « matériel de surveillance sur le site de Malkiya », face à Houla, aurait également été détruit. L’armée israélienne a rapporté de son côté qu’environ 30 roquettes ont été lancées du Liban vers le nord du plateau du Golan et ont explosé dans une zone dégagée, sans faire de victimes. Un incendie important a toutefois été provoqué à Kiryat Shmona, grande ville frontalière du Liban, désertée depuis le 8 octobre. Dans la nuit de dimanche à lundi, des médias israéliens ont rapporté qu’un drone explosif lancé depuis le Liban est tombé pour la première fois dans la ville de Nahariya, située à une dizaine de kilomètres de la frontière. De son côté, le Hezbollah a indiqué avoir mené une attaque de drones tard dimanche soir. « Les drones sont arrivés et ont explosé au sol malgré les tentatives de l’ennemi de les intercepter par les missiles du Dôme de fer. Certains drones sont tombés à Nahariya et y ont causé des dégâts », a annoncé le parti.

Les Israéliens ont lancé de nouvelles menaces envers le Liban, à l’heure où la confrontation entre l’État hébreu et le Hezbollah gagne en intensité. « Il faut frapper la capitale du terrorisme, Beyrouth, pour qu’elle soit occupée à se reconstruire après nos frappes », a ainsi déclaré le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich. « J’ai dit à Netanyahu que nous le soutenons pour obtenir la victoire et que nous serons contre lui s’il choisissait de se rendre », a-t-il ajouté. Le Premier ministre israélien doit répondre au plan proposé par le président américain Joe Biden pour l’arrêt de la guerre à Gaza.Sur le terrain, la situation était explosive lundi. Le Hezbollah a perdu trois de ses combattants dans des attaques israéliennes au Liban-Sud : Ali Hussein Sabra, né...
commentaires (2)

Pauvre Beyrouth. Jadis capitale de la lumière, aujourd’hui capitale de la corruption institutionnelle. Mais capitale du terrorisme? Et comme dit le proverbe, iza jâ’aka lawmi min nâkison, fa hiya’l chahâdatou bi Anna-ni kâmilou. Pauvre Beyrouth.

PPZZ58

21 h 53, le 04 juin 2024

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Commentaires (2)

  • Pauvre Beyrouth. Jadis capitale de la lumière, aujourd’hui capitale de la corruption institutionnelle. Mais capitale du terrorisme? Et comme dit le proverbe, iza jâ’aka lawmi min nâkison, fa hiya’l chahâdatou bi Anna-ni kâmilou. Pauvre Beyrouth.

    PPZZ58

    21 h 53, le 04 juin 2024

  • Les israéliens se trompent de cible. Ça n’est pas Beyrouth qu’il faut détruire mais une autre capitale qui ne cesse d’entretenir la terreur dans la région dans le seul but de dominer tout le Proche et Moyen-Orient et plus si les pays occidentaux continuent de se montrer faibles face à de telles provocations on ne peut plus osées et déterminées à les ridiculiser s’ils persistaient à céder aux chantages. Ils n’ont donc rien appris de leur expérience avec Poutine? Demain il sera trop tard, il faut agir avant la catastrophe que l’Iran ne cesse de leur annoncer en attendant leur réaction pour agir

    Sissi zayyat

    11 h 42, le 04 juin 2024

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