L’émissaire français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, et le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, à Haret Hreik, le 29 mai 2024. Mohammad Azakir/Reuters
« Aidez-nous à vous aider, bon sang ! » Cette formule choc de Jean-Yves Le Drian prononcée en juillet 2020 devant le Sénat est encore gravée dans la mémoire politique des Libanais. À l’époque, l’intéressé était encore ministre des Affaires étrangères d’une France qui tentait d’aider un Liban plombé par une crise financière inédite. Quatre ans plus tard, ce cri d’alarme semble être d’une actualité brûlante. Non seulement parce qu’il résume l’état d’esprit du même Jean-Yves Le Drian, devenu émissaire spécial de l’Élysée pour le Liban, chargé de contribuer à un déblocage de la présidentielle. Mais aussi – et surtout – parce que les protagonistes libanais n’ont toujours pas tiré la leçon et continuent de manquer à leur devoir, notamment pour ce qui est de l’élection d’un président de la République dans un contexte régional explosif.
Tout le monde en convient : la cinquième visite de M. Le Drian au Liban depuis sa nomination à son nouveau poste n’a pas abouti à la percée significative espérée en matière de présidentielle. Cela doit-il conduire à remettre en question tout le bilan de l’ex-chef de la diplomatie française ? Pas vraiment. Car l’émissaire d’Emmanuel Macron a (largement) contribué à faire avaler à l’écrasante majorité des protagonistes la pilule de l’élection d’une figure de troisième voie. Il est même parvenu à obtenir du président de la Chambre, Nabih Berry, une petite concession… quoique de pure forme. Devant l’ancien chef de la diplomatie française, le patron de la Chambre a dit accepter de renoncer à son « dialogue national élargi » et de passer à des consultations limitées dans le temps et dans l’espace, tel que voulu par le Quintette impliqué dans le dossier libanais (États-Unis, France, Arabie saoudite, Égypte, Qatar). Mais personne ne se fait d’illusions. L’homme qui ne rate aucune occasion de s’affirmer comme l’inévitable élément-clé de toute solution n’a fait ce petit pas en arrière que pour mieux affermir la position de son camp, principal responsable du blocage.
Car plus de 18 mois après l’expiration du mandat de Michel Aoun (le 31 octobre 2022), le tandem chiite Hezbollah-Amal s’obstine : pas de président sans son feu vert et pas de figure de troisième voie. En attendant, les protagonistes locaux ont toute la liberté de s’amuser à se disputer autour des petites nuances générées par des termes tels que « dialogue », « consultations ou encore « concertations ».
Le duo chiite, notamment le Hezbollah, a donc tracé les limites de l’action du groupe des Cinq, et donc de M. Le Drian lui-même. C’est ce qui explique le fait que Nabih Berry, qui ne veut pas s’incliner face à la communauté internationale, s’est empressé de faire croire à tout le monde que le fameux communiqué publié le 16 mai dernier par les ambassadeurs du Quintette rejoignait son discours axé sur « le dialogue et les consultations », dans l’espoir de pousser les composantes de l’opposition à accepter de suivre un chemin éloigné de la Constitution. Celle-ci détaille pourtant le mécanisme à suivre pour doter le pays d’un président. Mais Nabih Berry ne l’entend pas de cette oreille. C’est sur la base de sa conception du système politique qu’il compte faire élire un président. Or cette conception se résume en deux mots : entente élargie. D’où son insistance à tenir des séances électorales (au lieu d’une seule), revenant à chaque fois au « premier » tour de vote à l’issue duquel tout candidat a besoin de 86 voix (les deux tiers de la Chambre) pour être élu, alors que, lors des suivants, la majorité absolue suffirait. Or la majorité des deux tiers exigée pour le premier tour peut difficilement être atteinte sans entente préalable.
Lors de sa rencontre avec Jean-Yves Le Drian, mercredi, le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, l’a d’ailleurs à nouveau rappelé : Pas question pour son parti d’accepter une sortie de la logique consensuelle instaurée dans ce pays depuis des années.
Quoi qu’il en soit, quelques heures seulement après la fin du séjour de l’émissaire français (qui avait appelé à « oublier le terme dialogue »), les berrystes sont revenus à la charge affirmant que toute solution passe par… le dialogue. De quoi donner l’impression que la balle est désormais dans le camp de l’opposition à qui on n’en finit pas de demander concessions et sacrifices, alors que le Hezbollah ne veut rien entendre et s’accroche à son candidat à la présidentielle, Sleiman Frangié. Au point de risquer de creuser encore davantage le fossé avec son (ex- ?) allié Gebran Bassil qui ne mâche plus ses mots contre le Hezb, accusé par le Courant patriotique libre de lui faire des infidélités en matière de présidentielle et de mettre à mauvais escient le Liban dans une situation périlleuse à la frontière sud.




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CORRIGE ! - TA TACHE, LEDRIAN, SERA DONC ETERNELLE, - ET LES TRISTES SECOURS, - QUE T,OFFRIT DU QUINTETE UNE HYBRIDE TUTELLE, - SONT-ILS BLOQUES TOUJOURS ? - LE MALHEUR DE TON ZELE A COEUR OUVERT RENDU, - REFUSE SANS DEBATS, - PAR L,ADVERSAIRE ET PAR L,ENTURBANE BARBU, - NE TE BLESSE-T-IL PAS ? - JE SAIS DE QUELLE FOI TA DEMARCHE ETAIT PLEINE, - ET N,AI PAS ENTREPRIS, - INJURIEUSE EXPRESSION, DE VIVIFIER TA PEINE, - POUR GAGNER QUELQUE PRIX. - TON BUT POUR LE LIBAN FUT UNE BELLE CHOSE. - MAIS LE TRAITRE DESTIN, - NE PERMET A L,ESPOIR, COMME A LA BELLE ROSE, - DE VIVRE QU,UN MATIN.
11 h 45, le 03 juin 2024