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Politique - Conflit Hamas-Israël

Le Hezbollah lance des dizaines de roquettes sur le nord d'Israël


Des militants du Hezbollah assistent aux funérailles de l'un des membres du groupe, tué lors d'un bombardement israélien à Houla, dans le sud du Liban, le 6 mars 2024. Photo AFP

Le Hezbollah a annoncé dimanche avoir lancé des dizaines de roquettes sur une localité du nord d'Israël après des frappes la veille ayant fait cinq morts, dont trois membres du parti.

Les échanges de tirs sont quasi-quotidiens entre l'armée israélienne et le parti chiite , allié du Hamas.

Le Hezbollah a dit avoir lancé dans la matinée « des dizaines de roquettes de type katioucha » sur le mochav (village agricole) de Meron, à huit kilomètres de la frontière. Meron abrite une importante base militaire de contrôle aérien que le parti pro-iranien a pris pour cible à plusieurs reprises depuis le début de l'année. La formation a dit avoir agi « en riposte aux agressions israéliennes contre les villages du sud et les maisons des civils », notamment l'attaque ayant visé la maison d'un combattant du parti à Khirbet Selm la veille. Une femme et une autre personne ont également été tués dans cette frappe, selon l'Agence nationale d'information.

« Environ 35 lancements depuis le Liban ont été identifiés vers le territoire israélien, dont un certain nombre ont été interceptés », a indiqué de son côté l'armée israélienne dimanche. Le communiqué ajoute que l'aviation israélienne a pris pour cible dans la nuit plusieurs « infrastructures » du parti, dont « une structure militaire où des terroristes du Hezbollah ont été identifiés à Khirbet Selm ».

Depuis le début des violences transfrontalières le 8 octobre, au moins 306 personnes, la plupart des combattants du Hezbollah et 46 civils ont été tuées au Liban, selon notre décompte. En Israël, dix soldats et sept civils ont péri, selon l'AFP. Des dizaines de milliers d'habitants ont également fui la zone frontalière.

Si les affrontements restent pour le moment cantonnés aux régions frontalières, les menaces d'une guerre ouverte se font de plus en vives. Plusieurs frappes ont récemment touché des positions du Hezbollah à l'intérieur du Liban, certaines tuant ou blessant des civils.

Le mois dernier, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, avait promis de faire payer à Israël « par le sang » le prix des civils tués au Liban, quelques jours après la mort d'une dizaine d'entre eux, dont des enfants, dans des frappes. La formation répète qu'elle n'arrêtera ses attaques contre Israël qu'avec un cessez-le-feu à Gaza. Mais le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a récemment averti qu'une éventuelle trêve à Gaza n'entamerait pas « l'objectif » d'Israël de repousser le Hezbollah de sa frontière nord, par la force ou la diplomatie.

Le Hezbollah a annoncé dimanche avoir lancé des dizaines de roquettes sur une localité du nord d'Israël après des frappes la veille ayant fait cinq morts, dont trois membres du parti.Les échanges de tirs sont quasi-quotidiens entre l'armée israélienne et le parti chiite , allié du Hamas.Le Hezbollah a dit avoir lancé dans la matinée « des dizaines de roquettes de...
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