Une épaisse colonne de fumée s'élevant dans le ciel de Khiam, au Liban-Sud, après d'intenses bombardements israéliens, mercredi 7 février 2024. Rabie Daher/AFP
Un civil a été tué et deux autres ont été blessés mercredi dans un bombardement israélien sur le village de Khiam, dans le sud du Liban, théâtre depuis quatre mois d'échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah. « Un civil a été tué et deux autres ont été blessés dans un raid mené par un drone israélien sur une maison de Khiam », a précisé notre correspondant dans la région Mountasser Abdallah. Des photographes de l'AFP sur place ont vu quatre volutes de fumée s'élever au-dessus du village. Quelques heures plus tard, une deuxième série de frappes a visé le même village, sans toutefois faire de victime, ont affirmé les habitants de Khiam à L'Orient-Le Jour. Deux personnes ont légèrement été blessées par des débris de verre.
Depuis le lendemain de l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza, le Hezbollah bombarde des positions de l'armée israélienne à la frontière, en soutien au mouvement islamiste palestinien. Israël réplique en bombardant des cibles dans le sud du Liban. Mercredi, plusieurs localités frontalières, outre Khiam, ont été la cible de bombardements. Un drone israélien a ainsi frappé une station de pompage d'eau dans le village de Wazzani, au sud de Khiam, à l’aide d’un missile guidé, a déclaré le maire du village à notre correspondant. Les installations de la station ont été gravement endommagées. L’armée israélienne a également bombardé les environs des villages de Tayr Harfa et de Dhaïra, dans le caza de Tyr, ont indiqué à L'Orient-Le Jour des habitants du village. Des avions de chasse israéliens ont tiré deux missiles sur la périphérie de Marwahin (caza de Tyr). Et quatre obus sont tombés sur les environs de Rachaya al-Foukhar (Hasbaya).
De son côté, le Hezbollah a annoncé avoir visé plusieurs positions israéliennes. Le parti chiite a par ailleurs annoncé la mort de deux de ses combattants, Mohammad Assili, originaire du village d'Ansar (caza de Nabatiyé), et Hussein Chams, originaire de Laboué, dans la Békaa. Dans des communiqués, le parti a indiqué qu'ils étaient morts « sur la route de Jérusalem », terme utilisé pour décrire ses combattants tués dans cette guerre. Au total, 184 combattants du Hezbollah ont été jusqu'ici tués au Liban et en Syrie depuis le début, le 8 octobre dernier. Parallèlement, le ministère libanais de la Santé a indiqué que 171 personnes sont mortes depuis le début des combats et jusqu'au 6 février. 771 personnes ont été blessées, dont 146 qui sont actuellement hospitalisées. Selon le ministère, 97 % des blessés sont Libanais, 2 % sont Syriens et 1 % sont Palestiniens. Par ailleurs, 86 665 personnes ont été déplacées de leur domicile.
Par ailleurs, trois combattants du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah et dirigé par le président du Parlement, Nabih Berry, qui avaient été tués lundi dans un bombardement israélien sur le village de Bayt Lif (caza de Bint Jbeil), ont été inhumés mercredi. Des dizaines de personnes se sont ainsi rassemblées sur la place al-Kasam, dans la ville de Tyr, pour participer aux funérailles.
Côté israélien, 15 personnes ont été tuées, selon l'armée. Des dizaines de milliers d'habitants des deux côtés de la frontière ont dû abandonner leurs foyers depuis le début des violences. Lundi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, avait déclaré à son homologue français Stéphane Séjourné que « le temps presse pour trouver une solution diplomatique » dans le sud du Liban. « Israël agira militairement pour ramener les citoyens évacués de leurs maisons » dans le nord du pays si aucune autre issue n'est possible, avait-il ajouté.
Sur le plan politique, l'Assemblée des évêques maronites au Liban, réunie mercredi sous la houlette du patriarche Mgr Béchara Raï, a mis en garde contre les « tentatives internationales et internes visant à imposer un accord » sur la frontière entre le Liban et Israël qui « n'inclut pas de garanties internationales claires ». Les évêques ont ajouté que de telles négociations devraient avoir lieu en présence d'un président libanais, alors que le Liban connaît une vacance présidentielle depuis plus d'un an. De son côté, le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, a souligné que « le Hezbollah ne se retirera pas du sud du Liban et trompe les Américains ». Il a également affirmé qu'il n'était pas possible de faire un troc entre l'application de la résolution internationale 1701 et la présidence du Liban. Selon lui, le président de la République doit représenter l'ensemble du pays et non pas le Hezbollah. « Quiconque envisage une proposition similaire rêve, car il n'y aura ni marchandage ni compromis au détriment du Liban et de sa souveraineté », a-t-il lancé. La mission du pouvoir exécutif est de promouvoir l'intérêt du pays, et non pas « l'axe de la résistance », a ajouté M. Geagea dans un entretien accordé au journal italien Corriere della Sera.


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Le pouvoir exécutif libanais est au service des fossoyeurs de leur pays et ça n’est un secret pour personne. Ils ne cessent de parler de la paix voulue par le Liban mais ne tarissent pas d’éloges sur les provocations commises par ce parti vendu qui les a placé pour plaider sa cause contre l’intérêt de leur pays. Ils pêchent par opportunisme et incompétence et jubilent des titres et des postes usurpés en occultant leur devoir premier qui est de dénoncer le comportement d’un parti armé par un pays étranger qui se sert de leur complicité officiellement affichée pour anéantir notre pays.
10 h 51, le 08 février 2024