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Moyen-Orient - REPORTAGE

« Bienvenue ! » : les Palestiniens accueillent dans la joie les prisonniers libérés

Parallèlement, Israël a arrêté quasiment 3 300 personnes depuis le 7 octobre.

« Bienvenue ! » : les Palestiniens accueillent dans la joie les prisonniers libérés

Un prisonnier palestinien libéré par Israël retrouve sa mère, à Jérusalem-Est, le 28 novembre 2023. Ahmad Gharabli/AFP

« Vous m’avez tellement manqué » : Roba Assi, un immense sourire aux lèvres, tombe dans les bras de ses amies. Après six mois dans une prison israélienne, elle a été libérée en échange d’otages israéliens détenus à Gaza.

« Bienvenue, bienvenue ! » scande la foule qui porte sur ses épaules cette figure du mouvement étudiant en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 56 ans par Israël.

Les parents de la jeune femme de 23 ans aux longs cheveux bruns ne la quittent pas des yeux, encore presque incrédules de la revoir en liberté.

Mardi soir à Ramallah, comme tous les soirs depuis vendredi, dès l’arrivée du bus blanc des prisonniers, c’est l’explosion de joie.

« Je suis vraiment content, j’ai l’impression d’être dans un film, c’est fou, les prisonniers palestiniens sont arrivés en Palestine », dit Mohammad, jeune homme originaire d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, qui ne souhaite pas donner son nom de famille.

« Peuple » du Hamas

Comme des dizaines d’autres Palestiniens, il est venu suivre le bus qui ramène à Ramallah une poignée de prisonniers libérés par Israël, dans le cadre d’un accord de trêve en vigueur depuis le 24 novembre, contre des otages enlevés lors de l’attaque menée le 7 octobre par le mouvement islamiste Hamas.

Selon Israël, 1 200 personnes, surtout des civils, ont été tuées lors de cette attaque au cours de laquelle environ 240 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza.

En représailles, Israël a bombardé sans relâche le territoire jusqu’au début de la trêve, prévue jusqu’à jeudi matin mais qui pourrait être prolongée. Près de 15 000 personnes, dont 6 150 de moins de 18 ans, ont été tuées dans la bande de Gaza, selon le gouvernement du Hamas.

Depuis vendredi, chaque jour, le Hamas et d’autres groupes armés à Gaza relâchent une dizaine de femmes et d’enfants et Israël libère trois fois plus de détenus palestiniens, des femmes et des jeunes de moins de 19 ans. L’accord de trêve a déjà permis la libération de 60 otages israéliens et de 180 Palestiniens.

Mohammad filme avec son téléphone quelques jeunes femmes tout juste libérées qui saluent la foule en souriant depuis le bus, faisant un V de la victoire, chantant et dansant.

Quelques personnes arborent les couleurs de groupes politiques palestiniens : si le mouvement islamiste Hamas est le plus visible, des militants du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche) et du Fateh, du président Mahmoud Abbas, qui dirige des pans de la Cisjordanie, sont également présents.

« Nous sommes le peuple de Mohammad Deif », l’insaisissable chef de la branche armée du Hamas, cauchemar des Israéliens, ou « Bienvenue à nos prisonniers », scande la foule en tapant des mains.

Pour tous, c’est une « victoire » d’avoir forcé Israël à libérer jusqu’ici 180 prisonniers. Mais, note le Club des prisonniers, une ONG palestinienne, Israël a arrêté quasiment 3 300 Palestiniens depuis le 7 octobre. Ils sont aujourd’hui plus de 7 000 dans les prisons israéliennes.

À Ramallah, les libérés du jour pensent surtout à retrouver leurs proches. Certains pleurent dans les bras de leurs parents.

Un Palestinien tué

Mais la foule est moins importante que les jours précédents. Dans la nuit de lundi à mardi, un Palestinien a été tué au passage du bus des prisonniers à Beitunia, une zone industrielle entre la prison israélienne d’Ofer et Ramallah.

Comme tous les soirs, des dizaines de jeunes étaient massés pour accueillir les prisonniers, montant des barricades et brûlant ordures ou pneus face aux soldats israéliens. Ces derniers, voulant « empêcher toute émeute », selon l’armée israélienne, ont « ouvert le feu ». L’armée accuse aussi les jeunes Palestiniens d’avoir « lancé des bombes artisanales et des cocktails Molotov ».

Mardi soir, il y avait de nouveau feux et barricades à Beitunia. Quelques jeunes, dont deux le front ceint de bandeaux de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, ont jeté des pierres en direction de soldats israéliens entrés dans la petite ville.

Installées sur une colline surplombant la prison d’Ofer, des dizaines de personnes attendaient, certains se réchauffant près de feux improvisés. D’autres tournaient en voiture ou à moto, observant tour à tour Israéliens et Palestiniens. Au-dessus de leurs têtes, un drone israélien vole, les suivant dans un curieux jeu du chat et de la souris.

Chloé ROUVEYROLLES-BAZIRE/AFP

« Vous m’avez tellement manqué » : Roba Assi, un immense sourire aux lèvres, tombe dans les bras de ses amies. Après six mois dans une prison israélienne, elle a été libérée en échange d’otages israéliens détenus à Gaza.« Bienvenue, bienvenue ! » scande la foule qui porte sur ses épaules cette figure du mouvement étudiant en Cisjordanie, territoire...

commentaires (1)

POUR CHAQUE GROUPE DE PRISONNIERS PALESTINIENS LIBERES CHAQUE JOUR LES ISRAELIENS EN ARRETENT DE NOUVEAU DIX FOIS PLUS. C,EST DE LA MASCARADE QUE HAMAS A AVALEE ET CRIE VICTOIRE... DIVINE BIEN SUR. NOTRE BARBU N,AYANT PAS LE MONOPOLE.

LA LIBRE EXPRESSION

10 h 35, le 30 novembre 2023

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Commentaires (1)

  • POUR CHAQUE GROUPE DE PRISONNIERS PALESTINIENS LIBERES CHAQUE JOUR LES ISRAELIENS EN ARRETENT DE NOUVEAU DIX FOIS PLUS. C,EST DE LA MASCARADE QUE HAMAS A AVALEE ET CRIE VICTOIRE... DIVINE BIEN SUR. NOTRE BARBU N,AYANT PAS LE MONOPOLE.

    LA LIBRE EXPRESSION

    10 h 35, le 30 novembre 2023

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