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Politique - Fête De L’Indépendance

Joseph Aoun : La troupe face à un « tournant », n’y portez pas atteinte

Joseph Aoun : La troupe face à un « tournant », n’y portez pas atteinte

Le commandant en chef de l’armée Joseph Aoun. Photo d’archives tirée du site officiel de la troupe

À la veille de la 80e commémoration de l’Indépendance du Liban, le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, a salué dans son ordre du jour l’engagement continu de la troupe, malgré les nombreux défis auxquels elle fait face, particulièrement les répercussions sur la scène locale de la guerre menée par Israël à Gaza et la crise qui mine les institutions publiques. Le patron de la troupe en a profité pour indirectement réagir à la polémique sur le sort de l’institution après son départ à la retraite, prévu le 10 janvier.

« Le Liban fait aujourd’hui face à des défis majeurs à tous les niveaux. Ceux-ci laissent des répercussions négatives sur les institutions, dont l’armée. Cette dernière se trouve actuellement à un tournant sensible à l’ombre de tiraillements politiques, alors que l’intérêt national exige de ne pas y porter atteinte, mais de garantir sa pérennité et sa stabilité, et de préserver le moral des militaires », a ainsi tonné le général Aoun. « Nous sommes aujourd’hui confrontés à une situation particulièrement dangereuse : l’ennemi israélien commet les massacres les plus horribles et les plus sanglants contre le peuple palestinien. L’ennemi réitère son agression contre la souveraineté de notre nation et de notre peuple dans les villages et les villes frontaliers au Liban-Sud, en utilisant des bombes prohibées sur le plan international et en poursuivant son occupation du territoire national », a encore souligné le commandant en chef de l’armée. « Face à ces difficultés, nous plaçons tous nos espoirs en vous », a dit le général Aoun à la troupe, saluant son moral à toute épreuve, sa volonté sans faille et sa détermination sans compromis. « Vous faites face à l’ennemi israélien au Sud, où vous travaillez en coordination avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban, et déployez toute votre énergie pour empêcher la détérioration de la situation et les répercussions sur la population des zones frontalières », a-t-il encore souligné, rappelant l’engagement de l’armée dans la lutte contre la contrebande, le trafic de drogue, le crime organisé et l’entrée illégale en territoire libanais de déplacés syriens, à la frontière libano-syrienne.

« Votre fermeté et vos sacrifices font la force des Libanais. Poursuivez l’exercice de votre devoir. Maintenez l’institution militaire mobilisée.

Accrochez-vous à votre mission parce que c’est le salut de notre pays », a conclu Joseph Aoun, invitant la troupe à « ignorer les campagnes qui sèment le doute ».

Ces propos de Joseph Aoun (qui s’est entretenu mardi avec l’ambassadeur du Qatar à Beyrouth, Saoud ben Abdel Rahmane al-Thani) interviennent à l’heure où le patron de la troupe est visé par une campagne menée par le Courant patriotique libre de Gebran Bassil. Une campagne qui s’est aiguisée avec l’éventualité d’un maintien du général Aoun à son poste. Alors que la Constitution interdit à un gouvernement d’expédition des affaires courantes de procéder à une nomination en bonne et due forme d’un nouveau chef de l’armée, l’option de retarder le départ à la retraite du général Aoun est en effet au centre des contacts politiques en cours afin de régler le dossier avant la date butoir du 10 janvier. Cette option est soutenue par plusieurs parties, dont deux formations chrétiennes de l’opposition, à savoir les Kataëb et les Forces libanaises, ainsi que le patriarche maronite, Béchara Raï, qui s’opposent à la désignation d’un nouveau commandant de l’armée avant l’élection d’un président de la République. Les FL ont même présenté, il y a trois semaines, une proposition de loi retardant d’un an le départ à la retraite de tout commandant de l’armée. Sauf que cette option se heurte à une opposition catégorique de Gebran Bassil, dont le ministre de la Défense, Maurice Slim, est proche. Déterminé à tourner la page de Joseph Aoun, un candidat sérieux à la magistrature suprême, M. Bassil propose que l’officier le plus haut gradé (Pierre Saab, grec-catholique) prenne la relève, ou même de nommer un successeur le temps qu’un président soit élu.

À la veille de la 80e commémoration de l’Indépendance du Liban, le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, a salué dans son ordre du jour l’engagement continu de la troupe, malgré les nombreux défis auxquels elle fait face, particulièrement les répercussions sur la scène locale de la guerre menée par Israël à Gaza et la crise qui mine les institutions publiques. Le patron de la troupe en a profité pour indirectement réagir à la polémique sur le sort de l’institution après son départ à la retraite, prévu le 10 janvier. « Le Liban fait aujourd’hui face à des défis majeurs à tous les niveaux. Ceux-ci laissent des répercussions négatives sur les institutions, dont l’armée. Cette dernière se trouve actuellement à un tournant sensible à l’ombre de tiraillements politiques,...
commentaires (2)

On n’aimerait pas être à la place de notre armée gangrenée par des pions, prêts à la disloquer avant d’avoir eu le temps de dire OUF. Le laisser-aller pendant des décennies exercé par tous les politiciens qui se sont succédés ont eu raison de toutes nos institutions et la seule qui reste en apparence debout fait l’objet d’une offensive volontaire et innommable de la part des traitres de notre pour l’achever et mettre à exécution le plan d’anéantissement des vendus simplement pour exister. Ils se reconnaissent et ne tarissent pas de discours pour nous le prouver. Leurs jours sont comptés.

Sissi zayyat

13 h 57, le 23 novembre 2023

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Commentaires (2)

  • On n’aimerait pas être à la place de notre armée gangrenée par des pions, prêts à la disloquer avant d’avoir eu le temps de dire OUF. Le laisser-aller pendant des décennies exercé par tous les politiciens qui se sont succédés ont eu raison de toutes nos institutions et la seule qui reste en apparence debout fait l’objet d’une offensive volontaire et innommable de la part des traitres de notre pour l’achever et mettre à exécution le plan d’anéantissement des vendus simplement pour exister. Ils se reconnaissent et ne tarissent pas de discours pour nous le prouver. Leurs jours sont comptés.

    Sissi zayyat

    13 h 57, le 23 novembre 2023

  • "Déployez toute votre énergie pour empêcher la détérioration de la situation et les répercussions sur la population des zones frontalières". Tel est l’ordre donné par le général Aoun (Joseph, pas l’autre!) à ses troupes. S’agit-il d’une consigne nouvelle? Jusqu’à présent, en effet, à ma connaissance, rien n’a été fait dans ce sens. Je nai guère entendu parler – mais peut-être suis-je un peu dur d’oreille – de batteries de missiles appartenant au Hezbollah saisies ou de miliciens arrêtés.

    Yves Prevost

    08 h 34, le 22 novembre 2023

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