Des informations « crédibles » font état de « violences à large échelle » contre l’ethnie des massalit au Darfour, s’est inquiété mardi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, dénonçant une « escalade » des violences interethniques au Soudan. Ces informations évoquent « des violences qui auraient été commises par des milices arabes entre le 4 et le 6 novembre avec la possible complicité des Forces de soutien rapide (FSR) », paramilitaires en guerre contre l’armée depuis mi-avril, a-t-il ajouté.
Les FSR entendent régner en maître au Darfour, où l’ONU craint un possible nouveau « génocide » après celui mené au début des années 2000 par leurs ancêtres, les Janjawids, pour le compte du dictateur de l’époque Omar el-Béchir. Cette guerre a aussi déplacé plus de six millions de personnes et l’ONU craint une nouvelle vague de déplacés avec l’intensification des combats, notamment au Darfour. La semaine dernière, la coordinatrice humanitaire de l’ONU au Soudan Clémentine Nkweta-Salami avait estimé que les violences au Soudan frôlaient « le mal absolu ».


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