Des flammes s'élèvent depuis un quartier de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, suite à un bombardement israélien. Saïd KHATIB/AFP
Au Liban-Sud, les échanges de tirs restent soutenus : L’armée israélienne a multiplié les bombardements dans les zones des localités de Aïta el-Chaab, Chihine al-Boustan, Jebbine, Hebbariyé, Houla, Kfarchouba, Kfar Remmane, Khiam, Markaba, Naqoura, Oum al-Tout, Ramiyé, Rmeich ou encore Wadi Qatmoun. Une habitation située dans le quartier Abou Laban, à Aïta el-Chaab, a été bombardée pour la 5e fois.
En fin de journée, l’armée israélienne a annoncé avoir ciblé des positions de lancement de roquettes au Liban-Sud et affirmé avoir riposté à des tirs de roquettes effectués depuis le Liban. La compagnie nationale d'électricité israélienne a annoncé qu'un de ses employés avait succombé à ses blessures après avoir été touché dimanche par un tir de missile venu du Liban. L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a indiqué en court de journée que les bombardements avaient fait deux morts, une information que nous n'avons pas encore pu faire confirmer par une autre source.
Le Hezbollah a, lui, annoncé avoir ciblé des forces et positions israéliennes d’infanterie israélienne sur des sites à Dahira, Rahib et Ramtha, ainsi que dans une zone située en face au village frontalier de Yaroun. Le parti chiite a annoncé la mort d’un de ses combattants, le 74e depuis le début des accrochages à la frontière le 9 octobre.
Des journalistes ont enfin échappé de peu à deux roquettes tirées dans leurs directions, et s’en sont sortis avec des blessures.
Mikati parle au Hamas, Netanyahu dans le nord d’Israël : Le Premier ministre sortant libanais Nagib Mikati s'est entretenu au téléphone avec le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyé. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, pour sa part, profité d’une visite aux troupes de l'armée israélienne postées à la frontière entre le nord du pays et le Liban-Sud pour appeler le Hezbollah à ne pas « provoquer » l’État hébreu. Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Herzl Halevi, a enfin déclaré que « la situation sécuritaire ne sera pas négligée au point que les résidents du nord d'Israël ne se sentent pas en sécurité pour rentrer chez eux ».
A Gaza, les combats se poursuivent : le Hamas « a perdu le contrôle à Gaza » et ses combattants « fuient vers le sud », a affirmé en début de soirée le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant. Plus tôt, l’armée israélienne et le Shin Bet ont assuré avoir tué lors d’une frappe aérienne Yaakov Achour, le chef du système antichar des Brigades du Hamas à Khan Younès.
Au moins 11.240 personnes, essentiellement des civils incluant 4.630 enfants, ont été tuées dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. L'attaque du Hamas a fait environ 1.200 morts du côté israélien selon les chiffres officiels israéliens qui font état de 44 soldats tués. Le Hezbollah a de son côté assuré, dans un communiqué, que le nombre total d'Israéliens blessés depuis le début de la guerre s'élève à 1.405 en citant le ministère israélien de la Santé.
Une situation humanitaire de plus en plus dramatique dans l’enclave : Le vice-ministre de la Santé du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, Youssef Abou Rich, a indiqué que tous les hôpitaux du nord du territoire côtier étaient désormais « hors service », faute de carburant nécessaire au fonctionnement des générateurs d'électricité. A l’hôpital al-Chifa, 7 bébés et plusieurs dizaines de patients sont morts. Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué ne plus être en mesure d'envoyer des équipes de secours en raison de l'invasion terrestre israélienne en cours dans la bande de Gaza.
Le patron de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza, Thomas White, a prévenu lundi que les « opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n'étant autorisé à entrer à Gaza ». Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a appelé lundi l'ONU et l'UE à « larguer de l'aide » sur la bande de Gaza pour soutenir les civils pris au piège. Près de 1.000 camions seulement sont entrés dans l’enclave depuis la mi-octobre, ce qui est dérisoire par rapport aux besoins de plus de 2 millions d’habitants qui y résident, dont une majorité fuit les combats.
La « pression internationale » va s'accroître sur Israël : Le chef de la diplomatie israélienne Eli Cohen a estimé que la « pression internationale » allait s'intensifier « vraiment » sur son pays avec la guerre à Gaza d'ici deux ou trois semaines. Hasard du calendrier, le Parlement israélien a adopté un amendement à une loi permettant à Israël de déclarer terroristes des citoyens étrangers même s'ils n'ont pas été désignés comme tels par un organisme autorisé à l'extérieur du pays, rapporte le Haaretz.
Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Janez Lenarcic, a appelé lundi Israël à mettre en œuvre de « véritables » pauses humanitaires
Des dirigeants européens, dont le chancelier allemand Olaf Scholz et les Premiers ministres d'Espagne, du Danemark, de Roumanie et de Malte, ont publié une déclaration commune soutenant le droit d'Israël à se défendre et exhortant le Hamas à libérer les otages israéliens.
Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Stoere, a exhorté lundi Israël à transférer l’intégralité des recettes fiscales dû à l'Autorité palestinienne estimant que ce paiement était « crucial » pour le bien-être de la population palestinienne.
Frappes américaines en Syrie : Les États-Unis ont lancé dimanche des frappes en Syrie « sur des installations dans l'est de la Syrie utilisées par le Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran et des groupes affiliés à l'Iran, en réponse aux attaques continues contre le personnel américain en Irak et en Syrie », a déclaré le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin. Il s'agit de la troisième fois en moins de trois semaines que l'armée américaine prend pour cible des sites en Syrie qu'elle dit liés à l'Iran, qui soutient divers groupes armés accusés par Washington d'être à l'origine d'une recrudescence d'attaques contre ses forces au Proche-Orient. Plus de détails ici
« Huit combattants pro-iraniens ont été tués, dont au moins un Syrien et des Irakiens » dans les frappes dimanche, a précisé lundi matin l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).





Et sur le trajet dit sécuritaire par Israél, nous avons vu à la télévision qu'un Palestinien qui avait emprunté ce trajet avec son fils, pleurait devant la mort de son fils tué par Israél sur ce fameux sentier sécurisé!! De vrais menteurs et assassins!!Et le monde se tait lâchement!!
20 h 04, le 13 novembre 2023