Un responsable de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) dans le camp de Nuseirat, dans la bande de Gaza, le 4 novembre 2023. Photo AFP/MOHAMMED ABED
De hauts responsables onusiens ont appelé à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat » dans la guerre entre Israël et le Hamas, soulignant leur indignation face au bilan des victimes civiles, notamment le nombre « record » de 88 membres du personnel de l'ONU ayant été tués.
« Depuis presque un mois, le monde observe la situation qui se déroule en Israël et dans le Territoire palestinien occupé avec choc et horreur face au nombre grandissant de vies perdues et ravagées », ont écrit dans un rare communiqué communs les chefs de plusieurs agences onusiennes et d'ONG.
Les dirigeants de 18 organisations dont l'Unicef, le Programme alimentaire mondial, l'Organisation mondiale de la santé, le bureau humanitaire de l'ONU (OCHA) ou l'ONG CARE, qualifient de « honte » le bilan des victimes de la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.
Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé lundi que le bilan des bombardements israéliens dans la bande de Gaza avait franchi le seuil des 10.000 morts depuis le 7 octobre.
Plus de 1.400 personnes ont péri en Israël, majoritairement des civils tués le 7 octobre, selon les autorités israéliennes.
A Gaza, « une population entière est assiégée et attaquée, interdite d'accès aux éléments de base pour survivre, bombardée chez elle, dans les abris, les hôpitaux et les lieux de culte. Cela est inacceptable », écrivent les responsables onusiens et humanitaires dans ce communiqué.
« De nombreux travailleurs humanitaires ont été tués depuis le 7 octobre, y compris 88 collègues de l'UNRWA (agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens), le nombre le plus élevé de morts parmi le personnel de l'ONU lors d'un même conflit », ont-ils ajouté.
Le communiqué appelle également le Hamas à libérer les plus de 240 otages enlevés et emmenés dans la bande de Gaza le 7 octobre, et exhorte chaque partie à respecter ses obligations au titre du droit international.
Davantage de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant doit être autorisé à entrer dans la bande de Gaza pour venir en aide à la population, ont ajouté les signataires.
« Nous avons besoin d'un cessez-le-feu humanitaire immédiat. Cela fait 30 jours. Trop c'est trop. Ceci doit cesser maintenant », ont-ils écrit dans le communiqué.


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