Rechercher
Rechercher

Culture - Initiative

Le cinéma pour faire voir et entendre le vécu de la Palestine

Au Liban comme en France, au Brésil ou aux États-Unis, plus de 90 espaces dans le monde accueillent le festival Palestine Cinema Days. 

Le cinéma pour faire voir et entendre le vécu de la Palestine

Une scène de « Gaza Surf Club » de Mickey Yamine et Philip Gnadt. DR

La 10e édition du festival Palestine Cinema Days, organisé par FilmLab Palestine devait se tenir du 24 octobre au 2 novembre dans 5 villes palestiniennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. L’événement a bien évidemment dû être annulé à la suite du déchaînement des violences inouïes de la guerre Israël-Hamas. Mais tenant à « maintenir des espaces où le vécu, les histoires, les vies et les rêves brisés des Palestiniens sont vus et entendus », les organisateurs ont tissé un vaste réseau avec des acteurs culturels basés aux autres coins du monde, assurant ainsi plus de « 90 projections gratuites », à date.

Fondé en 2014, FilmLab Palestine vise à diffuser la culture cinématographique en Palestine et à apporter un soutien technique et artistique aux nouvelles voix du cinéma palestinien. Depuis sa fondation, l’association a créé le festival de cinéma Palestine Cinema Days organisé dans 5 villes de Palestine, sous le slogan « Il est temps de raconter nos histoires ».

« Une plateforme nécessaire à l’heure où l’histoire est déformée », affirment les auteurs de cette initiative qui déplorent, dans leur communiqué, que les « Palestiniens soient déshumanisés, rendus responsables de leur souffrance tandis que la valeur de leur vie est considérée comme inférieure à celle des civils israéliens ». Il est donc apparu nécessaire pour FilmLab Palestine de contribuer à rendre visible le peuple palestinien à travers le cinéma.

Une image tirée de "Stitching Palestine" (La palestine de fil en aiguille) de Carol Mansour. DR

Coïncidant avec la date de la Déclaration Balfour, l’événement qui est lancé le 2 novembre permet d’offrir ainsi « une tribune aux voix palestiniennes censurées et de lutter contre la falsification de l’histoire et la propagande en cours depuis longtemps ».

Parmi elles, 15 projections sont prévues dans 13 villes en France, faisant du pays le premier hôte du festival.

FilmLab Palestine a ainsi proposé à ses partenaires (associations culturelles, tiers lieux, salles de cinéma, acteurs engagés) 8 films documentaires et de fiction évoquant tour à tour :

• La question des prisonniers palestiniens à travers  La Chasse aux fantômes de Raed Andoni, lui-même victime et survivant des geôles israéliennes ;

• Le parcours, les témoignages et les histoires personnelles de 12 femmes palestiniennes à travers le film de Carole Mansour  Stitching Palestine (La Palestine de fil en aiguille) ;

• Le documentaire sur des jeunes pratiquant le surf :  Gaza Surf Club de Mickey Yamine and Philip Gnadt (projeté entre autres lieux le 2 novembre à 18h à Dar el-Nimer, Beyrouth et le 3 novembre à Action for Hope dans la Békaa) ;

• L’histoire de 2 amis pratiquant un sport acrobatique à Gaza, One more jump d’Emanuele Gerosa (projeté le 2 novembre à 20h simultanément à Silk Factory Kobayat et à Abajour Beyrouth) ;

• La reconstitution d’un massacre commis sur une famille palestinienne en 1948 par la Haganah, noyau de l'armée de l’État hébreu, Farha de Darine Sallam ;

• La destruction de la ville de Nazareth par l’armée israélienne en 1948 à travers la fiction d’Elia Suleiman  Le temps qu’il reste  ;

• Le vécu d’une famille gazaouie dans un camp de réfugiés de Gaza soumis à un couvre-feu israélien à travers la fiction Couvre-feu  de Rashid Masharawi ;

. un conte d’amour entre 2 jeunes préadolescents à Gaza sur fond de blocus dans Le conte des 3 diamants de Michel Khleifi (projeté le 2 novembre, 20h, à Metro Madina, Beyrouth).

L'affiche du Festival Palestine Cinema Days 2023. DR

FilmLab Palestine relève que l’accueil réservé à la proposition a été remarquable, ce qui témoigne, selon l'association, de l'intérêt et du soutien d'un grand nombre de sympathisants de la cause palestinienne. À signaler que la France se place au premier rang des pays accueillant des projections.

« La projection de ces films est une occasion pour se rassembler, s’informer et comprendre la situation en Palestine, d’exprimer notre solidarité avec les Palestiniens, de rendre hommage aux milliers de familles tuées par l’armée israélienne et de demander l’arrêt du nettoyage ethnique et du massacre en cours », indique FilmLab Palestine.

L’ensemble des projections est à consulter sur la carte ici


La 10e édition du festival Palestine Cinema Days, organisé par FilmLab Palestine devait se tenir du 24 octobre au 2 novembre dans 5 villes palestiniennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. L’événement a bien évidemment dû être annulé à la suite du déchaînement des violences inouïes de la guerre Israël-Hamas. Mais tenant à « maintenir des espaces où le vécu, les histoires, les vies et les rêves brisés des Palestiniens sont vus et entendus », les organisateurs ont tissé un vaste réseau avec des acteurs culturels basés aux autres coins du monde, assurant ainsi plus de « 90 projections gratuites », à date.Fondé en 2014, FilmLab Palestine vise à diffuser la culture cinématographique en Palestine et à apporter un soutien technique et artistique aux nouvelles voix du cinéma palestinien. Depuis sa...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut