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Moyen-Orient - Climat

Le secteur privé est plus que jamais bienvenu à la COP28, affirme son président émirati


Sultan Al Jaber, le futur président émirati de la COP28 (Ici photographié le 9 août 2023 au Brésil. REUTERS/Ueslei Marcelino/File Photo/File Photo

Le 28e conférence climat des Nations unies doit s'ouvrir au secteur privé « dans des proportions encore jamais vues » pour réussir la transition énergétique mondiale et apporter les milliards de dollars qui manquent, a défendu lundi à Abou Dhabi le futur président émirati de la COP28.

A un mois de la conférence, Sultan Al Jaber a de nouveau pris le contre-pied de ceux qui s'inquiètent de voir les négociations sur la lutte contre le changement climatique entravées par la présence massive d'industries polluantes à l'immense foire économique organisée en marge des négociations. Plus de 70.000 participants, un record, sont attendus à la COP28 du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï.

« L'inclusivité est un principe fondamental de la COP28. Cela inclut l'ouverture au secteur privé dans des proportion encore jamais vues », a déclaré Sultan Al Jaber, également président de la compagnie pétrogazière émiratie Adnoc. Il s'exprimait en ouverture de deux jours de discussions avec environ 70 ministres du monde entier, réunis pour dénouer les points durs des négociations sur le premier bilan mondial de l'accord de Paris. Son objectif le plus ambitieux, limiter le réchauffement à 1,5°C depuis l'ère pré-industrielle, est pour l'instant compromis.

A la COP28, « les décideurs du secteur financier seront avec nous... les personnalités du secteur technologique seront avec nous... les dirigeants de tous les secteurs industriels importants de l'économie mondiale seront avec nous », a défendu Sultan Al Jaber. Ce capitaine de l'industrie des hydrocarbures a, comme d'habitude, rappelé aux pays riches, pollueurs historiques, leur obligation de financer l’adaptation et la transition écologique des pays en développement.

Les pays riches n'ont pas encore honoré leur promesse de fournir 100 milliards de dollars d'aide par an et doivent donner des signaux supplémentaires pour espérer un accord final ambitieux à la COP. Mais quand bien même, cette aide publique reste très loin des besoins, estimées à plusieurs milliers de milliards.

« Nous devons transformer les institutions financières internationales, créer des marchés du carbone et encourager les investissements privés pour transformer les milliards en milliers de milliards », a ajouté Sultan Al Jaber. « C'est ainsi que nous rétablirons la confiance » entre le Nord et le Sud . « Plus de 20 compagnies pétrolières et gazières ont répondu à l'appel de la COP28 pour mettre fin aux émissions de méthane d'ici 2030 », a-t-il encore rappelé comme exemple de mobilisation de l'industrie en parallèle des négociations entre pays. Concernant ces dernières, Sultan Al Jaber a déclaré, allusif : « je sais qu'il y a des opinions bien arrêtées sur l'idée d'inclure » dans l'accord final de la COP28 « une formulation sur les combustibles fossiles et les énergies renouvelables »


Le 28e conférence climat des Nations unies doit s'ouvrir au secteur privé « dans des proportions encore jamais vues » pour réussir la transition énergétique mondiale et apporter les milliards de dollars qui manquent, a défendu lundi à Abou Dhabi le futur président émirati de la COP28.A un mois de la conférence, Sultan Al Jaber a de nouveau pris le contre-pied de...

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