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Moyen-Orient - Repère

Coalition anti-Hamas, Hezbollah, Iran, houthis : ce que Macron a déclaré en Israël et en Cisjordanie

Le président français s'est rendu en Israël, en Cisjordanie occupée, et est désormais en Jordanie.

Coalition anti-Hamas, Hezbollah, Iran, houthis : ce que Macron a déclaré en Israël et en Cisjordanie

Le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre israélien, à Jérusalem, le 24 octobre 2023. Photo Christophe Ena / AFP)

Après les visites du président américain Joe Biden, du chancelier allemand Olaf Scholz ainsi que du Premier ministre britannique Rishi Sunak, c'était au tour du président français Emmanuel Macron de se rendre en Israël ce mardi. Il s'est rendu à Tel Aviv et à Jérusalem, et a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog.

Voici ses principales déclarations.

Après une rencontre bilatérale avec Benjamin Netanyahu, le chef de l'État français a assuré la population israélienne de « la solidarité » et « l'émotion » de la France. « Nos deux pays sont liés par le même deuil », a déclaré Emmanuel Macron, au côté du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors que 30 Français ou franco-israéliens ont été tués dans l'attaque du 7 octobre.

Le président Macron a également déclaré au président Herzog que la France « sera aujourd'hui et demain » aux côtés d'Israël pour « œuvrer en faveur de la paix dans ce pays et dans la région », selon des images retransmises en direct par les médias français. « Il ne faut jamais oublier ce qui s'est passé le 7 octobre », a déclaré le président français. « Nous nous sommes déjà entretenus avec le Premier ministre a-t-il ajouté, assurant que « ces personnes (les victimes du côté israélien) ont été tuées uniquement parce qu'elles sont juives ».

Le chef de l'Etat français a également affirmé que la libération des otages du Hamas est « le premier objectif ».

Il a également proposé que la coalition internationale créée en 2014 sous la houlette des Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak, à laquelle participe la France, « puisse aussi lutter contre le Hamas ». Emmanuel Macron a par ailleurs  appelé l'Iran, puissant soutien du Hamas, et ses alliés régionaux, le Hezbollah et les houthis au Yémen, à « ne pas prendre le risque d'ouvrir de nouveaux fronts ». Emmanuel Macron a dit redouter « une conflagration régionale dont chacun sortirait perdant ».

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Il a également appelé « l'attention de chacun sur les actes de quelques-uns à l'égard de civils palestiniens dont la violence menace de propager le feu à la Cisjordanie aussi ». « La cause palestinienne, elle doit être entendue avec raison (...). Je serai demain avec plusieurs dirigeants de la région pour aussi très concrètement avancer sur l'agenda que nous nous sommes donné », a-t-il déclaré. Il a également plaidé pour  « une relance décisive du processus politique avec les Palestiniens ».

A Ramallah, en Cisjordanie occupée, où il a rencontré mardi soir le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le président français Emmanuel Macron a affirmé que l'attaque du Hamas contre Israël était « aussi une catastrophe pour les Palestiniens » et déclaré que « rien ne saurait justifier les souffrances » des civils de Gaza. M. Macron est le premier dirigeant occidental à se rendre au siège de l'Autorité palestinienne depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien du Hamas.

« Une vie palestinienne vaut une vie française qui vaut une vie israélienne », a déclaré M. Macron aux côtés du président de l'Autorité palestinienne, qui lui a demandé d'oeuvrer à une cessation de l'« agression » d'Israël à Gaza. Le président français a également affirmé que l'avenir des Palestiniens passait par une lutte « sans merci et sans ambiguïté contre le terrorisme », insistant sur la reconnaissance mutuelle des droits d'Israël et des Palestiniens.

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« Il n'y aura pas de paix durable s'il n'y a pas la reconnaissance du droit légitime du peuple palestinien à disposer d'un territoire et d'un Etat. Il n'y aura pas de paix durable s'il n'y a pas la reconnaissance assumée de la part du peuple palestinien et de ses autorités d'un Etat d'Israël et de l'importance de son existence et de sa sécurité », a-t-il dit après une rencontre avec son homologue palestinien.

Emmanuel Macron est arrivé en Jordanie mardi soir. A Amman, il doit évoquer mercredi matin avec le roi de Jordanie, Abdallah II, la réactivation du « processus politique » en vue d'une « solution à deux Etats », palestinien et israélien, visant en paix et en sécurité côte à côte, a précisé la présidence française. L'Elysée a aussi évoqué de possibles entretiens avec d'autres dirigeants de la région, dont le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, non confirmés à ce stade. Emmanuel Macron entend aussi tester auprès des pays de la région sa proposition d'une « coalition » internationale pour « lutter » contre le mouvement islamiste palestinien.

Après les visites du président américain Joe Biden, du chancelier allemand Olaf Scholz ainsi que du Premier ministre britannique Rishi Sunak, c'était au tour du président français Emmanuel Macron de se rendre en Israël ce mardi. Il s'est rendu à Tel Aviv et à Jérusalem, et a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog. Voici ses principales...
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