Des habitants de Gaza dans les décombres de leur quartier, suite à un bombardements. Mahmud HAMS/AFP
Un chef du mouvement islamiste Hamas qui a mené l'attaque sanglante contre Israël le 7 octobre, a été tué par l'armée israélienne, a affirmé samedi un porte-parole militaire. « Un commandant de l'unité +Nukhba+ (« élite » en arabe) du Hamas, qui a mené l'attaque contre les localités israéliennes proches de la bande de Gaza le weekend dernier, a été tué dans une attaque aérienne », a précisé le porte-parole dans un communiqué.
Il a ajouté que l'information sur la mort de ce Palestinien, Ali Qadi, à Gaza, était fondée sur des renseignements recueillis par l'armée et les services de la sécurité intérieure (Shin Beth). Selon le porte-parole, Ali Qadi avait été libéré par les autorités israéliennes dans le cadre de l'échange de détenus consécutifs à la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit enlevé le 25 juin 2006 par le Hamas et relâché le 18 octobre 2011 après cinq ans et demi de captivité dans la bande de Gaza.
Une source au sein du Hamas, interrogée par l'AFP, a refusé de commenter la mort du commandant présenté comme « Ali al-Qadi », et n'a donné aucune information sur son sort. Selon cette source, al-Qadi, 37 ans, est originaire de Ramallah en Cisjordanie, et a été expulsé à Gaza dans le cadre de l'échange de prisonniers palestiniens pour la libération de Gilad Shalit. Le Hamas a également confirmé qu'il était le commandant de l'unité « Nukhba ».
L'attaque sanglante menée par le mouvement islamiste Hamas considéré comme « terroriste » par l'Union européenne et les États-Unis, s'est soldée par la mort de plus de 1.300 israéliens, en grande majorité des civils incluant des femmes, des enfants et des vieillards, et 3.200 blessés, ainsi que 120 civils retenus en otage dans la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes.
Mardi, deux membres du bureau politique du Hamas, Zakaria Mouammar dirigeait la section économique, et Jawad Abou Shamala, qui coordonnait les liens avec les autres factions palestiniennes, en tant que chef du département des relations nationales, ont également été tués par des frappes israéliennes.


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