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Sport - Basket

Un Mondial marqué par l'absence de certaines stars

Giannis Antetokounmpo, Nikola Jokic, Stephen Curry... Le Mondial 2023 s'ouvrira vendredi en Asie une nouvelle fois sans la grande majorité des stars du basket qui ont renoncé, à l'exception de Luka Doncic, préférant pour la plupart se concentrer sur la saison NBA et la perspective des JO 2024.

Un Mondial marqué par l'absence de certaines stars

Le Brésilien Gabriel Galvanini (2e g.) tire pendant le match amical international de basket-ball entre le Brésil et le Venezuela, à Melbourne, le 17 août 2023, avant la Coupe du monde de basket-ball FIBA. William West/AFP

Le constat n'est pas nouveau pour cette compétition calée depuis 2019 juste avant l'échéance olympique, le rendez-vous sur lequel les vedettes mondiales ou nationales reportent leurs objectifs. 

Ainsi, seulement deux des dix meilleurs marqueurs de la saison 2022-23 de la NBA, le championnat nord-américain (Doncic et le Canadien Shai Gilgeous-Alexander), et six des 30, seront sur la ligne de départ à partir de vendredi aux Philippines, en Indonésie et sur l'archipel japonais d'Okinawa.

Si les premiers rôles Américains (Curry, Tatum, Lillard, Harden, etc.) ont l'habitude de décliner l'appel de la bannière étoilée (Durant et James, âgés de 34 et 38 ans, sont, eux, multiples champions olympiques), les principaux joueurs étrangers de la puissante et exigeante NBA manquent aussi à l'appel. 

Pour certains, l'absence s'explique par l'usure d'une longue saison, avant d'en attaquer une autre en octobre, comme le MVP de la finale, remportée en juin avec Denver, le pivot serbe Nikola Jokic.

« Il est physiquement et mentalement épuisé, pas prêt à endosser des responsabilités en ce moment », a déclaré le sélectionneur serbe Svetislav Pesic au sujet de Jokic, qui se repose dans son fief de Sombor auprès de ses chevaux de course.

« Niveau requis »

L'autre homme-clé du titre des Nuggets, le meneur canadien Jamal Murray, a également décliné la sélection, ne s'estimant pas « apte physiquement à être au niveau requis pour la Coupe du monde » après «  une longue et exigeante saison » et un retour d'une grave blessure à un genou à l'automne 2022.

Le Grec Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks) a, lui, été opéré d'un genou début juillet et ne se sent non plus « pas prêt à jouer au niveau » requis au Mondial. Renoncer était « la seule option pour m’assurer de revenir au niveau de basket pour lequel j’ai travaillé si dur », a ajouté le « Greek Freak », se disant « extrêmement déçu ».

La Lituanie sera, elle, privée de son pivot vedette Domantas Sabonis (Sacramento Kings), touché à un pouce, et sa voisine lettone devra faire sans son intérieur star Kristaps Porzingis, en délicatesse avec un pied et dont le forfait a été acté en accord avec sa nouvelle franchise, les Boston Celtics.

Enjeux NBA

Au-delà des blessures ou de la fatigue physique et mentale, la Coupe du monde de toute façon ne pèse souvent pas bien lourd face aux enjeux d'une carrière NBA, « priorité » clairement avancée par la star japonaise Rui Hachimura, qui vient de signer un premier gros contrat avec les Lakers.

Lui n'a pas encore foulé les parquets du championnat nord-américain, mais le Français Victor Wembanyama, choisi en première position en juin par les San Antonio Spurs, a mis en avant un « sacrifice nécessaire » en renonçant au Mondial. 

La sensation du basket français veut se donner le temps de se préparer à ses débuts en NBA, de se remettre d'un début d'été mouvementé, entre la fin de saison en France et l'effervescence de la draft, afin de mieux revenir à domicile à Paris pour les Jeux de 2024.

Quelques gros bras à forts salaires ont tout de même répondu aux sirènes de leur sélection et de la Coupe du monde. 

Luka Doncic, des Dallas Mavericks, veut mener la Slovénie à une première médaille mondiale. Le podium sera plus difficile à atteindre en revanche pour l'intérieur finlandais du Utah Jazz, Laurie Markannen, et pour Karl-Anthony Towns, intérieur de la République dominicaine et des Minnesota Timberwolves.

Son coéquipier aux États-Unis Rudy Gobert, après avoir hésité, a décidé lui aussi de répondre à l'appel, avec l'espoir d'aller chercher un premier titre mondial avec la France.

Le constat n'est pas nouveau pour cette compétition calée depuis 2019 juste avant l'échéance olympique, le rendez-vous sur lequel les vedettes mondiales ou nationales reportent leurs objectifs. 

Ainsi, seulement deux des dix meilleurs marqueurs de la saison 2022-23 de la NBA, le championnat nord-américain (Doncic et le Canadien Shai...

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