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Manifestations à Soueida, ville à majorité druze, après la hausse des prix des carburants en Syrie

Manifestations à Soueida, ville à majorité druze, après la hausse des prix des carburants en Syrie

Le président syrien Bachar el-Assad lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre irakien à Damas, le 16 juillet dernier. Louai Beshara/AFP

Des centaines de manifestants ont brûlé des pneus, bloqué des routes et scandé des slogans antigouvernementaux dans la ville syrienne de Soueida, à majorité druze, pour protester contre la détérioration des conditions économiques et la hausse des prix de l’essence, dans le cadre d’une dissidence ouverte assez rare dans les zones contrôlées par le régime au pouvoir. Les médias officiels n’ont pas mentionné les manifestations.

Les protestataires se sont rassemblés près de l’une des places principales de la ville et ont appelé au renversement du président Bachar el-Assad, selon des témoins, faisant ainsi écho aux chants des manifestations prodémocratiques de 2011 qui avaient été violemment écrasées par les forces de sécurité et avaient déclenché un conflit de longue durée.

« Vive la Syrie, à bas Bachar el-Assad ! » scandait la foule près du quartier général de la police et du bureau du gouverneur, tandis que les forces de sécurité cherchaient à éviter toute confrontation. Une telle dissidence ouverte est rare dans les zones contrôlées par l’État, même si des manifestations ont éclaté sporadiquement dans cette ville du Sud-Ouest syrien ces dernières années en raison de la détérioration des conditions de vie.

Soueida est restée aux mains du gouvernement et a été largement épargnée par les troubles d’autres régions. De nombreux habitants appartiennent à la minorité druze, qui a longtemps refusé d’être impliquée dans le conflit opposant les rebelles majoritairement sunnites au régime d’Assad. « Nous sommes proches d’un soulèvement, car les gens expriment leur profonde colère face aux décisions du régime syrien et à la hausse du prix de l’essence », déclare Ryan Marouf, militant civique et rédacteur en chef du site d’information local Suwayda 24.

« Ils réclament une vie digne. »

La Syrie est en proie à une profonde crise économique qui a vu sa monnaie plonger au niveau record de 15 500 livres syriennes pour un dollar, mercredi, dans une chute libre qui s’accélère depuis qu’elle valait 47 livres pour un dollar au début du conflit.

Selon le gouvernement, les coupes effectuées dans son programme de subventions, autrefois fastueux, pour alléger le fardeau qui pèse sur les finances publiques du pays frappé par des sanctions ne concernent que les plus riches. Mais de nombreux manifestants estiment que cette mesure a aggravé la situation des Syriens ordinaires qui ont souffert d’une décennie de guerre, et luttent pour se procurer de la nourriture et des produits de base dans un contexte d’inflation galopante et d’érosion des revenus. Pour les autorités syriennes, les sanctions occidentales sont à l’origine de ces difficultés.

Plusieurs manifestations mineures ont eu lieu en juillet dernier pour protester contre la chute des revenus dans les régions côtières, fief des partisans d’Assad. Dans la capitale Damas, les chauffeurs de taxi et les autobus publics ont suivi une seconde journée d’arrêt de travail partiel jeudi, semant le chaos dans les transports. Dans les zones contrôlées par le gouvernement, des militants ont également appelé clandestinement à une grève générale.


Cette information est tirée d’une dépêche Reuters adaptée de l’anglais au français. 

Des centaines de manifestants ont brûlé des pneus, bloqué des routes et scandé des slogans antigouvernementaux dans la ville syrienne de Soueida, à majorité druze, pour protester contre la détérioration des conditions économiques et la hausse des prix de l’essence, dans le cadre d’une dissidence ouverte assez rare dans les zones contrôlées par le régime au pouvoir. Les médias officiels n’ont pas mentionné les manifestations.Les protestataires se sont rassemblés près de l’une des places principales de la ville et ont appelé au renversement du président Bachar el-Assad, selon des témoins, faisant ainsi écho aux chants des manifestations prodémocratiques de 2011 qui avaient été violemment écrasées par les forces de sécurité et avaient déclenché un conflit de longue durée.« Vive la Syrie, à...
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